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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:56

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Banques américaines, 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Les 8 plus grandes banques américaines présentant un risque systémique d’après la liste retenue par la BRI ont un leverage global de 12,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,33 % en amélioration par rapport aux trimestres précédents avec un leverage de 13,0 fin 2014 et 12,13 à la fin du 2° trimestre 2015, Document 1 : Modifier 2015 Q3 Citigroup Wells Fargo Goldman Sachs Bank of America JPMorgan 1 Assets 1 808,36 1 751,27 881 2 153,01 2 417,12 2 Equity 205,63 193,051 87,703 255,905 245,728 3 Preferred st 15,218 22,424 11,2 22,273 26,068 4 Goodwill 22,444 25,684 4,168 69,761 47,405 5 Tangible eq 167,968 144,943 72,335 163,871 174,324 6 Liabilities 1 640,39 1 606,32 808,665 1 989,14 2 242,80 7 Leverage (µ) 9,77 11,08 11,18 12,14 12,87 8 Core Tier 1 (%) 10,24 9,02 8,94 8,24 7,77 Sommes en milliards de dollars. Ce leverage de 12 correspond très exactement à celui qui était préconisé par ce bon vieux Greenspan dans les années 80, connu sous l’expression de ratio Core Tier 1 mais après les turbulences financières des années 2008, il a relevé ses exigences à un leverage inférieur à 10 (le total des dettes ne doit pas dépasser 10 fois le montant des véritables capitaux propres). Document 2 : Modifier 2015 Q3 Morgan Stanley State Street Bk of New York Mellon Total 1 Assets 834,113 247,274 377,371 10 469,51 2 Equity 67,767 21,5 38,17 1 115,45 3 Preferred st 7,52 2,703 2,552 109,958 4 Goodwill 9,652 5,716 17,679 202,509 5 Tangible eq 50,595 13,081 17,939 805,056 6 Liabilities 783,518 234,193 359,432 9 664,45 7 Leverage (µ) 15,49 17,9 20,04 12 8 Core Tier 1 (%) 6,46 5,59 4,99 8,33 Il faudrait augmenter les véritables capitaux propres (c’est-à-dire l’actif net tangible constitué des capitaux propres diminué des actions de préférence et des écarts d’acquisition, sans les minoritaires) de 161 milliards de dollars (ou diminuer le total des dettes de 1 600 milliards !) pour que ces 8 big banks too big to fail respectent les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 selon cette méthode de calcul, le dénominateur étant le total des dettes, c’est-à-dire celui du bilan moins l’actif tangible. Les autorités américaines viennent d’ailleurs d’imposer à ces banques de relever le total de leurs capitaux propres de 120 milliards de dollars, ce qui est proche de mes résultats. Les réglementations lourdes et complexes ne servent à rien. La seule intervention de ce bon vieux Greenspan expliquant une fois encore le principe de base des règles bancaires, à savoir que les banques doivent avoir un total de leurs dettes inférieur à 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres a suffi pour que toute la communauté financière et bancaire américaine s’y aligne, ce qui est loin d’être le cas en France ! Au fil du temps, après de fortes turbulences, ces big banks respectent ces règles, Citigroup étant la plus performante avec un leverage inférieur à 10. Le système bancaire américain fonctionne normalement maintenant. Ce n’est pas le cas dans la zone euro. Par rapport à la fin du 4° trimestre 2014, les capitaux propres réels ont augmenté globalement de 72,5 milliards de dollars pour ces banques mais le total des dettes a augmenté de 112,6 milliards, ce qui constitue des progrès insuffisants. Une remarque importante : les Américains s’inquiètent de la puissance de leurs grandes banques alors que le total des actifs de leurs 8 plus grandes banques représente 53,6 % du PIB annuel des Etats-Unis (18 034 milliards de dollars à la fin du 3° trimestre). A titre de comparaison, le total des actifs de nos 4 Gos banques (qui sont loin de respecter les règles prudentielles d’endettement) représente plus de 3 fois le PIB annuel de la France, celui de la seule BNP-Paribas se monte même au niveau du PIB annuel, ce qui n’inquiète pas les Français ! Tout est simple. Cliquer ici pour lire mon article sur les banques américaines fin 2014. Cliquer ici pour lire mon article sur les banques américaines, fin du 2° trimestre 2015.

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Published by CHEVALLIER
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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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