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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:20

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~~Morgan Stanley 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage A la fin de ce dernier trimestre, le leverage réel Morgan Stanley (qui fait partie des banques mondiales à risque systémique) a nettement baissé par rapport au trimestre précédent à 14,58 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 6,86 %, Document 1 : Modifier Morgan Stanley 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 817,539 829,099 825,253 834,113 787,985 2 Equity 67,55 66,642 67,518 67,767 67,662 3 Preferred st 6,02 7,52 7,52 7,52 7,52 4 Goodwill 9,636 9,657 9,74 9,652 9,564 5 Tangible eq 51,894 49,465 50,258 50,595 50,578 6 Liabilities 765,645 779,634 774,995 783,518 737,407 7 Leverage (µ) 14,75 15,76 15,42 15,49 14,58 8 Core Tier 1 (%) 6,78 6,34 6,48 6,46 6,86 Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus ici pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 21 milliards de dollars pour que Morgan Stanley respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage inférieur à 10. Document 2 : Les dirigeants de Morgan Stanley restructurent les activités de la banque (par cessions d’actifs) pour en augmenter la rentabilité et pour ne pas retomber à l’avenir dans les dérives passées. Cliquer ici pour lire le communiqué de Morgan Stanley sur la publication de ses résultats de ce dernier trimestre.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 21:07

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~~Bank Of America 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage En prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank Of America reste dans les meilleures places du classement des banques mondiales à risque systémique avec un leverage réel de 12,06 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,29 % en très légère amélioration par rapport aux trimestres précédents, Document 1 : Modifier Bank of America 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 2 104,53 2 143,55 2 149,03 2 153,01 2 144,32 2 Equity 243,471 250,188 251,659 255,905 256,205 3 Preferred st 19,309 22,273 22,273 22,273 22,273 4 Goodwill 69,777 69,776 69,775 69,761 69,761 5 Tangible eq 154,385 158,139 159,611 163,871 164,171 6 Liabilities 1 950,15 1 985,41 1 989,42 1 989,14 1 980,15 7 Leverage (µ) 12,63 12,55 12,46 12,14 12,06 8 Core Tier 1 (%) 7,92 7,97 8,02 8,24 8,29 Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, Document 2 : Il faudrait augmenter les capitaux propres de 30,8 milliards de dollars pour que Bank Of America respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan. Document 3 : Bank Of America en a enfin terminé avec l’assainissement de ses comptes, ce qui lui a coûté… 17 milliards de dollars d’amendes en 2014 ! Les bénéfices de 14,4 milliards de dollars correspondent à un ROE annualisé de 8,8 % par rapport à l’actif net tangible, ce qui est satisfaisant. Cliquer ici pour lire le document financier de Bank Of America d’où sont tirés ces chiffres.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:20

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~~Leverage réel des banques françaises, 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 %, Document 1 : Modifier 2015 Q4 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 698,90 1 666,84 1 994,19 1 334,40 6 694,33 2 Equity 92,9 76,832 96,269 59 325,001 3 Hybrid securities + 9 5,578 17,053 13,1 44,731 4 Goodwill 14,2 7,954 10,316 7 39,47 5 Tangible equity 69,7 63,3 68,9 38,9 240,8 6 Liabilities 1 629,20 1 603,54 1 925,29 1 295,50 6 453,53 7 Leverage (µ) 23,4 25,3 27,9 33,3 26,8 8 Core Tier 1 (%) 4,28 3,95 3,6 3 3,7 Sommes en milliard d’euros. Pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan, il faudrait globalement augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 400 milliards d’euros ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 050 milliards ! Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB annuel de la France (2 200 milliards d’euros). Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire. Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Tier 1 supérieur à 10 %. Les 8 plus grandes banques des Etats-Unis avaient au 3° trimestre globalement un leverage réel de 12,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,33 % répondant aux exigences de la BRI dans les années 80. Le total de leur bilan représente moins de 60 % du PIB annuel américain. Le multiple d’endettement de ces 4 Gos banques ne s’est que peu amélioré d’une année sur l’autre, Document 2 : Modifier 2014 Q4 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 762,80 1 813,70 2 077,76 1 308,17 6 962,43 2 Equity 86,7 74,2 89,41 55,168 305,468 3 Hybrid securities + 8 8,6 6,589 15 38,213 4 Goodwill 14 6,4 10,577 4,331 35,311 5 Tangible equity 64,7 59,2 66,153 35,8 225,853 6 Liabilities 1 698,10 1 754,50 2 011,61 1 272,40 6 736,57 7 Leverage (µ) 26,2 29,6 30,4 35,5 29,8 8 Core Tier 1 (%) 3,8 3,4 3,3 2,81 3,4 Les progrès ne sont intervenus qu’au cours de ce dernier trimestre et que pour BNP et les péquenots du Crédit qui bricole, Document 3 : Modifier 2015 Q3 Cdt Agri Group BPCE-Natixis BNP-Paribas Sté Générale Total 1 Assets 1 701,10 1 685,70 2 145,42 1 351,80 6 884,02 2 Equity 90,7 81,915 94,788 57,9 325,303 3 Hybrid securities + 8,7 12,013 16,975 16 53,688 4 Goodwill 14,2 7,802 10,913 4,4 37,315 5 Tangible equity 67,8 62,1 66,9 37,5 234,3 6 Liabilities 1 633,30 1 623,60 2 078,52 1 314,30 6 649,72 7 Leverage (µ) 24,1 26,1 31,1 35 28,4 8 Core Tier 1 (%) 4,15 3,82 3,22 2,85 3,52 Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire. Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux. Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV). Je ne fais que reprendre leurs idées. Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire. Le marché interbancaire ne fonctionne plus. La crise rampante perdure, le désordre allant croissant. La chute récente des cours des actions a montré que le système bancaire européen est très fragile, vulnérable à toute détérioration des marchés. En fait, la nomenklatura bancaire européenne joue collectivement sa survie en maintenant des cours déconnectés de la réalité. De telles manips, ça marche un temps mais pas tout le temps. Tout est simple.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:48

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~~BNP-Paribas 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Les banksters de BNP-Paribas ont publié leur bilan pour ce dernier trimestre mais, curieusement, ils publient (dans les slides) depuis le début de cette année un tableau donnant le véritable montant de leurs capitaux propres, c’est-à-dire en soustrayant les titres dits hybrides et d’autres éléments (dont les écarts d’acquisition) du montant des capitaux propres publiés au bilan, c’est-à-dire très exactement selon la même méthode que j’utilise depuis des années, Document 1 : En reprenant les seuls chiffres pouvant donner une image fidèle de la réalité, et en ne retenant que le montant des véritables capitaux propres, le leverage réel de BNP est de 27,9 pour ce dernier trimestre correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 3,6 % en nette amélioration par rapport aux trimestres précédents ! Document 2 : Modifier BNP Paribas 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 2 077,76 2 392,18 2 138,51 2 145,42 1 994,19 2 Equity 89,458 93,921 92,078 94,788 96,269 3 Deductions 6,589 16,449 14,254 16,975 17,053 4 Goodwill 10,577 11,172 11,024 10,913 10,316 5 Tangible eq 63,7 66,3 66,8 66,9 68,9 6 Liabilities 2 014,06 2 325,88 2 071,71 2 078,52 1 925,29 7 Leverage (µ) 31,6 35,1 31 31,1 27,9 8 Core Tier 1 (%) 3,2 2,9 3,2 3,2 3,6 Sommes en milliards d’euros. Il faudrait augmenter les capitaux propres de… 110 milliards d’euros (!) ou diminuer le total des dettes de… 1 230 milliards (!) par cessions d’actifs par exemple pour que BNP-Paribas respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV), à savoir un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % ou un leverage inférieur à 10 (contre respectivement 8% et 12,5 pour le ratio Core Tier 1 d’origine). Document 3 : Un certain nombre de dirigeants de big banks européennes (UBS, Deutsche Bank, Barclays, Crédit Suisse) ont décidé de prendre des mesures énergiques pour diminuer leur leverage par cessions d’actifs de plusieurs centaines de milliards. Ceux de BNP commencent enfin à le faire : 153 milliards d’euros de dettes en moins par rapport au trimestre précédent et 2 milliards d’actifs tangibles en plus (seulement) ! Les chiffres de ces ratios de levier Bâle III publiés par les banksters de BNP-Paribas sont donc en concordance avec ceux que je calcule sur la base de l’analyse de ces titres hybrides (l’écart entre mes calculs et ceux de BNP est très faible), ce qui prouve une fois de plus la justesse de mes analyses sur ce sujet, et ceci depuis plusieurs années… C’est drôle, on se demande pourquoi les banksters de BNP-Paribas ne publient pas le montant des Titres de Créances Négociables (TCN) qu’ils mettent en pension pour obtenir… 31,3 milliards d’euros d’argent frais ! … répartis entre 28,755 milliards de Certificats de Dépôt Négociables (CDN), Document 4 : … et 2,519 milliards des Bon à Moyen Terme Négociables… Document 5 : … chiffres publiés par la Banque de France, auxquels il faudrait ajouter ceux qui sont prêtés par la BCE qui ne publie aucun chiffre. Le leverage réel de BNP est de 27,9. Celui de la banque des frères Lehman était de 32 lorsqu’elle a fait faillite, ce qui a provoqué de fortes turbulences financières dans le monde. Le total de son bilan était alors de 650 milliards de dollars… seulement. Le total du bilan de BNP est proche du montant du PIB annuel de la France ! Les Américains sont inquiets face à la puissance de leurs big banks too big to fail, mais JPMorgan est celle qui a le total de son bilan le plus élevé avec seulement… 2 351 milliards de dollars, soit 13 % du PIB des Etats-Unis (18 128 milliards de dollars). Les banksters de BNP (et leurs homologues des autres Gos banques) prennent les Français pour des idiots et ils ont raison. Ça marche : ils ne comprennent jamais rien aux problèmes financiers, bancaires, monétaires, heureusement… Ils n’ont été amenés à payer que 9 milliards de dollars pour éviter d’être condamnés… aux Etats-Unis ! La capitalisation boursière de BNP de l’ordre de 51 milliards d’euros est nettement inférieure à son actif tangible qui est considérée comme étant la valeur à la casse d’une banque en difficulté, Document 6 : La chute récente des cours des Gos banques a montré une fois de plus qu’en cas d’€ffondrement, elles vont au tapis… Tout est simple… à condition de savoir décrypter correctement des centaines de pages de comptes à dormir debout pour en tirer la substantifique moelle. Finalement, je remercie les dirigeants de nos Gos banques et ici ceux de BNP qui montrent que j’avais raison et que j’ai toujours raison de calculer les véritables ratios d’endettement. Pour l’instant, tout va bien, la nomenklatura est solidaire. Cliquer ici pour lire le communiqué présentant les résultats (non audités) de BNP d’où sont tirées ces dernières données.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 18:10

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~~Air France : crash de la France socialiste (suite) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France Air France est à la Une de tous les journaux et de tous les médias. Tous les journaleux et bonimenteurs publient des articles et des reportages dithyrambiques sur ses bénéfices 2015 mais le montant des capitaux propres réels (l’actif net tangible) reste négatif… Document 1 : … compte tenu des écarts d’acquisition… Document 2 : … à cause des pertes accumulées au cours de ces dernières années… Avec 11 milliards d’euros de dettes à long terme ! Air France ne doit sa survie qu’à la protection de la nomenklatura ! Inutile d’examiner davantage cet exemple typique de l’exception française… La capitalisation boursière de 2,5 milliards d’euros a fait un bond de 10 % après la publication des résultats… ce qui répond à la logique de la nomenklatura ! Document 3 : Cliquer ici pour voir les derniers comptes publiés par Air France-KLM. Cliquer ici pour voir un des articles publiés par les médias français sur les comptes d’Air France.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 16:21

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~~Natixis 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Natixis est l’entité cotée de l’usine à gaz BPCE. Comme les autres Gos banques françaises, les comptes publiés par Natixis ne donnent pas une image fidèle de la réalité, ce qui est condamnable partout dans le monde mais pas condamné en France. Pour donner une image fidèle de la réalité, il faut retraiter les comptes publiés par Natixis à partir d’informations pertinentes publiées par… cette banque dans ses annexes ! Ainsi en est-il du montant des véritables capitaux propres (Core Tier 1 en Bâle III) qui se montent à 12,4 milliards d’euros, Document 1 : Le bilan… comptable ! (sic, le ridicule ne tue pas les banksters !) publié doit donc être retraité en fonction de cette donnée, Document 2 : En retenant les bons chiffres, le leverage réel est de 39,3 à la fin de ce dernier trimestre, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 2,5 % très loin des exigences de ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10 ou un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %), mai en très nette amélioration par rapport aux deux trimestres précédents, Document 3 : Modifier Natixis 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 590,4 574,1 511,8 512,5 500,3 2 Equity 18,9 19,6 18,3 18,9 19,2 3 Deductions 3,5 3,4 2,3 2,8 3,2 4 Goodwill 2,8 3 3,5 3,5 3,6 5 Tangible eq 12,6 13,2 12,5 12,6 12,4 6 Liabilities 577,8 560,9 499,3 499,9 487,9 7 Leverage (µ) 45,9 42,5 39,9 39,7 39,3 8 Core Tier 1 (%) 2,18 2,35 2,5 2,52 2,54 Sommes en milliards d’euros. Comme je l’ai déjà écrit, Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite en 2008 avec un multiple d’endettement (mon µ), le leverage, de… 32 ! Les banksters de Natixis publient un « ratio de levier Bâle III de 4,3 % », ce qui ne correspond pas aux chiffres publiés par ailleurs (alors que leurs homologues de BPCE, suivant la même présentation et la même méthode publient un ratio qui est en concordance avec mes analyses), Document 4 : Ils ne parlent pas évidemment des 16,411 milliards d’euros (plusse que le montant de leurs capitaux propres !) que la Banque de France leur prête généreusement en mettant en pension des titres dans le cadre des Certificats de Dépôt Négociables (CDN)… Document 5 : … ni des milliards que leur prête la BCE qui ne cite aucun chiffre ni aucune banque bénéficiaire de ses largesses. Un rappel encore : ce bon vieux Greenspan préconise que le leverage réel des big banks too big to fail soit inférieur à 10, non pondéré des actifs avec le montant des capitaux propres réels (les actifs nets tangibles, sans les écarts d’acquisition), et que son inverse, le ratio Core Tier 1 soit supérieur à 10 % comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la directive européenne CRR/CRD IV. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 33 milliards d’euros ou diminuer le total du bilan (et des dettes) de… 365 milliards pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan. Là encore, il est étonnant de constater que les dirigeants de cette banque comme ceux d’autres big banks too big to fail ont pris récemment enfin la décision d’améliorer leur leverage non pas en augmentant leurs capitaux propres (grâce à des bénéfices non distribués) mais en diminuant fortement le total de leurs dettes par cessions d’actifs : 90 milliards d’euros en moins depuis fin 2014 ! … ce qui confirme une fois de plus, si cela était nécessaire, la pertinence de mes analyses… Pour l’instant, ça marche. Tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami bancaire. La capitalisation boursière de Natixis de 14,8 milliards d’euros est complètement déconnectée des réalités, même après la chute des cours des actions de ces dernières semaines, Document 6 : Le retour aux réalités sera rude… Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur ! Cliquer ici pour voir les résultats de Natixis d’où sont extraites ces informations.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:21

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~~BPCE 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Comme je l’ai déjà écrit, BPCE est l’usine à gaz créée par le principal collaborateur de notre histrion ignare qui utilise certains de ses tuyaux pour enduire les analystes (et presque tout le monde) dans l’erreur à l’insu de leur plein gré… En effet, les comptes trimestriels publiés ne font jamais état de ces fameux TSSDI, Titres Super Subordonnés à Durée Indéterminée que nos banksters ont réussi à faire comptabiliser officiellement en France dans les capitaux propres alors qu’ils sont considérés partout dans le monde comme des dettes car ce sont des capitaux rémunérés sous la forme d’intérêts. Cette distinction entre capital et dettes est fondamentale, comme le montre clairement la dénomination du passif en anglais : Liabilities & equity, le mot passif n’existant pas en anglais, car les actifs ne peuvent être financés que par des capitaux propres et des dettes. C’est simple, mais trop simple pour nos banksters franchouillards qui ont trouvé là un terrain d’entente pour camoufler plus ou moins adroitement leurs turpitudes, mais ça ne marche pas pour les rares analystes compétents s’exprimant en français (le pluriel ne se justifie peut-être pas !) et pour les gens de l’EBA, l’Agence Bancaire Européenne qui ont publié les montants des véritables capitaux propres selon les règles appliquées partout dans le monde, sans les titres dits hybrides dont les TSSDI font partie, pour les bilans arrêtés au 30 juin 2013 et qui confirment mes analyses. Les chiffres publiés dans les rapports trimestriels de BPCE ne donnent donc pas une image fidèle de la réalité pour tromper les investisseurs et les marchés, ce qui est condamnable mais pas condamné en France (seul celui qui a dénoncé cette tromperie a été sanctionné !). Cependant, les banksters de BPCE publient prudemment le montant des véritables capitaux propres en concordance avec ceux de l’EBA dans une annexe, Document 1 : Les chiffres publiés dans le bilan publié par BPCE doivent donc être retraités en fonction de ces données pour donner une image fidèle de la réalité, Document 2 : Dans ces conditions, il est possible de calculer des ratios qui se rapprochent de la réalité en appliquant les règles internationales. Le ratio Core Tier 1 réel, c’est-à-dire le rapport entre les capitaux propres et (sur) le total des dettes (du bilan moins les capitaux propres) est de 4,56 % en pourcentage, ce qui correspond à un leverage (que l’on peut traduire par ratio de levier) de 21,9 qui s’interprète de la façon suivante : le total des dettes représente 21,9 fois le montant des véritables capitaux propres, ce qui correspond à un multiple d’endettement, expression que j’ai adoptée, avec le symbole µ pour simplifier. Document 3 : Modifier BPCE 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 223,30 1 238,57 1 169,19 1 173,20 1 166,54 2 Equity 55,29 56,233 55,028 63,015 57,632 3 Deductions 5,085 3,76 2,023 9,213 2,378 4 Goodwill 3,605 3,773 4,305 4,302 4,354 5 Tangible eq 46,6 48,7 48,7 49,5 50,9 6 Liabilities 1 176,70 1 189,87 1 120,49 1 123,70 1 115,64 7 Leverage (µ) 25,3 24,4 23,01 22,7 21,92 8 Core Tier 1 (%) 3,96 4,09 4,35 4,41 4,56 Sommes en milliards d’euros. Pour ce dernier trimestre, les banksters de BPCE publient curieusement un ratio de levier Bâle 3… de 5,0 % proche de celui que j’ai calculé, ce qui confirme la justesse de mes analyses passées et présentes, Document 4 : Comme je l’ai déjà écrit, Bien entendu, les ratios et multiples de ce tableau sont calculés à partir des actifs qui ne sont pas pondérés des risques car tout actif est par définition risqué, selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan, de la BRI, d’Axel Weber, de la Fed, de la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et en conformité avec les accords de Bâle I comme le rapporte entre autres la CRR/CRD IV (cf. mon analyse des résultats de Deutsche Bank). BPCE est donc dans une mauvaise situation car son multiple d’endettement réel, le leverage, reste à un niveau trop élevé alors que pour ce bon vieux Greenspan, le leverage devrait être inférieur à 10 (donc avec un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %) pour respecter les règles prudentielles d’endettement bancaire en vigueur après les turbulences de 2008. Il faudrait pour cela augmenter les capitaux propres de 55 milliards d’euros ou diminuer le total du bilan de… 605 milliards (par cessions d’actifs par exemple) ! Là encore, il est étonnant de constater que les banksters de BPCE semblent avoir réagi positivement lors de ces 4 derniers trimestres en baissant le total de leur bilan, et donc de leurs dettes de 74 milliards d’euros et en augmentant le montant de leurs capitaux propres de… 2 milliards seulement ce qui améliore sensiblement le leverage, mais il faudrait continuer ainsi pendant une… dizaine de trimestres pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan ! Les dirigeants de BPCE ne parlent pas évidemment des 15,590 milliards que la Banque de France leur prête généreusement en mettant en pension des titres sous la forme de Certificats de Dépôt Négociables dans le cadre des Titres de Créances Négociables (TCN), Document 5 : Pour l’instant, ça marche. Tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami mais le marché interbancaire est complètement bloqué dans la zone euro. Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur ! Cliquer ici pour voir les résultats de BPCE d’où sont extraites ces informations,

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 21:31

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~~Crédit Agricole 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage O miracle ! Nos péquenots du Crédit Agricole continuent à donner l’impression d’avoir enfin presque compris eux-aussi (après d’autres banksters de big banks too big to fail)… ce que j’explique depuis des années, à savoir que l’essentiel pour les banques est qu’elles doivent respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan : un leverage réel non pondéré des actifs calculé avec le montant des capitaux propres réels (les actifs nets tangibles, sans les écarts d’acquisition), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV… Ils publient un slide montrant que le montant de leurs capitaux réels est de… 69,7 milliards d’euros pour ce dernier trimestre… Document 1 : … ce qui est loin du montant des capitaux propres publiés, Document 2 : En reprenant les bons chiffres, le multiple d’endettement réel, mon µ, le leverage est de 23,4 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 4,3 % pour ce dernier trimestre, Document 3 : Modifier Cdt Agric Groupe 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 762,70 1 803,30 1 703,00 1 701,10 1 698,90 2 Equity 86,7 89,3 89,2 90,7 92,9 3 Deductions 8 8,1 8,3 8,7 9 4 Goodwill 14 14,3 14,2 14,2 14,2 5 Tangible eq 64,7 66,9 66,7 67,8 69,7 6 Liabilities 1 698,00 1 736,40 1 636,30 1 633,30 1 629,20 7 Leverage (µ) 26,2 26 24,5 24,1 23,4 8 Core Tier 1 (%) 3,81 3,85 4,08 4,15 4,28 Sommes en milliards d’euros. Il faudrait augmenter les capitaux propres du groupe Crédit Agricole de… 85 milliards d’euros pour respecter la règle prudentielle d’endettement de ce bon vieux Greenspan ou diminuer les dettes de… 930 milliards ! La capitalisation boursière de CASA d’une vingtaine de milliards d’euros, largement inférieure à ses actifs tangibles (69,7 milliards) montre que les spéculateurs avisés se méfient de cette bad bank dont le cours peut encore replonger… Document 4 : Comme je l’ai déjà écrit, Les péquenots du Crédit Agricole montrent une fois de plus que le leverage est bien le problème le plus important pour cette banque comme pour les autres, comme je le répète à maintes reprises. Il est donc vraiment étonnant que ces idiots notoires aient enfin presque compris ce qui est une évidence pour toute personne sensée… mais les progrès sont beaucoup trop lents. Comme je l’ai déjà écrit, a priori, ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soit pas… les contribuables. La grosse différence entre les Etats-Unis et l’Europe, dont la France, est que les autorités américaines n’hésitent pas à flinguer les grandes banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été édictées par les gens de la Fed et en particulier par ce bon vieux Greenspan, tandis qu’en Europe, et surtout en France, les dirigeants des Gos banques font ce qu’ils veulent, et le résultat est catastrophique comme le montre le marché interbancaire qui est totalement bloqué, la BCE étant obligée de s’y substituer, ce qui a des conséquences dramatiques, en accentuant et en prolongeant la crise. Enfin, nos péquenots qui bricolent avec le crédit ne parlent évidemment pas des dizaines de milliards d’euros qu’ils obtiennent (quasiment gratuitement) de la Banque de France en mettant chaque jour des titres en pension dans le cadre des Titres de Créances Négociables, d’après les chiffres de la Banque de France et d’autres milliards encore de la BCE pour lesquels aucune information n’est donnée. Tout le reste est mauvaise littérature pour idiots inutiles voire nuisibles qui font confiance à leurs Gos banques. Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire. Cliquer ici pour lire le rapport financier du Crédit Agricole S.A. d’où sont tirées ces informations.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 17:22

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~~UBS 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage UBS ne respecte pas du tout les règles prudentielles d’endettement et sa situation ne s’améliore pas par rapport aux 3 trimestres précédents avec un leverage réel de… 30,4 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de… 3,3 % pour ce dernier trimestre ! Document 1 : Modifier UBS 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 062,48 1 048,85 950,168 979,746 942,819 2 Equity 50,608 52,359 50,211 54,077 55,313 3 Deductions 14,882 16,286 13,704 16,688 18,701 4 Goodwill 6,785 6,507 6,242 6,441 6,568 5 Tangible eq 28,941 29,566 30,265 30,948 30,044 6 Liabilities 1 033,54 1 019,28 919,903 948,798 912,775 7 Leverage (µ) 35,7 34,5 30,39 30,66 30,38 8 Core Tier 1 (%) 2,8 2,9 3,29 3,26 3,29 Sommes en milliards de francs suisses. Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 ! UBS publie les éléments permettant de calculer le véritable leverage, c’est-à-dire le rapport entre le total des dettes et le montant réel des capitaux propres (ou actifs tangibles), ce qui fait clairement apparaitre que les dirigeants de cette banque ont bien compris qu’il fallait diminuer ces dettes (120 milliards de francs en moins d’une année sur l’autre) et augmenter le montant des capitaux propres réels… ce qui ne se fait pas. Il reste encore beaucoup de progrès à faire pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, Document 2 : Il faudrait augmenter les capitaux propres de 56 milliards de francs suisses ou diminuer le total des dettes de… 620 milliards ! Document 3 : Le manque de réaction des Helvètes face à ce danger potentiel est étonnant. Document 4 : UBS fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS). Dans cette liste, UBS obtient la médaille de bronze des pires ! Cliquer ici pour lire le rapport financier du dernier trimestre.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 21:12

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~~Les mécanos de la Générale, 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Les mécanos de la Générale réussissent l’exploit de conserver encore pour ce dernier trimestre la dernière place de la liste des grandes banques à risques systémiques dans le monde (Global list of Systemically Important Banks (G-SIBs), classées des meilleures aux pires, bravo les artistes ! En effet, d’après le décryptage de leurs chiffres publiés, le véritable multiple d’endettement, le leverage réel était de… 33,3 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 était de… 3,0 % en cette fin de dernier trimestre, en progrès insignifiants par rapport aux trimestres précédents, Document 1 : Modifier Société Générale 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 308,17 1 428,80 1 359,50 1 351,80 1 334,40 2 Equity 55,2 57,2 56,1 57,9 59 3 Deductions 15 15,6 14,3 16 13,1 4 Goodwill 4,3 4,4 4,4 4,4 7 5 Tangible eq 35,8 37,2 37,4 37,5 38,9 6 Liabilities 1 272,40 1 391,60 1 322,10 1 314,30 1 295,50 7 Leverage (µ) 35,5 37,4 35,4 35 33,3 8 Core Tier 1 (%) 2,81 2,67 2,83 2,85 3 Sommes en milliards d’euros. [Noter le petit délire passager au 1° trimestre 2015 !] Euh… Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32… Les mécanos de la Générale avouent même que leur ratio de levier est, dans le cadre de la CRR/CRD IV (Capital Requirements Directive) de… 4,0 % ce qui est très proche de mes résultats (et ce qui les confirme !) compte tenu des différences dans la façon de calculer cette donnée. Document 2 : En fait, il s’agit a priori d’un ratio proche du ratio Core Tier 1 d’origine (c’est-à-dire du rapport des capitaux propres sur le total des dettes en pourcentage) qui correspond à son inverse, à savoir un leverage de 25 qui signifie que le total des dettes représente 25 fois le montant des véritables capitaux propres contre un multiple de 33,3 pour ma part. Les mécanos de la Générale publient (en annexe) un tableau détaillé qui permet de calculer le montant des véritables capitaux propres (comme je l’ai toujours écrit contrairement à eux) qui est obtenu en retranchant du montant des capitaux propres publiés (sans les minoritaires) les sommes correspondant aux titres dits hybrides (TSS, TSDI, coupons et dividende), les écarts d’acquisitions (goodwill)et les dividendes à distribuer, Document 3 : Et un autre petit rappel : d’après les règles dites de Bâle I, les banques devaient avoir un leverage inférieur à 12,5 ou un ratio Core Tier 1, son inverse, supérieur à 8 %. A la suite des turbulences financières de ces dernières années, ce bon vieux Greenspan a relevé ces exigences à un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la CRR/CRD IV. Document 4 : Pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, il faudrait augmenter les capitaux propres de… 82 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de 940 milliards (par cessions d’actifs) ! Comme je l’ai déjà écrit, Les mécanos de la Générale confirment donc que mes calculs de l’été 2011 donnaient parfaitement bien une image fidèle de la réalité quand j’ai publié un ratio Core Tier 1 dans les 2 % alors qu’ils prétendaient à tort qu’il était de 9 % ! Comme je l’ai écrit précédemment, L’AMF m’a donc sanctionné totalement à tort alors que les mécanos de la Générale continuent à me donner finalement totalement raison ! En fait, ils commencent à essayer de comprendre les règles de gestion prudentielles d’endettement telles qu’elles vont être appliquées par l’Autorité Bancaire Européenne (EBA) qui calcule, comme je l’ai toujours fait à juste titre, les montants des véritables capitaux propres sans les titres dits hybrides, ces Titres Super Subordonnés (TSS) et Titres Subordonnés à Durée Indéterminée (TSDI) que seuls les banksters franchouillards de nos Gos banques ont fait passer officiellement pour des capitaux propres alors que tout le monde partout dans le monde les considère comme des dettes, comme je l’ai toujours écrit. Il est particulièrement grave de constater qu’une autorité officielle, l’AMF, de connivence avec ces banksters, puisse sanctionner à tort une personne (moi !) qui publie des études financière justes, en conformité avec les règles internationales, et qui dénonce ces irrégularités en France. Il est particulièrement grave de constater que les gens de la Banque de France qui sont chargés de faire appliquer les règles internationales ne le font pas, sciemment, de connivence avec les banksters. Il est particulièrement grave de constater que les mécanos de la Générale qui gèrent 1 300 milliards d’euros d’actifs n’ont toujours pas compris le mécanisme de gestion des règles prudentielles d’endettement bancaire. Il est particulièrement grave de constater que tous les autres professionnels en France puissent être aussi incompétents, en particulier les bonimenteurs tels que les analystes financiers patentés de la Société Française des Analystes Financiers et tous les journaleux de tous les médias. Par ailleurs, les mécanos de la Générale ne donnent évidemment aucune information explicite sur les 23,9 milliards d’euros qu’ils empruntent à la Banque de France dans le cadre des Titres de Créances Négociables (TCN) en mettant en pension des titres comprenant les Certificats de Dépôt Négociables (CDN) en comptabilisant aussi les chiffres de Crédit du Nord qui fait partie du groupe des Mécanos… Document 5 : … et les Bons à Moyen Terme Négociables (BMTN), Document 6 : Heureusement, je suis le seul, à ma connaissance à faire de telles analyses. Les règles comptables sont redoutables car, lorsqu’on sait décrypter correctement les comptes des bansters, il est toujours possible de savoir si tout se passe bien ou si quelque chose ne va pas quelque part dans leur banque. Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami mais le titre a plongé récemment, ce qui montre que des investisseurs ne sont pas dupes ! Document 7 : La capitalisation boursière de la Générale est tombée aux alentours de 23 milliards d’euros, c’est-à-dire nettement moins que le montant des actifs tangibles (38,9 milliards) considérés comme étant la valeur à la casse d’une banque… Tout est simple, enfin, presque. Cliquer ici pour voir les résultats de la Générale de ce dernier trimestre.

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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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