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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 17:34

en ligne sur mon site chevallier.biz

~~Leverage des big banks : USA / Europe (4° trimestre 2015) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines, Leverage Des tableaux de chiffres, c’est bien, c’est clair, précis, complet mais ça demande un certain effort pour les interpréter alors que des graphiques permettent de voir d’une façon évidente certains aspects importants du sujet traité et finalement de mieux les comprendre… Ainsi en est-il du multiple d’endettement des big banks too big to fail, le leverage qui montre clairement que pour la plupart, les big banks américaines (… c’est-à-dire des Etats-Unis) respectent les règles prudentielles édictées dans les années 80 par ce bon vieux Greenspan, à savoir que le total de leurs dettes ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant de leurs capitaux propres… Document 1 : … règle plus connue sous l’expression de ratio Core Tier 1 (d’origine, l’inverse du leverage en pourcentage) qui doit être supérieur à 8 %, Document 2 : Seules les (relativement petites) banques américaines State Street et Bank of New York Mellon sont loin de respecter ces règles prudentielles d’endettement. Les autres banques américaines ont un leverage acceptable, seule Citigroup se détachant du lot en respectant les nouvelles règles édictées par ce bon vieux Greenspan après les turbulences financières des années 2008, à savoir un leverage inférieur à 10. Document 3 : Modifier Rank Banks 2015 Q4 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1 1 Citigroup 1 565,14 166,072 9,42 10,61 2 Goldman Sachs 790,015 71,38 11,07 9,04 3 Wells Fargo 1 642,24 145,389 11,3 8,85 4 Bank of America 1 980,15 164,171 12,06 8,29 5 JP Morgan Chase 2 177,52 174,18 12,5 8 6 Morgan Stanley 737,407 50,578 14,58 6,86 7 Credit Suisse 781,231 39,574 19,74 5,07 8 Bk New York Mellon 375,853 17,867 21,04 4,75 9 State Street 267,172 12,304 21,71 4,61 10 Crédit Agricole Group 1 629,20 69,7 23,37 4,28 11 BPCE Natixis 1 603,54 63,3 25,33 3,95 12 BNP Paribas 1 925,29 68,9 27,94 3,58 13 UBS 912,775 30,044 30,38 3,29 14 Deutsche Bank 1 577,35 48,651 32,42 3,08 15 Société Générale 1 296 39 33,3 3 Les banques européennes sont loin d’être fiables, en particulier les Gos banques françaises, les mécanos de la Générale étant les plusses pires ! Bravo les artistes ! Seul Tidjane Thiam (X, Mines, INSEAD), le nouveau patron de Crédit Suisse depuis juin 2015, un noir franco-ivoirien trop noir (et trop compétent) pour la nomenklatura franchouillarde bancaire, est manifestement conscient qu’il faut impérativement restaurer les fondamentaux c’est-à-dire diminuer le multiple d’endettement, en restructurant les activités pour augmenter les bénéfices, en recourant à une augmentation de capital (6 milliards de francs en octobre dernier) et en utilisant au besoin d’autres solutions… Les résultats obtenus sont déjà remarquables ! Par ailleurs, il faut préciser pour les idiots inutiles voire nuisibles qui critiquent mes travaux, que la comparaison entre les banques européennes et américaine est fiable car, s’il y a des différences entre les règles comptables des deux côtés de l’Atlantique, elles sont finalement négligeables… En effet, ces idiots qui prétendent que les banques européennes comptabilisent selon les règles IFRS les produits dérivés, ce qui gonfle leurs bilans alors qu’il n’en est pas de même aux Etats-Unis, se couvrent de ridicule car, quel que soit le système comptable, seules doivent être enregistrées les opérations qui ont eu effectivement lieu au cours de l’exercice. C’est là un principe comptable universel appliqué en IFRS comme aux Etats-Unis et ailleurs. Comme les produits dérivés sont des engagements à terme non réalisés, ils ne doivent donc pas être comptabilisés dans le bilan, mais hors bilan. Ils portent généralement sur des montants considérables : de l’ordre de plus de 10 fois le total du bilan des banques, mais, à terme, une fois les sous-jacents levés, les gains et les pertes comptabilisés sont très faibles du moins si ces opérations ont été effectuées correctement. Bien entendu, les Gos banquiers français refusent de présenter ces problèmes bancaires simplement de façon à ce que le bon peuple puisse les comprendre. Ils peuvent alors dire : vous voyez, les métiers de la banque sont très compliqués, faites-nous confiance, laissez-vous faire ! Et ça marche ! Le leverage des autres grandes banques présentant un risque systémique d’après la liste retenue par la BRI (Global Systemically Important Banks (G-SIBs) se trouve dans une zone intermédiaire entre celui de Crédit Suisse et celui des mécanos de la Générale. Les chiffres publiés par les banques asiatiques sont peu fiables. Les banques du Royaume plus ou moins Uni sont soit hors normes comme Bank of Scotland, soit, bien que londoniennes, exercent l’essentiel de leur activité à l’étranger comme Standard Chartered et HSBC. Les banques italiennes et espagnoles sont engluées dans des situations dangereuses, ce qui rend non significatifs les leverages de celles qui font partie des G-SIBs. Une fois de plus, tout est simple.

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Published by CHEVALLIER
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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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