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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:51

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Leverage réel des banques françaises, 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines, Leverage Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, Document 1 : Modifier 2015 Q3 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 701,10 1 685,70 2 145,42 1 351,80 6 884,02 2 Equity 90,7 81,915 94,788 57,9 325,303 3 Hybrid securities + 8,7 12,013 16,975 16 53,688 4 Goodwill 14,2 7,802 10,913 4,4 37,315 5 Tangible equity 67,8 62,1 66,9 37,5 234,3 6 Liabilities 1 633,30 1 623,60 2 078,52 1 314,30 6 649,72 7 Leverage (µ) 24,1 26,1 31,1 35 28,4 8 Core Tier 1 (%) 4,15 3,82 3,22 2,85 3,52 Sommes en milliard d’euros. Pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan, il faudrait augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 430 milliards d’euros ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 300 milliards ! Pire, le leverage de nos Gos banques s’est globalement légèrement détérioré depuis le trimestre précédent, Document 2 : Modifier 2015 Q2 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 703,00 1 681,00 2 138,51 1 359,50 6 882,00 2 Equity 89,2 73,3 92,078 56,1 310,706 3 Hybrid securities + 8,3 4,1 6,468 14,3 33,191 4 Goodwill 14,2 7,8 11,024 4,4 37,429 5 Tangible equity 66,7 61,4 74,586 37,4 240,086 6 Liabilities 1 636,30 1 619,60 2 063,92 1 322,10 6 641,91 7 Leverage (µ) 24,5 26,4 27,7 35,4 27,7 8 Core Tier 1 (%) 4,08 3,79 3,61 2,83 3,61 Après les banksters de BNP, ce sont les péquenots du Crédit Agricole qui ont été amendés… aux Etats-Unis mais jamais en France, évidemment. Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB annuel de la France (2 192 milliards d’euros). Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire. Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Tier 1 supérieur à 10 %. Les 8 plus grandes banques des Etats-Unis ont globalement un leverage de 12,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 8,33 % répondant aux exigences de la BRI dans les années 80. Document 3 : Modifier 2015 Q3 Citigroup Wells Fargo Goldman Sachs Bank of America JPMorgan 1 Assets 1 808,36 1 751,27 881 2 153,01 2 417,12 2 Equity 205,63 193,051 87,703 255,905 245,728 3 Preferred st 15,218 22,424 11,2 22,273 26,068 4 Goodwill 22,444 25,684 4,168 69,761 47,405 5 Tangible eq 167,968 144,943 72,335 163,871 174,324 6 Liabilities 1 640,39 1 606,32 808,665 1 989,14 2 242,80 7 Leverage (µ) 9,77 11,08 11,18 12,14 12,87 8 Core Tier 1 (%) 10,24 9,02 8,94 8,24 7,77 Le total de leur bilan représente moins de 60 % du PIB annuel américain. Document 4 : Modifier 2015 Q3 Morgan Stanley State Street Bk of New York Mellon Total 1 Assets 834,113 247,274 377,371 10 469,51 2 Equity 67,767 21,5 38,17 1 115,45 3 Preferred st 7,52 2,703 2,552 109,958 4 Goodwill 9,652 5,716 17,679 202,509 5 Tangible eq 50,595 13,081 17,939 805,056 6 Liabilities 783,518 234,193 359,432 9 664,45 7 Leverage (µ) 15,49 17,9 20,04 12 8 Core Tier 1 (%) 6,46 5,59 4,99 8,33 Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire. Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux. Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV). Je ne fais que reprendre leurs idées. Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire, le marché interbancaire ne fonctionne plus, la crise rampante perdure, le désordre allant croissant. Tout est simple.

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Published by CHEVALLIER
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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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