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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:20

en ligne sur mon site, chevallier.biz

~~Leverage réel des banques françaises, 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 %, Document 1 : Modifier 2015 Q4 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 698,90 1 666,84 1 994,19 1 334,40 6 694,33 2 Equity 92,9 76,832 96,269 59 325,001 3 Hybrid securities + 9 5,578 17,053 13,1 44,731 4 Goodwill 14,2 7,954 10,316 7 39,47 5 Tangible equity 69,7 63,3 68,9 38,9 240,8 6 Liabilities 1 629,20 1 603,54 1 925,29 1 295,50 6 453,53 7 Leverage (µ) 23,4 25,3 27,9 33,3 26,8 8 Core Tier 1 (%) 4,28 3,95 3,6 3 3,7 Sommes en milliard d’euros. Pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan, il faudrait globalement augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 400 milliards d’euros ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 050 milliards ! Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB annuel de la France (2 200 milliards d’euros). Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire. Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Tier 1 supérieur à 10 %. Les 8 plus grandes banques des Etats-Unis avaient au 3° trimestre globalement un leverage réel de 12,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,33 % répondant aux exigences de la BRI dans les années 80. Le total de leur bilan représente moins de 60 % du PIB annuel américain. Le multiple d’endettement de ces 4 Gos banques ne s’est que peu amélioré d’une année sur l’autre, Document 2 : Modifier 2014 Q4 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 762,80 1 813,70 2 077,76 1 308,17 6 962,43 2 Equity 86,7 74,2 89,41 55,168 305,468 3 Hybrid securities + 8 8,6 6,589 15 38,213 4 Goodwill 14 6,4 10,577 4,331 35,311 5 Tangible equity 64,7 59,2 66,153 35,8 225,853 6 Liabilities 1 698,10 1 754,50 2 011,61 1 272,40 6 736,57 7 Leverage (µ) 26,2 29,6 30,4 35,5 29,8 8 Core Tier 1 (%) 3,8 3,4 3,3 2,81 3,4 Les progrès ne sont intervenus qu’au cours de ce dernier trimestre et que pour BNP et les péquenots du Crédit qui bricole, Document 3 : Modifier 2015 Q3 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 701,10 1 685,70 2 145,42 1 351,80 6 884,02 2 Equity 90,7 81,915 94,788 57,9 325,303 3 Hybrid securities + 8,7 12,013 16,975 16 53,688 4 Goodwill 14,2 7,802 10,913 4,4 37,315 5 Tangible equity 67,8 62,1 66,9 37,5 234,3 6 Liabilities 1 633,30 1 623,60 2 078,52 1 314,30 6 649,72 7 Leverage (µ) 24,1 26,1 31,1 35 28,4 8 Core Tier 1 (%) 4,15 3,82 3,22 2,85 3,52 Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire. Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux. Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV). Je ne fais que reprendre leurs idées. Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire. Le marché interbancaire ne fonctionne plus. La crise rampante perdure, le désordre allant croissant. La chute récente des cours des actions a montré que le système bancaire européen est très fragile, vulnérable à toute détérioration des marchés. En fait, la nomenklatura bancaire européenne joue collectivement sa survie en maintenant des cours déconnectés de la réalité. De telles manips, ça marche un temps mais pas tout le temps. Tout est simple.

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Published by CHEVALLIER
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