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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 15:20

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Deutsche Bank 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage Deutsche Bank est l’une des pires big banks too big to fail (médaille d’argent après les mécanos de la Générale médaille d’or mais avant UBS médaille de bronze) et d’après ses derniers résultats publiés, aucune amélioration n’est observable depuis un an : le leverage réel est de 32,4 fin 2015 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 3,1 %… Document 1 : Modifier Deutsche Bank 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 708,70 1 955,47 1 694,18 1 719,37 1 626,00 2 Equity 68,351 72,979 70,762 63,745 60,976 3 Deductions 2,705 4,67 3,162 2,344 2,247 4 Goodwill 14,951 15,802 15,688 9,932 10,078 5 Tangible eq 50,695 52,507 51,912 51,469 48,651 6 Liabilities 1 658,01 1 902,96 1 642,26 1 667,91 1 577,35 7 Leverage (µ) 32,7 36,2 31,6 32,4 32,4 8 Core Tier 1 (%) 3,1 2,8 3,2 3,1 3,1 Sommes en milliards d’euros (les données sont en concordance avec la directive CRD IV). … ce qui montre une fois de plus la justesse que ce que j’ai écrit depuis plusieurs années, à savoir d’abord que ces big banks européennes sont dans une situation qui risque de créer de très graves problèmes au-delà de leur périmètre, c’est-à-dire que ce sont des banques à véritables risques systémiques, ensuite que les journaleux et autres bonimenteurs que sont les professionnels de l’analyse financière sont de parfaits idiots a priori inutiles voire nuisibles mais qui deviennent miraculeusement utiles pour les investisseurs avisés car aucun d’entre eux n’a jamais repris jusqu’à présent les analyses fondamentales qui s’imposent, basées sur les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Alan Greenspan, Document 2 : Les pertes de 6,8 milliards d’euros en 2015 ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Un rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 ! Document 3 : Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de… 99 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de… 1 090 milliards pour respecter les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir le ratio Core Tier 1 de 10 % sans pondérer les actifs ! Document 4 : John Cryan, le patron de la banque depuis juin dernier, a déclaré qu’il allait diminuer le total des dettes par cession d’actifs (ce qui s’est déjà traduit par une diminution de 90 milliards d’euros de dettes par rapport au trimestre précédent !) et augmenter les capitaux propres en restaurant des bénéfices sans les distribuer aux actionnaires mais sans donner de chiffres prévisionnels. Document 5 : La capitalisation boursière de Deutsche Bank est tombée à un plus bas à moins de 18 milliards d’euros le 9 février (moins que celle de Beiersdorf qui commercialise la crème Nivea !), largement inférieure à son actif tangible (48,6 milliards), ce qui était considéré lors de la grande crise en 2009 comme le plancher objectif de toute banque en danger : sa valeur à la casse, Document 6 : Comme je l’ai déjà écrit : Plus que jamais, il est donc indispensable de revenir aux fondamentaux, à savoir, comme je le répète toujours, le leverage réel tel que l’a défini ce bon vieux Greenspan avec le ratio réel Core Tier 1 non pondéré des actifs (!) qui devait être supérieur à 8 % dans les années 80 et qui est ici loin de respecter les règles prudentielles d’endettement (qu’Alan Greenspan avait relevées à 10 % au minimum après les turbulences financières de 2008). Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, sans pondérer les actifs comme le préconisent ce bon vieux Greenspan, la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la directive européenne (la Capital Requirements Directive IV de la Capital Requirements Regulation CRR/CRD IV de la Commission Européenne) rapporté au reste du bilan qui n’est constitué par définition que de dettes. L’€ crise est donc aggravée par la situation catastrophique de ces big banks too big to fail qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Les euro-zonards étaient inconscients des risques de tsunami bancaire… mais ce qui vient de se passer au cours de ces dernières semaines commence à leur faire prendre conscience des risques de tsunamis bancaires, que ce soit dans ces cochons de pays du Club Med ou dans la vertueuse Germanie. En effet, le Grand Satan, maintenant redevenu sain et solide, a décidé de porter l’estocade contre son grand rival de la vieille Europe continentale, et c’est la déroute. Deutsche Bank a été dans le passé récent la pire des banques dans le cadre de la liste des 28 banques présentant un risque systémique dans le monde (Global list of Systemically Important Banks (G-SIBs) mais elle reste encore battue par les mécanos de la Générale qui restent glorieusement les pires du monde ! Cliquer ici pour lire les derniers résultats trimestriels communiqués par Deutsche Bank.

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Published by CHEVALLIER
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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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