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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 08:35

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~~€-crise : ça va vite, très vite… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe 29 février 2016 : année bissextile, jour où les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvétique ont encore battu leur plus bas historique en séance… Document 1 : … ainsi que ceux du Schatz, Document 2 : Depuis le 1° janvier, les rendements des bons à 10 ans des Trésors de la vieille Europe chutent magistralement… Document 3 : … ce qui s’inscrit dans cette tendance lourde et longue depuis juillet 2007… Document 4 : … alors que les rendements des Notes à 2 ans poursuivent leur tendance à la hausse, Document 5 : … ce qui confirme en pire ce que j’en ai écrit, à savoir que les gens de la Fed vont remonter leur taux de base et que les Américains sont en train de lâcher le Bund dont les rendements vont plonger en territoire négatif, ce qui était impensable, inimaginable, inconcevable avant les turbulences financières de 2008… Les rendements des Notes à 2 ans remontent tandis que ceux à 10 ans restent à un niveau bas mais encore acceptable en concordance avec l’€-crise… Document 6 : … ce qui conduit à une baisse de l’écart entre les rendements des échéances à 10 ans e à 2 ans annonciatrice de l’accentuation de l’€-crise, Document 7 : Les bons spéculateurs se sont positionnés sur les bons des Trésors, les idiots inutiles ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Tout va bien.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 15:55

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~~Inflation, Fed et stratégie du désordre Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis Les chiffres du PCE qui viennent d’être publiés pour le mois de janvier montrent que l’inflation est déjà fortement repartie aux Etats-Unis, dépassant même ce qui était considéré comme étant la limite supérieure de 1,50 % pour ce qui concerne le PCE:PILFE (Personal Consumption Expenditures: Chain-Type Price Index Less Food and Energy)… Document 1 : … confirmant la hausse du CPI:LFESL (Consumer Price Index for All Urban Consumers: All Items Less Food & Energy) dont les chiffres ont été publiés précédemment, Document 2 : Dans ces conditions, les gens du FOMC seront obligés d’augmenter le taux de base de la Fed lors de leur prochaine réunion pour contrer les tensions inflationnistes, ce qui augmentera le désordre dans la zone euro où l’hypertrophie de la masse monétaire provoque une quasi-déflation qui oblige les Marioles de la BCE à pratiquer des taux négatifs sur les échéances courtes. Document 3 : Autre solution : les Américains pourraient lâcher leur soutien à la zone euro, ce qui provoquerait entre autres la chute des rendements du Bund à l’instar des rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète (qui n’est pas soutenu par les Américains) qui se trouvent en territoire négatif depuis janvier 2015. Des rendements du Bund négatifs, rejoignant ceux du Schatz, avec donc une pentification de la courbe des taux nulle, c’était impensable, inimaginable, inconcevable, c’est de toute façon annonciateur d’une grande crise, d’un €ffondrement, ce qui aura des répercussions dans le monde entier, en particulier aux Etats-Unis, ce qui aura l’avantage de ne pas obliger les membres du FOMC à relever leur taux de base. Ainsi, comme l’économie américaine qui est suffisamment forte pour pouvoir supporter cet €ffondrement, avec en particulier des big banks qui respectent les règles prudentielles d’endettement, continuera à bénéficier de taux bas, d’une croissance proche de son potentiel optimal avec une faible inflation, ce qui serait une solution idéale… pour les Américains ! Tout est simple.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 17:34

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~~Leverage des big banks : USA / Europe (4° trimestre 2015) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines, Leverage Des tableaux de chiffres, c’est bien, c’est clair, précis, complet mais ça demande un certain effort pour les interpréter alors que des graphiques permettent de voir d’une façon évidente certains aspects importants du sujet traité et finalement de mieux les comprendre… Ainsi en est-il du multiple d’endettement des big banks too big to fail, le leverage qui montre clairement que pour la plupart, les big banks américaines (… c’est-à-dire des Etats-Unis) respectent les règles prudentielles édictées dans les années 80 par ce bon vieux Greenspan, à savoir que le total de leurs dettes ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant de leurs capitaux propres… Document 1 : … règle plus connue sous l’expression de ratio Core Tier 1 (d’origine, l’inverse du leverage en pourcentage) qui doit être supérieur à 8 %, Document 2 : Seules les (relativement petites) banques américaines State Street et Bank of New York Mellon sont loin de respecter ces règles prudentielles d’endettement. Les autres banques américaines ont un leverage acceptable, seule Citigroup se détachant du lot en respectant les nouvelles règles édictées par ce bon vieux Greenspan après les turbulences financières des années 2008, à savoir un leverage inférieur à 10. Document 3 : Modifier Rank Banks 2015 Q4 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1 1 Citigroup 1 565,14 166,072 9,42 10,61 2 Goldman Sachs 790,015 71,38 11,07 9,04 3 Wells Fargo 1 642,24 145,389 11,3 8,85 4 Bank of America 1 980,15 164,171 12,06 8,29 5 JP Morgan Chase 2 177,52 174,18 12,5 8 6 Morgan Stanley 737,407 50,578 14,58 6,86 7 Credit Suisse 781,231 39,574 19,74 5,07 8 Bk New York Mellon 375,853 17,867 21,04 4,75 9 State Street 267,172 12,304 21,71 4,61 10 Crédit Agricole Group 1 629,20 69,7 23,37 4,28 11 BPCE Natixis 1 603,54 63,3 25,33 3,95 12 BNP Paribas 1 925,29 68,9 27,94 3,58 13 UBS 912,775 30,044 30,38 3,29 14 Deutsche Bank 1 577,35 48,651 32,42 3,08 15 Société Générale 1 296 39 33,3 3 Les banques européennes sont loin d’être fiables, en particulier les Gos banques françaises, les mécanos de la Générale étant les plusses pires ! Bravo les artistes ! Seul Tidjane Thiam (X, Mines, INSEAD), le nouveau patron de Crédit Suisse depuis juin 2015, un noir franco-ivoirien trop noir (et trop compétent) pour la nomenklatura franchouillarde bancaire, est manifestement conscient qu’il faut impérativement restaurer les fondamentaux c’est-à-dire diminuer le multiple d’endettement, en restructurant les activités pour augmenter les bénéfices, en recourant à une augmentation de capital (6 milliards de francs en octobre dernier) et en utilisant au besoin d’autres solutions… Les résultats obtenus sont déjà remarquables ! Par ailleurs, il faut préciser pour les idiots inutiles voire nuisibles qui critiquent mes travaux, que la comparaison entre les banques européennes et américaine est fiable car, s’il y a des différences entre les règles comptables des deux côtés de l’Atlantique, elles sont finalement négligeables… En effet, ces idiots qui prétendent que les banques européennes comptabilisent selon les règles IFRS les produits dérivés, ce qui gonfle leurs bilans alors qu’il n’en est pas de même aux Etats-Unis, se couvrent de ridicule car, quel que soit le système comptable, seules doivent être enregistrées les opérations qui ont eu effectivement lieu au cours de l’exercice. C’est là un principe comptable universel appliqué en IFRS comme aux Etats-Unis et ailleurs. Comme les produits dérivés sont des engagements à terme non réalisés, ils ne doivent donc pas être comptabilisés dans le bilan, mais hors bilan. Ils portent généralement sur des montants considérables : de l’ordre de plus de 10 fois le total du bilan des banques, mais, à terme, une fois les sous-jacents levés, les gains et les pertes comptabilisés sont très faibles du moins si ces opérations ont été effectuées correctement. Bien entendu, les Gos banquiers français refusent de présenter ces problèmes bancaires simplement de façon à ce que le bon peuple puisse les comprendre. Ils peuvent alors dire : vous voyez, les métiers de la banque sont très compliqués, faites-nous confiance, laissez-vous faire ! Et ça marche ! Le leverage des autres grandes banques présentant un risque systémique d’après la liste retenue par la BRI (Global Systemically Important Banks (G-SIBs) se trouve dans une zone intermédiaire entre celui de Crédit Suisse et celui des mécanos de la Générale. Les chiffres publiés par les banques asiatiques sont peu fiables. Les banques du Royaume plus ou moins Uni sont soit hors normes comme Bank of Scotland, soit, bien que londoniennes, exercent l’essentiel de leur activité à l’étranger comme Standard Chartered et HSBC. Les banques italiennes et espagnoles sont engluées dans des situations dangereuses, ce qui rend non significatifs les leverages de celles qui font partie des G-SIBs. Une fois de plus, tout est simple.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 17:40

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~~State Street Corporation 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage State Street, bien qu’ayant un total de son bilan relativement modeste pour les Etats-Unis, est l’une des 8 banques à risque systémique retenue par la BRI pour ce pays. Elle ne respecte pas les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan avec un leverage réel de 21,7 largement supérieur à la norme (en nette détérioration par rapport au trimestre précédent) correspondant à un véritable ratio Core Tier 1 réel de 4,6 %, Document 1 : Modifier State Street 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 274,119 279,476 294,571 247,274 279,476 2 Equity 21,473 20,819 21,5 21,5 20,67 3 Preferred st 1,47 1,47 2,212 2,703 2,703 4 Goodwill 5,826 5,663 5,729 5,716 5,663 5 Tangible eq 14,177 13,686 13,559 13,081 12,304 6 Liabilities 259,942 265,79 281,012 234,193 267,172 7 Leverage (µ) 18,3 19,4 20,7 17,9 21,7 8 Core Tier 1 (%) 5,5 5,1 4,8 5,6 4,6 Sommes en milliards de dollars. Les capitaux propres de State Street baissent alors que le total des dettes augmente nettement, de 33 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent, ce qui est exactement ce qu’il ne faut pas faire ! State Street est la pire des 8 grandes banques américaines à risque systémique. Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 13 milliards de dollars ou diminuer le total des dettes de 144 milliards pour respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10. Document 2 : Malgré ces mauvais fondamentaux et la baisse récente de son cours, la capitalisation boursière de State Street de 21 milliards de dollars est largement supérieure à ses actifs tangibles, ce qui montre que les marchés ne sont pas inquiets pour cette banque. Cliquer ici pour voir le bilan de cette banque pour ce dernier trimestre.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 17:28

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~~Bank of New York Mellon 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Le total du bilan de Bank of New York Mellon est relativement modeste pour les Etats-Unis mais elle fait partie des 8 banques américaines présentant des risques systémiques d’après la BRI. Son multiple d’endettement est beaucoup trop élevé : avec un leverage réel de 21,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 4,8 %, Document 1 : Modifier Bk of New York Mellon 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 385,303 392,337 396,525 377,371 393,72 2 Equity 37,328 37,328 38,27 38,17 38,037 3 Preferred st 1,562 1,562 2,552 2,552 2,552 4 Goodwill 17,663 17,663 17,807 17,679 17,618 5 Tangible eq 18,103 18,103 17,911 17,939 17,867 6 Liabilities 367,2 374,234 378,614 359,432 375,853 7 Leverage (µ) 20,3 20,7 21,1 20 21 8 Core Tier 1 (%) 4,9 4,8 4,7 5 4,8 Sommes en milliards de dollars. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 18 milliards de dollars ou diminuer le total des dettes de 195 milliards pour que cette banque respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de l’ordre de 10. Document 2 : Avec 38 milliards de dollars de capitalisation boursière, largement supérieure à ses actifs tangibles, les marchés considèrent que Bank of New York Mellon est fiable. Malgré un surendettement de certaines banques, le système bancaire fonctionne normalement aux Etats-Unis : la banque centrale n’est pas obligée de se substituer aux marchés comme dans la zone euro. Evidemment, ce genre d’analyse passe mal auprès des fanatiques anti-banques et anti-américains. Cliquer ici pour voir le communiqué de la banque sur ses derniers résultats financiers.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 17:18

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~~JPMorgan Chase & Co. 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage JPMorgan Chase & Co est la plus grande banque américaine par le total de son actif, équivalent à celui de BNP-Paribas, Document 1 : JPMorgan fait apparaitre clairement le montant des véritables capitaux propres, ce qui permet de calculer les véritables données sur l’endettement comme ce bon vieux Greenspan les a définies : le leverage réel est de 12,50 et le véritable ratio Core Tier 1 de 8,0 % en amélioration par rapport aux trimestres précédents, en concordance avec les exigences de ce bon vieux Greenspan des années 80 mais pas avec leur actualisation, à savoir des chiffres inférieurs à 10, Document 2 : Modifier JPMorgan 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 2 573,13 2 577,15 2 449,60 2 417,12 2 351,70 2 Equity 211,664 214,371 216,287 245,728 247,573 3 Preferred st 20,063 21,493 24,918 26,068 26,068 4 Goodwill 47,647 47,453 47,476 47,405 47,325 5 Tangible eq 165,678 168,66 170,596 174,324 174,18 6 Liabilities 2 407,45 2 408,49 2 279,00 2 242,80 2 177,52 7 Leverage (µ) 14,5 14,28 13,36 12,87 12,5 8 Core Tier 1 (%) 6,9 7 7,49 7,77 8 Sommes en milliards de dollars. Le total des dettes baisse depuis le début de cette année 2015, ce qui est parfait ! Il faudrait augmenter les capitaux propres de 39,6 milliards de dollars (ou diminuer les dettes de… 435 milliards !) pour que JPMorgan respecte les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan. Des mesures énergiques ont été prises pour redresser la situation. La capitalisation boursière de JPMorgan Chase & Co de 209 milliards de dollars, nettement supérieure à ses actifs tangibles, montre que la banque est considérée par les marchés comme fiable. Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 10:00

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~~€ffondremente et taux négatifs Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Tout ce qui était impensable, inimaginable, inconcevable avant les turbulences financières de 2008 peut se produire maintenant ! Jean-Claude Le Tricheur mériterait le prix Nobel pour avoir prononcé cette phrase mais c’est la seule phrase intelligente qu’il aura pu prononcer… Ainsi par exemple, des taux négatifs pour des bons à 10 ans de Trésors de référence étaient impensables, inimaginables, inconcevables car cela ne s’était jamais produit comme en témoigne la série longue des Notes à 10 ans, Document 1 : Or, hier 25 février, les rendements de bons à 10 ans du Trésor helvète ont battu leur plus bas historique à – 0,425 % ! Document 2 : Les petits Suisses ne jouent pas dans la cour des Grands, leurs taux peuvent donc évoluer librement. Il n’en est pas de même pour les rendements du Bund qui auraient dû suivre la même tendance et atteindre le zéro absolu fin mai 2015 mais ils ont alors été sauvés des eaux par les Américains (le 28 avril), Document 3 : Par la suite, ils ont été maintenus en survie au-dessus de la barre critique de 0,50 % jusqu’à la fin de 2015 malgré plusieurs attaques, mais ils ont franchi cette ligne de résistance au début de cette année pour atteindre maintenant la barre hautement critique de 0,15 % déjà atteinte en avril dernier. En effet, si les rendements du Bund tombent sous cette limite, en l’absence de soutien des Américains, ils plongeront alors vers le zéro puis en territoire négatif. Cette baisse des taux n’est pas nouvelle : elle s’inscrit dans une tendance lourde et longue qui a commencé en juillet 2007 lorsque les rendements du Bund ont commencé à diverger par rapport aux rendements des autres bons des Trésors euro-zonards comme je l’ai relevé à de très nombreuses reprises depuis l’automne 2007, Document 4 : La chute des rendements des bons à 10 ans des Trésors s’accompagne évidemment de la chute des rendements des autres échéances, dont celles des 2ans, et de la chute de leur écart. L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans évoluait logiquement vers un amortissement de l’amplitude des cycles voulu par les gens de la Fed, mais l’€ffondrement casse le rythme depuis le début de cette année, ce qui signifie que la croissance américaine en sera ralentie, Document 5 : La structure des rendements de base des Notes est en concordance avec la résurgence de l’€-crise, Document 6 : Pour l’instant, tout va bien car les rendements du Bund ne tombent pas sous leur dernière barre.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:11

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~~Fed, inflation et croissance américaine Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis Le CPI:LFESL (Consumer Price Index for All Urban Consumers: All Items Less Food & Energy), l’indice des prix basé sur un panier de produits de consommation, est déjà au-dessus de la barre critique des 2 % en janvier ce qui devrait inciter le FOMC à continuer à remonter le taux de base de la Fed pour contrer la résurgence d’inflation, Document 1 : Cependant, les gens de la Fed se basent plutôt sur le PCE:PILFE (Personal Consumption Expenditures: Chain-Type Price Index Less Food and Energy) qui est calculé à partir des variations des prix des dépenses effectives de consommation, Document 2 : De toute façon, la croissance est proche de son potentiel optimal aux Etats-Unis, le problème étant que, historiquement, la Fed se doit de ne plus prendre de retard pour contrer les risques inflationnistes. L’objectif d’inflation qui est maintenant officiellement retenu par la Fed est celui d’un taux minimal de 2 %, ce qui est a priori trop élevé, en contradiction avec ce qui était admis auparavant, à savoir un taux compris entre 1,0 et 1,5 % pour éviter les risques déflationnistes et inflationnistes. Ces préoccupations des gens de la Fed sont loin de celles des Marioles de la BCE car les fondamentaux ne sont pas respectés dans la zone euro, ce qui y provoque le plus grand désordre qui va en s’accentuant.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 19:22

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~~Q€ pour les nuls et tsunami bancaire Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage De petits rappels s’imposent avant d’aborder le problème… Au XX° siècle finissant, les systèmes bancaires européens et Nord-américains fonctionnaient normalement car les banques respectaient plus ou moins bien les règles prudentielles d’endettement que ce bon vieux Greenspan avait édictées, à savoir un multiple (le leverage) inférieur à 12,5 (c’est-à-dire que le total des dettes de toute banque ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant de ses capitaux propres), connu aussi sous son inverse en pourcentage, le ratio core Tier 1 qui devait être supérieur à 8 %. Comme beaucoup de banques ne respectaient plus ces règles, le désordre s’est accentué et les autorités américaines ont pris des mesures radicales, en particulier en flinguant pour l’exemple la banque des frères Lehman, ce qui a fait réagir positivement les dirigeants des banques qui respectent maintenant ces règles prudentielles d’endettement. Les marchés bancaires fonctionnent normalement aux Etats-Unis avec donc des fondamentaux rétablis, ce qui permet de restaurer une croissance quasiment normale sans inflation. Il n’en est pas de même en Europe. Les autorités n’ont pas imposé de mesures radicales. Pire : elles ont toujours soutenu l’insoutenable, à savoir des banques qui ne respectent pas ces règles prudentielles d’endettement. Le premier résultat en a été le blocage du marché interbancaire de la zone euro. En effet, avant les turbulences financières de 2008, les banques qui avaient une position nette créditrice (vis-à-vis de leur banque centrale) prêtaient toujours leurs disponibilités aux banques qui avaient une position débitrice. Depuis les turbulences de 2008, comme les dirigeants des banques, connaissant la réalité de la situation, n’ont plus confiance dans les autres banques, les banques qui ont une position nette créditrice refusent donc de prêter leurs disponibilités à celles qui ont une position débitrice. Elles ne prêtent plus qu’à la BCE qui a donc été amenée à prêter ces disponibilités aux banques qui ont une position débitrice, remplaçant ainsi le marché interbancaire qui reste bloqué. Pire : comme beaucoup de banques manquent de disponibilités, les Marioles de la BCE ont décidé de leur prêter des centaines de milliards d’euros supplémentaires à des conditions très avantageuses, officiellement pour qu’elles prêtent cet argent à leurs clients (pour financer leurs investissements), ce qu’elles ne font pas car elles placent en retour ces milliards à la BCE. Autre formulation : la BCE prête des centaines de milliards d’euros à des banques qui les redéposent à la BCE, ce qui correspond à une cavalerie très lourde ! Document 1 : La manip marche tant que les banques déposent à la BCE l’argent reçu de la même BCE, mais ça coince quand trop de banques sont obligées de conserver ces disponibilités pour ne pas sombrer. C’est ce qui se passe toujours lors de périodes de grandes tensions, et c’est ce qui vient de se passer : vendredi dernier, les Marioles de la BCE ont été obligés d’emprunter… 47 milliards d’euros à de généreuses, anonymes et mystérieuses Zadministrations publiques déjà surendettées ! Document 2 : Tout va bien ! Il n’y a pas eu de tsunami bancaire. Du moins pour l’instant. Les tensions sont considérables, comme le plongeon récent des cours des actions, en particulier des banques, le montre clairement. Les autorités des Etats-Unis n’interviennent plus maintenant pour sauver le Bund qui reprend sa baisse vers le zéro absolu de tous les dangers. Il est difficile de prédire ce qui se passera mais de toute façon, le proche avenir est historiquement très sombre.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:03

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~~Goldman Sachs 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Goldman Sachs a récupéré la deuxième marche du podium (après Citigroup mais avant Wells Fargo) des grandes banques américaines (et mondiales) à risque systémique : son leverage réel est de 11,07 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 9,0 % en très légère amélioration par rapport au trimestre précédent, Document 1 : Modifier Goldman Sachs 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 856 865,458 860 881 861,395 2 Equity 82,797 85,127 87,654 87,703 86,728 3 Preferred st 9,2 9,2 11,2 11,2 11,2 4 Goodwill 4,16 4,186 4,166 4,168 4,148 5 Tangible eq 69,437 71,741 72,288 72,335 71,38 6 Liabilities 786,563 793,717 787,712 808,665 790,015 7 Leverage (µ) 11,3 11,1 10,9 11,18 11,07 8 Core Tier 1 (%) 8,8 9 9,2 8,9 9 Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni. Les capitaux propres et le total des dettes baissent (modérément) par rapport aux trimestres précédents. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 6,7 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10. Document 2 : La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage, ce qui est loin d’être le cas pour les banques européennes, Document 3 : Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.

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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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