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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 10:54

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~~SNCF : train de rectificatifs… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France La SNCF, c’est par définition une société, le S de SNCF, avec un seul actionnaire : l’Etat. C’est simple, beaucoup trop simple pour la nomenklatura énarchique qui a pondu des ZEPICs. Les comptes de l’EPIC SNCF Mobilités que j’ai repris dans mon article précédent ne sont pas les bons. Un correctif s’impose, mais il ne change rien pour l’essentiel… Le chiffre d’affaires est de 29 milliards d’euros, en concordance avec d’autres données publiées, Document 1 : Une petite remarque : les dépréciations d’actifs de 2,7 milliards d’euros auraient dû être enregistrées après le résultat financier dans le résultat exceptionnel, ce qui est erreur qui ne change rien au résultat mais qui dénote un certain manque de connaissances comptables de base. Le passif fait apparaitre des capitaux propres en diminution à hauteur de 4,324 milliards d’euros, Document 2 : Là aussi, la mention Total du passif et des capitaux propres dénote un certain manque de connaissances comptables de base qui ne fait pas sérieux. L’actif révèle la présence de 2,571 milliards d’euros d’écarts d’acquisition… Document 3 : … qui viennent en déduction du montant des capitaux propres pour constituer un actif tangible de 1,757 milliard… qui doit être consolidé avec les 11,630milliards de capitaux propres négatifs de l’EPIC SNCF Réseau, ce qui fait logiquement 10 milliards de capitaux propres négatifs pour l’EPIC SNCF tout court, c’est-à-dire pour le groupe SNCF tout compris dont les résultats ne sont pas encore publiés ! 10 milliards d’euros de pertes : c’est rien car ce ne sont que des pertes comptables disent les dirigeants de la SNCF ! Et ça marche ! Les Français sont des veaux disait de Gaulle. Cliquer ici pour voir le bon rapport de l’EPIC SNCF Mobilités.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 18:44

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~~SNCF : décryptage et incohérences de ses contes Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France Deutsche Bahn publie normalement ses comptes en respectant les règles comptables. Ils font apparaitre 13,4 milliards d’euros de capitaux propres (dont une bonne partie est constituée de bénéfices accumulés) et 28 milliards de dettes à long terme, ce qui est plus ou moins acceptable, Document 1 : Il n’en est pas de même pour la SNCF qui n’a toujours pas publié normalement ses comptes consolidés car c’est une usine à gaz concoctée par la nomenklatura. La SNCF, c’est maintenant le Groupe SNCF qui se présente sous la forme d’un EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial) SNCF qui comprend deux EPIC : l’EPIC SNCF Mobilités (les trains…) et l’EPIC SNCF Réseau (les chemins de fer sur les quels roulent les trains). L’idée antérieurement développée était bonne : créer une entreprise pour gérer les infrastructures (les chemins de fer) sur lesquelles auraient pu rouler des trains gérés par des sociétés privées ouvrant ainsi à la concurrence ce mode de transport, à l’instar des transports par route. Cependant, une telle solution peut difficilement être mise en œuvre en Europe, principalement pour des raisons historiques car dans chaque pays, c’est toujours une seule compagnie nationale qui a toujours assuré le transport ferroviaire et il est difficile d’imaginer l’arrivée de nouveaux opérateurs dans ce secteur fortement capitalistique où les innovations majeures sont improbables contrairement au téléphone par exemple. Marche arrière donc, la SNCF est censée publier des comptes consolidés respectant les règles comptables en vigueur, dites IFRS puisqu’elle fait appel public à l’épargne en émettant des emprunts obligataires. Le premier problème est qu’elle ne l’a pas fait à ce jour. Ensuite, les informations financières publiées ne sont pas cohérentes… Ainsi par exemple, le Groupe SNCF publie sur son site un chiffre d’affaires de 31 milliards d’euros… Document 2 : … et par ailleurs un chiffre d’affaires de 6 milliards pour l’EPIC SNCF Réseau… Document 3 : … et de 18 milliards pour l’EPIC SNCF Mobilités, Document 4 Plus de 6 milliards d’euros sont un peu perdus quelque part ! Une paille. Pire, dans le chiffre d’affaires de 6 milliards pour l’EPIC SNCF Réseau sont compris 3,7 milliards payés à l’EPIC SNCF Mobilités selon les chiffres publiés par l’EPIC SNCF ! Pire encore : inversement, l’EPIC SNCF Mobilités comptabilise 2,6 milliards d’euros payés à l’EPIC SNCF Réseau pour des travaux de maintenance ! Document 5 : Petite remarque au passage : les clients de l’EPIC SNCF ne paient que la moitié de ce qu’ils devraient payer car les AO (les Autorités Organisatrices, c’est-à-dire les régions) qui ne voyagent jamais par le train lui donnent généreusement 4,5 milliards d’euros. Par ailleurs, il est étonnant que l’essentiel des 12 milliards de dépréciations de l’EPIC SNCF soient logés dans le passif de l’EPIC SNCF Réseau… Document 6 : … alors que l’EPIC SNCF Mobilités n’enregistrerait que les 2 milliards de pertes sur le résultat, Document 7 : Petite perle : les 8,6 milliards d’euros de subventions sont comptabilisés dans les capitaux propres ! Pour terminer, cliquer ici pour lire mon étude sur les contes de la SNCF en 2007 qui est encore en lige sur mon site, Cliquer ici pour voir les contes de l’EPIC SNCF Réseau, Cliquer ici pour voir les contes de l’EPIC SNCF Mobilité, Cliquer ici pour voir les contes de l’EPIC SNCF, Cliquer ici pour voir les informations financières de Deutsche Bahn. Je remercie le lecteur de mon site qui m’a donné les liens pour les résultats des deux EPIC !

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 16:03

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~~SNCF : en train… de faire faillite ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France La SNCF est en train… de faire faillite : elle enregistre 12,324 milliards d’euros de pertes sur des dépréciations d’actifs sur l’exercice 2015 pour 377 millions de bénéfices et 6,275 milliards de capitaux propres fin 2014… … mais elle affiche 5,615 milliards de capitaux propres fin 2015 !!! C’est soit un miracle, soit une arnaque. SNCF est une usine à gaz de la nomenklatura qui a déjà fait le même coup quelques années auparavant, la droite étant alors au pouvoir, en camouflant ses capitaux propres négatifs à la mi-août, lors d’une première application des règles comptables IFRS. Ses dirigeants actuels ont encore été obligés de tenir compte de nouvelles règles comptables les obligeant à déprécier des actifs précédemment surévalués, ce qui produit une bonne douzaine de milliards d’euros de capitaux propres négatifs, donc la faillite inévitable, à moins qu’un investisseur soit assez fou pour la recapitaliser à hauteur de plus d’une douzaine de milliards d’euros, ce qui est fortement improbable. La nomenklatura actuellement au pouvoir reprend exactement le même argumentaire que précédemment : ce ne sont que des pertes purement comptables, la SNCF est une très grande réussite que le monde entier nous envie, et ça marche auprès des Français ! L’URSS que tout le monde disait éternelle s’est quand même écroulée un jour sous le poids de ses dettes et de ses pseudo-entreprises publiques non rentables. Il en sera de même un jour pour la France, rien ne presse… Cliquer ici pour voir les contes de la SNCF qui ne publie pas ses comptes alors que, en tant qu’émetteur d’obligations, elle devrait le faire dans les règles. Par ailleurs, les capitaux propres de toute entreprise doivent être de véritables capitaux apportés par des investisseurs ayant gagné cet argent et non pas des capitaux provenant d’emprunts, car ce sont alors des dettes, évidemment. Dans ces conditions, l’Etat qui n’a pas de sous mais 1 600 milliards de dettes négociables, ne peut pas apporter de capitaux propres à la SNCF. Seuls des investisseurs privés ayant ces capitaux devraient pouvoir le faire, or, comme aucun ne le fera, la SNCF devrait être déclarée en faillite… A ma connaissance, personne n’a encore réagi. Tout va bien.

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 16:20

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~~Fed : les faucons et les vrais, les idiots, l’inflation, l’Amérique d’abord Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe Les membres du FOMC n’ont pas augmenté le taux de base de la Fed le 16 mars (comme le réclamaient les faucons) car ils prétendent que l’inflation est faible et qu’elle n’a pas atteint les 2 % qui sont maintenant son objectif alors que le CPI:LFESL était déjà en forte hausse à 2,34 % en février ! Document 1 : … et même à 2,61 % sur les 6 derniers mois (en taux annualisé), Document 2 : Certes, la Fed prend en considération le PCE:PILFE mais les deux indices évoluent de la même façon, Document 3 : En fait, les membres du FOMC n’ont pas voulu augmenter leur taux de base car cela aurait accentué les difficultés des entreprises américaines exportatrices comme cela vient de se produire dans le passé récent avec la hausse du dollar (US$). L’équivalent d’une dévaluation stimule effectivement généralement l’activité économique. Inversement, un dollar faible renforce l’euro, à la grande satisfaction de la nomenklatura euro-zonarde qui ne comprend jamais rien à rien, mais affaiblit l’activité économique dans la vieille Europe continentale, ce qui a l’avantage paradoxal de freiner marginalement la croissance des Etats-Unis. En effet, d’après des études de la Fed, le ralentissement de la croissance dans le monde, en Chine, au Japon, en Europe et dans les pays dits émergents est équivalent à un relèvement de 75 points de base du taux de base de la Fed, ce qui l’amènerait dans une bande entre 1,0 et 1,25 %, donc à un niveau proche de la normale. Seuls les bons spéculateurs ont bien compris ce problème : aujourd’hui 17 mars, les rendements du Bund ont repris une forte baisse dans sa tendance lourde et longue baissière, Document 4 : Les faucons de la Fed n’ont pas perdu, les vrais sont ceux qui croient que l’Amérique est au bord du gouffre, les idiots a priori inutiles deviennent une fois de plus utiles. Rares sont les Européens qui reconnaissent que le pire est à venir comme le patron de Deutsche Bank qui avoue qu’il ne sait pas ce que sera 2016. Là encore, les gens de la Fed font tout pour que l’Amérique garde son leadership sur le Monde libre, et ça marche lentement mais surement.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 20:32

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~~Les Marioles de la BCE : les faucons et les vrais… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Les membres de la BCE qui s’opposent à la politique monétaire laxiste de la BCE qui consiste à prêter des centaines de milliards d’euros gratuitement à des banques et à racheter aussi pour des centaines de milliards d’euros des titres plus ou moins fiables (ou plus ou moins pourris) sont couramment qualifiés de faucons par la nomenklatura parce qui les considère comme étant trop rigoristes. Ce sont essentiellement les Allemands de la Buba. Le Mariole de la BCE a osé les ridiculiser publiquement en se moquant d’eux, en disant, en allemand, que ceux qui s’opposent toujours à tout, « nein zu allem », toujours non à tout (à la politique monétaire menée par la BCE) avaient été mis de ce fait en minorité écrasante ! Pourtant, comme leur nom le précise clairement, les faucons sont des animaux très intelligents sous leur apparence calme, ce qui n’est pas le cas des vrais… En effet, la doctrine constante de la Buba est que les banques centrales ne doivent pas avoir de rôle proactif car c’est aux gouvernements d’agir de façon à ce que la croissance puisse atteindre son potentiel optimal. La réussite de l’Allemagne, que ce soit au niveau de ses entreprises, de leurs produits et au niveau macro-économique montre que cette doctrine donne de bons résultats mais la liberté n’est pas en son centre ce qui a donné lieu dans le passé à des catastrophes car un tel type de gouvernance a pu mener à un socialisme nationaliste du fait que le pouvoir politique veut assurer le bien-être du peuple. A l’opposé, les Américains (des Etats-Unis) considèrent que le gouvernement (fédéral) ne doit que fixer les règles du jeu économique pour que les marchés puissent fonctionner librement dans ce cadre et que c’est à la banque centrale de réguler l’activité économique de façon à ce que la croissance du PIB soit proche de son potentiel optimal à terme car des dysfonctionnements peuvent toujours se produire spontanément, en particulier un départ d’inflation difficilement maitrisable par la suite. La réussite des Etats-Unis montre que le libéralisme, et plus précisément le monétarisme, basé donc sur la liberté donne de bons résultats à tous les niveaux, l’Amérique gardant ainsi le leadership sur le Monde libre. Les Marioles de la BCE ont donc montré une fois de plus qu’une démocratie mal conçue peut être la dictature de la majorité et qu’elle peut reposer sur des idées fausses et dangereuses… En effet, cette politique monétaire est censée fournir des centaines de milliards d’euros aux banques de la zone pour qu’elles les prêtent à des investisseurs. Or, d’après les communiqués de la BCE, l’encours des crédits aux entreprises et aux particuliers n’a pas augmenté depuis un an (officiellement de l’ordre de 1 %) alors que la BCE a augmenté ses prêts de 40 milliards d’euros d’une année sur l’autre, soit de près de 10%. Les banques de la zone ont emprunté 632 milliards d’euros à la BCE (à son dernier bilan) qui ne servent donc pas à prêter cet argent à des investisseurs mais à maintenir en survie des banques qui, sans cette bouée de sauvetage, auraient une position nette débitrice vis-à-vis de la BCE, le marché interbancaire ne fonctionnant plus depuis plusieurs années car la confiance ne règne plus entre les banques du fait qu’elles ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Ces banques redéposent en retour ces disponibilités excédentaires auprès de la BCE. L’argent circule entre les banques et la BCE mais pas dans le système productif ! De plus, les Marioles de la BCE ont racheté en un an pour 675 milliards d’euros de titres supplémentaires, ce qui correspond à un apport de liquidités aux banques qui les redéposent en retour auprès de la BCE, ce qui n’a là aussi aucun effet d’entrainement dans le système productif. Pire, ces rachats de titres qui se montent à 1 288 milliards d’euros accentuent le plongeon des rendements des bons des Trésors de la zone, ce qui déstructure totalement l’architecture de ces taux qui est à la base du fonctionnement de tous les marchés. L’épargne n’est pratiquement plus rémunérée, ce qui détruit là encore les bases de la société car depuis toujours, les ménages ont épargné pour constituer un capital et investir ensuite. Les gens, les épargnants, les consommateurs, les citoyens, les électeurs sont déboussolés. Les partis traditionnellement au pouvoir sont très fortement contestés par les partis anti-establishment, ce qui peut conduire au meilleur (ce qui est peu probable) comme au pire. Les Marioles de la BCE augmentent donc le désordre dans la vieille Europe continentale. C’est d’autant plus grave que les marchés, c’est-à-dire les panurgistes qui y interviennent ne comprennent absolument rien à ces problèmes monétaristes comme le montrent les variations aberrantes des cours des actions et des obligations après la réunion des Marioles de la BCE. Et pourtant, tout est simple.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 10:19

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~~L’inversion de la courbe du chômage Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme Pour un Enarque, le chômage, c’est une courbe. Un Enarque ne sera jamais au chômage. Il ne connaitra jamais cette angoisse d’écroulement. A la limite, s’il n’a pas d’affectation un jour, il sera néanmoins toujours payé car c’est un fonctionnaire à vie. Comme les Enarques sont des gens compliqués, la courbe du chômage n’est pas simple : elle a des hauts et des bas qui se succèdent. C’est la raison pour laquelle, les professeurs d’économie de l’ENA ont appris à leurs élèves que ces hauts et ces bas se succédaient sur un certain rythme, c’est-à-dire qu’il y a des cycles. Le successeur de notre histrion ignare a donc dit au début de son quinquennat qu’il suffisait d’attendre que la courbe du chômage baisse, ce qui aurait dû se produire mécaniquement avant la fin de son mandat. Erreur fatale : la courbe du chômage ne s’inverse pas ! Panique ! Que faire ? Le chômage n’est pas une donnée indépendante. C’est une résultante du taux de croissance du PIB. Qu’alors y faire pour faire repartir la croissance du PIB et les emplois ? La première solution, la plus efficace, est de sortir de l’euro-système pour obtenir une dévaluation du franc français par rapport aux autres devises. C’est ce qu’a fait Pompidou en devenant vizir à la place du Grand Vizir, et c’est ce qui a permis de prolonger les 30 glorieuses de quelques années. Le successeur de notre histrion ignare ne prendra évidemment jamais cette décision car tous les membres de la nomenklatura de l’€URSS répètent depuis des décennies que l’euro est le meilleur moyen de doper la croissance dans la zone, donc de créer des zemplois. Deuxième solution : comme l’argent sain est le premier pilier de la croissance pour tous les Reaganomics, il faudrait faire éclater la bulle monétaire en M1 pour rétablir les fondamentaux, c’est-à-dire pour restaurer la croissance du PIB (qui est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre). Le problème est que les Enarques, comme tous les Français, ne comprennent rien au monétarisme car ils n’ont aucune culture en ce domaine. Cette solution ne sera donc jamais retenue. Cependant, il est difficile d’imaginer une solution pour faire éclater la bulle monétaire en M1 même pour un monétariste normalement constitué car il n’y a pas d’antériorité connue. Il est possible que la sortie de l’euro-système conduise à une contraction automatique de M1 dans la mesure où les réajustements indispensables seraient réalisés assez rapidement : ainsi par exemple, les aides dites sociales seraient réduites ainsi que les emplois et les organismes publics inutiles créés pour caser les fidèles de la nomenklatura comme c’est le cas en ce moment en Argentine. La dévaluation de Pompidou a effectivement remis un peu d’ordre dans le désordre issu des concessions accordées en 68 par de Gaulle mais l’hypertrophie actuelle de M1 est a priori sans commune mesure avec ce qu’elle devait être à cette époque pour laquelle il n’existe aucune donnée statistique fiable sur les agrégats monétaires. Troisième solution : baisser massivement le taux des prélèvements obligatoires en particulier en sortant du domaine public les activités qui peuvent être effectuées par des entreprises privées, c’est-à-dire libéraliser l’économie française à l’instar du Tigre celtique ou de ce petit pays encore plus libéral qu’est l’Andorre qui est une oasis de richesse et de prospérité dans le désert pyrénéen. Evidemment, les Français sont très majoritairement contre cette politique libérale qui ne sera donc jamais mise en œuvre. Et pourtant, le libéralisme est la théorie qui, lorsqu’elle est appliquée, permet d’atteindre le potentiel optimal de croissance, donc de richesse pour la nation et pour tous ses habitants comme l’a dit fort justement McRon, le seul homme politique au pouvoir qui ait défendu cette idée… un jour. Les gouvernements qui se succèdent, de droite comme de gauche font exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire : ils augmentent le taux global des prélèvements obligatoires, plus ou moins discrètement. Ainsi par exemple, le taux de TVA intermédiaire de 5,5 % est passé à 7,5 % en 2012 et à 10 % en 2014, les prix du baril de pétrole ont baissé des trois quarts mais les prix à la pompe n’ont que baissé faiblement à cause des taxes qui ont augmenté… De la création monétaire qui aboutit à une hypertrophie d’agrégats, des prélèvements obligatoires considérables, des empilements de dettes, en France, dans la vieille Europe continentale, au Japon, c’est au mieux un avenir sombre.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 19:05

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~~Agrégats monétaires de la zone euro (janvier 2016) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme L’évolution des agrégats monétaires de la zone euro montre que la situation continue à se dégrader fortement… Document 1 : En effet, l’agrégat M1 (qui correspond à l’argent que les Euro-zonards ont sur leurs comptes bancaires et dans leurs portefeuilles) augmente de plus de 10 % d’une année sur l’autre depuis plusieurs mois, Document 2 : Comme le PIB nominal n’augmente que de 1,95 % d’une année sur l’autre… Document 3 : … M1 représente maintenant 63,5 % du PIB annuel contre… 17 % aux Etats-Unis où l’argent y est sain ! Document 4 : Ainsi, ce sont comparativement 5 000 milliards d’euros qui se trouvent indument dans les portefeuilles et surtout dans les comptes courants des Euro-zonards, Document 5 : Une grande partie de cet argent non gagné aurait dû se trouver dans les trésoreries des entreprises, c’est-à-dire en M3-M2, qui n’ont pas augmenté depuis les années 90 en euros courants ! Document 6 : Ces trésoreries des entreprises continuent à être au plus bas comparativement au PIB depuis l’adoption de l’euro, Document 7 : Les agrégats M1 et M3-M2 de la zone euro auraient dû évoluer selon les droites en pointillé, Document 8 : La situation est tellement mauvaise que les malheureux Euro-zonards désépargnent (M2-M1 correspond à l’argent que les Euro-zonards déposent dans les caisses d’épargne) ! Document 9 : Globalement, la masse monétaire M3 continue à augmenter… Document 10 : … sur un rythme trop élevé… Document 11 : … au point de dépasser le PIB annuel, comme avant la dernière grande crise ! Document 12 : Ces données sont effarantes pour tout monétariste normalement constitué. Les malheureux Euro-zonards auront été les victimes de leur manque de culture monétariste. Par contre, les Américains, du moins ceux qui ont le pouvoir et qui ont encore cette culture monétariste qui a été développée par les Reaganomics, auront gagné cette guerre monétariste. Tout est simple.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 09:48

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~~L’€-crise perturbe les plans de la Fed Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Un complément s’impose à mon dernier article à propos de l’incidence de l’€-crise sur l’économie américaine… Sur la base des seules données des Etats-Unis, la croissance aurait dû reprendre à un taux normal après la crise des années 2008 et suivantes grâce à l’abaissement des taux de la Fed au minimum concevable, à savoir légèrement au-dessus de zéro, les rendements des Notes à 2 ans suivant cette trajectoire alors que les rendements des Notes à 10 ans auraient dû rester élevés car ils auraient dû anticiper cette reprise… Document 1 : … leur écart aurait dû continuer à être légèrement inférieur à 200 points de base, ce qui correspond à l’optimum de croissance non inflationniste, tout en cassant les cycles qui étaient auparavant provoqués par la Fed en agissant trop tard aux départs de résurgences d’inflation… Document 2 : … mais l’€-crise a ralenti le processus, ce qui conduit à une croissance américaine logiquement légèrement inférieure à son potentiel optimal mais sans inflation tout en obligeant la Fed à maintenir des taux anormalement bas, ce qui est finalement une configuration très favorable aux Américains, surtout dans la mesure où l’€-crise accentue le désordre dans la vieille Europe continentale, ce qui affaiblit les concurrents des entreprises américaines. Les rendements des Notes à 10 ans sont donc inférieurs à ce qu’ils devraient être en l’absence d’€-crise.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 18:13

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~~EDF : pas au courant des dettes ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France Le directeur financier d’EDF vient de claquer la porte car il estime que les projets de construction de centrales nucléaires au Royaume-Uni (23 milliards d’euros envisagés) risquent de faire monter les dettes à un niveau insoutenable, mais compte tenu de l’état actuel de l’endettement d’EDF : 248,435 milliards d’euros de dettes à long terme (et non pas 37,4 milliards comme cela est reproduit par tous les journaleux) pour 34,749 milliards de capitaux propres (en fait moins 10,236 milliards d’écarts d’acquisition, goodwill en anglais soit 24,513 milliards réellement), pourquoi est-il resté jusqu’à présent ? Document 1 : Un petit rappel de la règle prudentielle d’endettement bien connue du gearing : les dettes à long terme d’une entreprise (en dehors des banques) ne doivent pas dépasser 50 % du montant des capitaux propres. EDF est totalement hors normes, un monstre issu de la pire époque de l’URSS, un pur produit de la nomenklatura franchouillarde qui publie… ses bilans avec un S ! Document 2 : Ce ne sont pas les bénéfices qui vont permettre d’augmenter le montant des capitaux propres, Document 3 : Seul l’Etat français (et des institutionnels amis) est assez fou pour être actionnaire de cette société dont moins de 3 % sont en réalité dans le public. Le cours est passé d’un plus haut de l’ordre de 80 euros à 10 euros, Document 4 : La capitalisation boursière de 19 milliards d’euros est nettement inférieure au montant des capitaux propres. Bravo les artistes ! La nomenklatura franchouillarde est la grande spécialiste des entreprises les plus grosses et les plus endettées, que ce soit pour les Gos banques ou les entreprises historiquement étatiques : Engie est même le plus grand producteur mondial d’électricité après EDF ! Son gearing est moins pire mais hors normes de toute façon, Document 5 : Engie a le mérite de publier des provisions qui respectent les règles comptables, ce que ne fait pas EDF qui n’est évidemment pas sanctionnée… Par contre, Engie ne publie pas son bilan mais un Etat de situation financière (!) assorti d’un… goodwills avec un S ! Document 6 : Il est difficile de comprendre ces gens-là… Et là encore, ce n’est pas avec une perte de 5 milliards d’euros qu’Engie améliorera son gearing, Document 7 : Beaucoup d’entreprises ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, ce qui est grave, surtout pour les Gos banques. Ce qui est encore plus grave est cet empilement de dettes : des banques surendettées prêtent à des entreprises elles-mêmes surendettées ! C’est là un problème particulièrement grave qui inquiète beaucoup la BRI. La Fed vient de durcir les mesures pour restreindre justement ces empilements de dettes. Le surendettement d’entreprises gigantesques inquiète toute personne sensée, les Français étant hors normes… Cliquer ici pour lire le rapport financier d’EDF, Cliquer ici pour lire le rapport financier d’Engie,

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 15:18

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~~Rémission du Bund Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Le Bund a encore été provisoirement sauvé des eaux en cette fin de semaine dernière (finissant le 4 mars), Document 1 : Ce ne sont pas les membres du FOMC qui ont fait remonter ses rendements mais la nomenklatura bancaire euro-zonarde qui a été surprise en ce début d’année par la chute des marchés, et surtout par la baisse des cours des actions des banques de la zone qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Les bons chiffres de l’emploi aux Etats-Unis ont donné un coup de pouce final. Cependant, les tensions sur la zone euro demeurent comme en témoignent les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète qui ont moins remonté que ceux du Bund. Par ailleurs, les rendements du Schatz ont encore battu leur plus bas record le 3 mars, Document 2 : Un petit rappel : la baisse des rendements des bons à 10 ans de référence de la vieille Europe continentale s’inscrit dans une tendance lourde et longue depuis le mois de juillet 2007 car les bons spéculateurs ont compris depuis cette date que la zone euro n’était plus sauvable, Document 3 : Il est intéressant de dessiner les grandes courbes de tendance de l’évolution des rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans car elles montrent clairement l’efficacité de la politique monétaire menée par les gens de la Fed… Document 4 : Il est bien visible qu’ils ont remonté leur taux de base de 2004 à 2006 pour qu’il rejoigne les rendements des Notes à 10 ans, la pentification de la courbe des taux devenue nulle prédisait alors une chute de la croissance, en fait la plus grande crise depuis la Grande Dépression, pour faire éclater la bulle dans l’agrégat monétaire M3-M2. Par la suite, la baisse de ce taux de base de la Fed a permis de faire repartir la croissance aux Etats-Unis sur des fondamentaux restaurés comme le montre l’écart important entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans. Cependant, cette interprétation est trompeuse car la baisse des rendements des Notes à 10 ans depuis 2011 est due à l’€-crise. Ces rendements des Notes à 10 ans auraient dû rester dans la bande des 3 % en considération des données américaines, l’€-crise a provoqué un décalage vers le bas de ces rendements, Document 5 : Ainsi, tous les indicateurs fiables sont bien concordants : la vieille Europe continentale est durablement condamnée à une non-croissance du fait de l’hypertrophie monétaire en M1 comme le Japon l’est mais du fait de l’hypertrophie monétaire en M3-M2. La courbe des taux des bons du Trésor helvète qui ne sont pas soumis aux influences des interventions intempestives de la nomenklatura bancaire euro-zonarde montrent qu’elle est plate et surtout négative jusqu’au 20 ans qui atteint tout juste le 0 %, Document 6 : Une courbe des taux plate, cela se conçoit, mais à des taux à de hauts niveaux pour contrer une croissance trop forte ou pour faire éclater une bulle monétaire, mais une courbe des taux plate avec des niveaux négatifs jusqu’à des échéances proches de 20 ans, c’était impensable, inimaginable, inconcevable avant les turbulences financières de 2008… Il n’y a pas d’antériorité. L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. L’argent est resté sain aux Etats-Unis car le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a fait éclater cette bulle en M3-M2, ce qui a provoqué une crise importante mais la croissance a pu repartir sur de bons fondamentaux, ce qui n’est pas les cas de la vieille Europe continentale qui est ainsi durablement plombée, comme le Japon.

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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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