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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 15:33

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~~Crédit Suisse 4° trimestre 2014 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage Tidjane Thiam (X, Mines, INSEAD), le nouveau patron de la banque depuis juin 2015, un noir franco-ivoirien trop noir pour la nomenklatura franchouillarde bancaire, est manifestement conscient qu’il faut impérativement restaurer les fondamentaux c’est-à-dire diminuer le multiple d’endettement, en restructurant les activités pour augmenter les bénéfices, en recourant à une augmentation de capital (6 milliards de francs en octobre dernier) et en utilisant au besoin d’autres solutions… Ainsi, il a décidé fort intelligemment d’apurer les comptes de sa banque en diminuant drastiquement le montant des écarts d’acquisition (goodwill), ce qui a fait augmenter mécaniquement le montant des capitaux propres tangibles, tout en diminuant le total des dettes (moins 104 milliards de francs d’une année sur l’autre). Résultat de la manip : le leverage réel de Crédit Suisse est déjà tombé à 19,7 alors qu’il stagnait aux alentours de 25 avant la nomination de Tidjane Thiam, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 5,07 % qui est encore loin des règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, mais en net progrès, Document 1 : Modifier Crédit Suisse 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 921,462 904,39 879,322 858,42 820,805 2 Equity 43,959 43,396 42,642 44,757 44,382 3 Preferred st - - - - - 4 Goodwill 8,644 8,504 8,238 8,526 4,808 5 Tangible eq 35,315 34,892 34,404 36,231 39,574 6 Liabilities 886,147 869,498 844,918 822,189 781,231 7 Leverage (µ) 25,1 24,9 24,6 22,7 19,7 8 Core Tier 1 (%) 4 4,01 4,07 4,41 5,07 Sommes en milliards de francs… suisses. Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, sans pondérer les actifs rapporté au reste du bilan qui est constitué par définition de dettes, selon les préconisations de la BRI (et de la directive européenne CRD IV). Document 2 : Il faudrait encore augmenter les capitaux propres de 35 milliards de francs helvètes ou diminuer le total des dettes de… 385 milliards (en cédant autant d’actifs) pour que Crédit Suisse respecte les règles prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %. Les petits Suisses devraient être inquiets car leurs deux big banks too big to fail présentant des risques systémiques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Les journaleux et autres bonimenteurs que sont les professionnels de l’analyse financière sont de parfaits idiots a priori inutiles voire nuisibles mais qui deviennent miraculeusement utiles pour les investisseurs avisés car aucun d’entre eux n’a jamais repris jusqu’à présent les analyses fondamentales qui s’imposent, basées sur les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Alan Greenspan. Ils ont fait plonger le titre après la publication de ses résultats. La capitalisation boursière de Crédit Suisse, 26,4 milliards de francs est nettement inférieure à son actif tangible, ce qui est une erreur d’analyse par rapport à sa tendance fondamentale comme l’a fort bien dit Tidjane Thiam, victime collatérale du Grand Satan. Document 3 : Les pertes de 3 milliards en 2015 ne sont là aussi que la partie émergée de cet iceberg helvète. Pour l’instant, tout va relativement bien. Crédit Suisse fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS). Cliquer ici pour lire des informations financières dans le dernier rapport financier de Crédit Suisse.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 15:20

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~~Deutsche Bank 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage Deutsche Bank est l’une des pires big banks too big to fail (médaille d’argent après les mécanos de la Générale médaille d’or mais avant UBS médaille de bronze) et d’après ses derniers résultats publiés, aucune amélioration n’est observable depuis un an : le leverage réel est de 32,4 fin 2015 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 3,1 %… Document 1 : Modifier Deutsche Bank 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 708,70 1 955,47 1 694,18 1 719,37 1 626,00 2 Equity 68,351 72,979 70,762 63,745 60,976 3 Deductions 2,705 4,67 3,162 2,344 2,247 4 Goodwill 14,951 15,802 15,688 9,932 10,078 5 Tangible eq 50,695 52,507 51,912 51,469 48,651 6 Liabilities 1 658,01 1 902,96 1 642,26 1 667,91 1 577,35 7 Leverage (µ) 32,7 36,2 31,6 32,4 32,4 8 Core Tier 1 (%) 3,1 2,8 3,2 3,1 3,1 Sommes en milliards d’euros (les données sont en concordance avec la directive CRD IV). … ce qui montre une fois de plus la justesse que ce que j’ai écrit depuis plusieurs années, à savoir d’abord que ces big banks européennes sont dans une situation qui risque de créer de très graves problèmes au-delà de leur périmètre, c’est-à-dire que ce sont des banques à véritables risques systémiques, ensuite que les journaleux et autres bonimenteurs que sont les professionnels de l’analyse financière sont de parfaits idiots a priori inutiles voire nuisibles mais qui deviennent miraculeusement utiles pour les investisseurs avisés car aucun d’entre eux n’a jamais repris jusqu’à présent les analyses fondamentales qui s’imposent, basées sur les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Alan Greenspan, Document 2 : Les pertes de 6,8 milliards d’euros en 2015 ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Un rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 ! Document 3 : Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de… 99 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de… 1 090 milliards pour respecter les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir le ratio Core Tier 1 de 10 % sans pondérer les actifs ! Document 4 : John Cryan, le patron de la banque depuis juin dernier, a déclaré qu’il allait diminuer le total des dettes par cession d’actifs (ce qui s’est déjà traduit par une diminution de 90 milliards d’euros de dettes par rapport au trimestre précédent !) et augmenter les capitaux propres en restaurant des bénéfices sans les distribuer aux actionnaires mais sans donner de chiffres prévisionnels. Document 5 : La capitalisation boursière de Deutsche Bank est tombée à un plus bas à moins de 18 milliards d’euros le 9 février (moins que celle de Beiersdorf qui commercialise la crème Nivea !), largement inférieure à son actif tangible (48,6 milliards), ce qui était considéré lors de la grande crise en 2009 comme le plancher objectif de toute banque en danger : sa valeur à la casse, Document 6 : Comme je l’ai déjà écrit : Plus que jamais, il est donc indispensable de revenir aux fondamentaux, à savoir, comme je le répète toujours, le leverage réel tel que l’a défini ce bon vieux Greenspan avec le ratio réel Core Tier 1 non pondéré des actifs (!) qui devait être supérieur à 8 % dans les années 80 et qui est ici loin de respecter les règles prudentielles d’endettement (qu’Alan Greenspan avait relevées à 10 % au minimum après les turbulences financières de 2008). Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, sans pondérer les actifs comme le préconisent ce bon vieux Greenspan, la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la directive européenne (la Capital Requirements Directive IV de la Capital Requirements Regulation CRR/CRD IV de la Commission Européenne) rapporté au reste du bilan qui n’est constitué par définition que de dettes. L’€ crise est donc aggravée par la situation catastrophique de ces big banks too big to fail qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Les euro-zonards étaient inconscients des risques de tsunami bancaire… mais ce qui vient de se passer au cours de ces dernières semaines commence à leur faire prendre conscience des risques de tsunamis bancaires, que ce soit dans ces cochons de pays du Club Med ou dans la vertueuse Germanie. En effet, le Grand Satan, maintenant redevenu sain et solide, a décidé de porter l’estocade contre son grand rival de la vieille Europe continentale, et c’est la déroute. Deutsche Bank a été dans le passé récent la pire des banques dans le cadre de la liste des 28 banques présentant un risque systémique dans le monde (Global list of Systemically Important Banks (G-SIBs) mais elle reste encore battue par les mécanos de la Générale qui restent glorieusement les pires du monde ! Cliquer ici pour lire les derniers résultats trimestriels communiqués par Deutsche Bank.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 17:07

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~~€clatement, USA et monétarisme Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme L’évolution des marchés confirme, complète et précise même mes analyses… En effet, les rendements des bons de Trésors de référence comme ceux du Bund et du Schatz continuent à plonger, le Schatz ayant battu aujourd’hui 8 février son plus bas historique à – 0,514 % alors que le Bund a été miraculeusement mais temporairement sauvé par les Américains depuis le 28 avril 2015, Document 1 : Effectivement, les Américains, c’est-à-dire ceux qui dominent les marchés, à savoir les membres du FOMC, des dirigeants et investisseurs influents, ont étonnamment sauvé le Bund lors de leur réunion le 28 avril 2015, cf. ce que j’en ai écrit à maintes reprises. En fait, ils considéraient qu’il était encore trop tôt pour que l’€-crise s’accentue : ils voulaient attendre que l’économie américaine reprenne plus nettement, ce qu’ils ont acté lors de la dernière réunion du FOMC du 16 décembre. Depuis cette date, les rendements du Bund ont commencé à baisser et à tomber finalement sous la barre critique des 0,50 % sur une tendance très forte surtout depuis la mi-janvier, Document 2 : La baisse des rendements du Bund et d’autres bons de référence qui lui sont liés, s’inscrit dans cette tendance lourde et forte qui a commencé en juillet 2007, cf. mes analyses concordantes depuis cette date, Document 3 : L’agonie de l’euro est désespérément longue… Les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans ont rechuté en concordance avec l’accentuation de cette €-crise, Document 4 : Les écarts entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans baissent, annonçant clairement l’accentuation de cette €-crise et une croissance contenue (sans inflation) aux Etats-Unis, Document 5 : Les cochons de pays du Club Med comme l’Espagne et l’Italie sont de nouveau dans une situation critique, Document 6 : Les Américains ont donc prolongé la survie de l’€-système pour attendre d’être en meilleure forme. Maintenant, il peut tanguer et même sombrer car l’Amérique pourra supporter le choc. Comme toujours en période d’€-crise, les banques européennes qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement sont les plus vulnérables et les plus inquiétantes. Le pire n’est pas certain, mais possible. Tout est simple.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 17:22

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~~Monétarisme pour les nuls : or, monnaies, banques centrales… (1° partie) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme Un minimum de réflexion s’impose pour comprendre ce qui se passe sur les marchés financiers en faisant de petits détours incontournables… Les économistes du XIX° prenaient souvent des exemples tirés de l’observation du travail des paysans qui formaient alors l’essentiel de la population. Ainsi, Böhm-Bawerk a montré qu’en investissant un peu (de son temps) un paysan pouvait augmenter sa production et sa productivité, donc sa richesse. Financiarisons son exemple… Le paysan vend sa récolte de blé à un grossiste qui lui donne en échange des billets (de la banque centrale). Si le paysan les garde sous son matelas en continuant à vivre en autarcie, cet argent ne circulera pas. Le paysan n’augmentera pas sa richesse. Si au contraire, ce paysan utilise une partie de ces billets pour acheter du pain, il sortira de l’argent (de dessous de son matelas) qui ira dans le tiroir-caisse du boulanger qui pourra alors payer de la farine supplémentaire à son fournisseur qui pourra à son tour payer des paysans pour leur acheter davantage de blé dont le prix augmentera ce qui augmentera leur richesse… Dans ce cas, l’argent circule. Le boulanger augmentera sa richesse de période en période ainsi que son fournisseur et d’autres paysans dont le nôtre. C’est simple. Tout est simple. Tout le monde a compris. Le concept de circulation monétaire est fondamental. Il conditionne (avec l’innovation et l’investissement) la richesse des nations et de leurs habitants. Cette circulation monétaire est possible car le paysan et toutes les autres personnes qui lui sont économiquement liées dans ce circuit monétarisé ont confiance dans les billets qui circulent. Là se trouve un problème important qui a été fort mal résolu pendant des siècles… En effet, les hommes ont cru pendant longtemps que la monnaie (dont les billets de banque) a pour contrepartie l’or, ce qui est une grave erreur car, la véritable contrepartie de l’argent qui circule est la richesse créée qui en a été à l’origine, à savoir ici la récolte de blé de notre paysan, ce qui est une création de valeur. L’or ne joue aucun rôle positif sur le plan monétaire. Pire même : le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a montré dans ses premiers travaux académiques que la cause réelle de la crise de 1929, la Grande Dépression, a été l’achat de quantités très importantes d’or en particulier par la Banque de France. En effet, en transposant ce problème dans l’exemple de notre paysan, s’il achète de l’or avec ses billets, il ne s’enrichira pas et il en sera de même pour toutes les personnes qui gravitent autour de lui (son argent ne circule pas, il est stérilisé). En achetant des quantités très importantes d’or dans les années 20, les autorités françaises ont donc bloqué la circulation monétaire, ce qui a cassé la croissance des pays les plus développés au point de provoquer une crise très grave. Dans les années 60, le général de Gaulle a voulu reprendre cette politique monétaire erronée en exigeant de l’or en contrepartie des dollars gagnés grâce aux excédents de la balance commerciale de la France, ce qui a provoqué une saine réaction des autorités américaines : le 15 août 1971, le Président Nixon, suivant les avis de ses conseillers (monétaristes), a décidé de ne plus rendre le dollar (US$) convertible en or. C’est la date la plus importante de l’histoire économique moderne à partir de laquelle les monnaies sont définies les unes par rapport aux autres, sans être arrimées à l’or qui n’est qu’un métal dont le prix est déterminé en… dollars (US$) par les marchés. A partir de cette 1° partie qui rappelle quelques bases fondamentales, la 2° partie permettra de comprendre les derniers développements des politiques monétaires et leurs conséquences, ce qui est fort mal compris généralement…

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 15:53

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~~Agrégats monétaires US : historique ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme, Non classé Dans la semaine finissant le 4 janvier, l’agrégat monétaire M1 des Etats-Unis a augmenté de 139 milliards de dollars par rapport à la semaine précédente, du jamais vu, 15 milliards de plus qu’après les attentats du 11 septembre 2001, c’est historique ! Document 1 : En effet, les Américains ont augmenté surtout leurs dépôts sur leurs comptes courants (TCD)… Document 2 : … en diminuant de… 156 milliards de dollars leurs dépôts sur leurs comptes de caisses d’épargne (qui correspondent à l’agrégat M2-M1) ! Document 3 : Depuis le mois d’août 2011, les Américains augmentent (trop) leurs dépôts sur leurs comptes de caisses d’épargne sur une tendance longue régulière malgré des variations importantes à très court terme, Document 4 : Cette épargne ne devrait représenter que 40 % du PIB. 1 832 milliards se trouvent donc en excès dans ces caisses d’épargne. Leur baisse est un bon signe. Depuis le début de 2014, l’augmentation de M1-M2 est de l’ordre de 5 % d’une année sur l’autre, Document 5 : Comme l’augmentation du PIB nominal est de l’ordre de 4 % d’une année sur l’autre… Document 6 : … les variations du PIB réel, en croissance proche de son potentiel optimal sont faibles car elles sont inversement proportionnelles à la variation de la masse monétaire libre, Document 7 : La détérioration de la situation qui était observable en 2015 (à cause de l’augmentation de la masse monétaire libre) peut s’inverser en 2016 si la tendance (à la baisse, du moins relative, de M2-M1) de cette première semaine 2016 se confirme, Document 8 : Il est encore trop tôt pour connaitre la cause de ces grands écarts dans les variations de ces agrégats monétaires, pour savoir si cette tendance durera et ce que feront les Américains de ces dollars sur leurs comptes ! Ce qui se passe, et ce qui va se passer est historique.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 17:44

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~~Citigroup 4° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première et la seule grande banque (de la liste des banques systémiques mondiales) à respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 %, en progression par rapport aux précédents trimestres et sans tricher, Document 1 : Modifier Citigroup 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 2015 Q4 1 Assets 1 842,18 1 831,80 1 827,10 1 808,36 1 731,21 2 Equity 199,717 202,652 205,472 205,63 205,139 3 Preferred st 10,468 11,968 13,968 15,218 16,718 4 Goodwill 23,592 23,15 23,012 22,444 22,349 5 Tangible eq 165,657 167,534 168,492 167,968 166,072 6 Liabilities 1 676,52 1 664,27 1 658,60 1 640,39 1 565,14 7 Leverage (µ) 10,12 9,93 9,84 9,77 9,42 8 Core Tier 1 (%) 9,88 10,07 10,16 10,24 10,61 Sommes en milliards de dollars. La performance est absolument remarquable ! Document 2 : Les dirigeants de Citigroup ont entrepris des restructurations énergiques en sortant de la banque les activités les moins rentables (le total des actifs baisse) et en diminuant les coûts, ce qui conduit à des bénéfices record de 17,24 milliards de dollars en 2015. Une réussite parfaite ! Comme je l’ai déjà écrit, Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux. La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire dans la zone euro. Les dirigeants des big banks américaines too big to fail ont très bien compris qu’il fallait qu’elles respectent cette règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel de 10,0 au maximum correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % au minimum sans qu’il soit nécessaire de la faire passer en tant que règle impérative, c’est-à-dire en tant que loi. Il est très instructif de constater qu’en Europe, c’est le contraire qui se passe : les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques. Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire. Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe. Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:11

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~~De Danke schön à l’€-tsunami Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe Une monnaie unique pour des pays souverains qui ont des niveaux et des gains de productivité différents est contraire à toute logique économique élémentaire, une absurdité et pourtant l’€-système continue à fonctionner mais grâce à l’Allemagne qui comble les déficits de ces cochons de pays du Club Med comme le montrent clairement les soldes des balances commerciales qui donnent l’illusion que ce sauvetage miraculeux pourra se poursuivre éternellement… Target 2, le système de transfert express automatisé transeuropéen à règlement brut en temps réel, (Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) en est un autre exemple. Tous les transferts de capitaux d’un pays à un autre effectués par les banques de la zone passent par son intermédiaire. Les données de la BCE montrent clairement que pour ces cochons de pays du Club Med, les soldes de ces flux de capitaux avec les autres pays est chaque mois fortement négatif, c’est-à-dire que les sorties de capitaux dépassent largement les entrées, le déficit ayant été de 73,5 milliards d’euros pour la France pour le seul mois de novembre dernier et de l’ordre de… 230 milliards pour l’Espagne et l’Italie ! Document 1 : Horrible ! Epouvantable ! Et pourtant c’est bien réel, et ça a été pire… mais le système ne s’est pas encore écroulé parce que les flux de capitaux de l’Allemagne avec les autres pays est chaque mois fortement positif, c’est-à-dire que les entrées de capitaux dépassent largement les sorties, l’excédent ayant été de… 592,5 milliards d’euros en novembre dernier ! Document 2 : Tous ces chiffres sont astronomiques, dingues, à l’image de cette histoire de fous qu’est l’€-système. Globalement, le système est équilibré : les 700 milliards de déficits de ces cochons de pays du Club Med en novembre sont rattrapés par les excédents de l’Allemagne, auxquels il faut ajouter les soldes des autres pays de la zone, dont celui du Luxembourg qui rattrape bien la situation… Document 3 : … qui continue à se dégrader fortement depuis le début du fonctionnement de Target 2 : le cumul des déficits de ces cochons de pays du Club Med étant fin novembre de l’ordre de 40 000 milliards d’euros rattrapés par les excédents de l’Allemagne ! Document 4 : Evidemment, la baisse de la croissance du PIB de la Chine à 6 ou 7 % est dramatique, ainsi que celle des prix des hydrocarbures, mais ce n’est pas là ce qui est le plus inquiétant pour toute personne sensée ayant un minimum de connaissances et faisant preuve d’un minimum de réflexion sur les problèmes économiques et financiers. Pour l’instant, tout va bien ! Pas d’€-tsunami. Compléments : Les flux de capitaux interbancaires entre les pays de la zone passent obligatoirement par Target 2 mais d’autres flux de capitaux n’y transitent pas. Ce sont les balances des paiements des pays de la zone qui comptabilisent finalement tous les flux. Ainsi, dans la balance des paiements de la France, des déficits sont compensés par des entrées de capitaux, en particulier par 1 000 milliards d’euros provenant d’investisseurs étrangers ayant acquis des bons du Trésor (63 % de 1 584 milliards de dette négociable d’après l’AFT). Par ailleurs, Target 2 ne rend pas compte de l’hypertrophie de l’agrégat monétaire M1, ce qui est encore un autre problème majeur ni le fait que beaucoup de banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement… Cliquer ici pour accéder aux données de la BCE d’où sont tirés ces graphiques.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 17:41

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~~La Fed, l’inflation, les taux et la croissance Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme Si l’on se fie au CPI-LFESL (Consumer Price Index for All Urban Consumers: All Items Less Food & Energy), la Fed aurait dû relever son taux de base depuis plusieurs mois car il atteint déjà 2,0 % d’une année sur l’autre, Document 1 : Cependant, le PCE-PILFE qui est considéré comme un meilleur indicateur affiche une hausse de 1,3 % qui n’impose pas a priori d’augmenter ce taux pivot de la Fed. Cependant, les gens de la Fed ont intérêt à normaliser les taux au plus tôt, c’est-à-dire à les faire remonter. En effet, les taux courts devraient se situer dans la bande des 1 % et ceux des Notes à 10 ans dans la bande des 3%, Document 2 : La situation actuelle est idéale pour les entreprises car les rendements des bons du Trésor sont peu attractifs, ce qui rend historiquement les investissements en actions plus rémunérateurs, ce qui draine ainsi les capitaux vers les entreprises créatrices de richesse au lieu de financer des dépenses publiques toujours trop importantes et souvent inutiles, Document 3 : Comme je l’ai écrit à maintes reprises, les gens de la Fed sont en train de réussir l’exploit historique de casser les cycles en maintenant durablement les rendements réels des bons du Trésor à des niveaux bas favorisant la création de richesse donc la croissance du PIB réel et la création d’emplois (des rendements réels des Notes à 10 ans sont létaux), Document 4 : Tout est simple pour tout monétariste normalement constitué, mais les Français et surtout leur nomenklatura ne comprendront jamais ces problèmes économiques fondamentaux…

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 15:12

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~~Les petits Suisses émigrent en Amérique ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme, Suisse Les petits Suisses en ont ras le bol des 300 millions de barbares ignares qui les cernent. Ils émigrent en Amérique ! En effet, les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète viennent de décoller cette semaine, se désolidarisant de ceux du Bund qui continuent de plonger, Document 1 : Cette divergence dans l’évolution des taux montre, d’une part que la Suisse qui dispose de bons fondamentaux contrairement aux pays de la zone euro (à l’exception du surendettement de ses 2 big banks), est maintenant arrimée aux Etats-Unis, d’autre part que le Bund est toujours maintenu en état de survie au-dessus de la barre critique des 0,50 % par des moyens artificiels. Les rendements des Bills à 3 mois (et des Notes à 2 ans) ont bondi pour se positionner en attente du relèvement des taux de la Fed de 25 points de base… Document 2 : … alors que ceux des Notes à 10 ans restent dans le bas de la bande des 2 % à cause de l’€-crise, Document 3 : L’évolution de la structure des rendements montre maintenant quelques changements par rapport à ce qu’elle était récemment, Document 4 : En conséquence, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans baisse à nouveau, Document 5 : Les cycles américains sont maintenant bien cassés, entre autres grâce à ces idiots d’Euro-zonards qui deviennent ainsi miraculeusement utiles, Document 6 : Une fois de plus, la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE ne peut produire que des effets négatifs car elle consiste à accumuler des centaines de milliards d’euros qui ne circulent pas dans le système productif car ils tournent en rond entre les banques et la BCE. Le marché interbancaire est bloqué du fait que la plupart des big banks de la zone ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, lié à l’hypertrophie de la masse monétaire (en M1). C’est là le problème le plus important qui y bloque la croissance. Le manque de culture monétariste élémentaire des malheureux Euro-zonards et surtout des Marioles leur auront fait commettre des erreurs monumentales.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 14:50

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~~France agrégats monétaires (octobre 2015) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France, Monétarisme Le manque de culture monétariste des gens de la Banque de France est tel qu’ils ne disposaient même pas de séries longues sur les agrégats monétaires. C’est la BCE qui les a obligés à en établir depuis peu de temps, mais dans un certain désordre : les séries commencent en 1970, 1977 et 1980 selon les agrégats ! Document 1 : L’augmentation de M1 est considérable : 14,3 % d’une année sur l’autre depuis le mois de mai 2014 ! Document 2 : Comme la croissance du PIB nominal est de l’ordre de 2 %… Document 3 : … l’augmentation de la part de M1 par rapport au PIB annuel est considérable : elle atteint 42,2 % alors qu’elle aurait dû baisser en tendant vers 17 % (du PIB) comme aux Etats-Unis, Document 4 : Ainsi, ce sont 600 milliards d’euros qui sont en trop dans les portefeuilles et sur les comptes bancaires des Français alors qu’ils auraient dû se trouver pour leur plus grande partie dans les trésoreries des entreprises, c’est-à-dire dans M3-M2, Document 5 : L’agrégat M3-M2, qui correspond globalement aux trésoreries des entreprises, reste au même niveau qu’il avait atteint dans les années 90 avant l’adoption de l’euro… Document 6 : … ce qui correspond à une baisse importante de cet agrégat par rapport au PIB, Document 7 : Avant l’adoption de l’euro, la structure des agrégats de la France était proche de celle des Etats-Unis mais par la suite les évolutions ont considérablement divergé, Document 8 : Une des conséquences déjà visibles de cette mauvaise structure des agrégats est que les Français désépargnent depuis le début de l’année 2015, Document 9 : Globalement, la masse monétaire M3 continue à augmenter malgré la divergence de l’évolution des agrégats… Document 10 : … de l’ordre de 4 % d’une année sur l’autre… Document 11 : … si bien que la part de M3 par rapport au PIB annuel atteint des sommets, comme avant les grandes turbulences financières de 2008, Document 12 : L’analyse de l’évolution des agrégats monétaires est fondamentale pour tout monétariste. C’est la raison pour laquelle le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a décidé tout seul, juste avant de prendre ses fonctions en tant que président de la Fed, d’arrêter la publication des chiffres de M3 pour que personne ne puisse déceler le développement de l’hypertrophie monétaire en M3-M2 qui n’est visible que sur les séries d’autres nations comme celles de la zone euro. Ainsi, les gens de la Fed ont pu piloter en toute quiétude les turbulences financières qui en ont été la conséquence pour restaurer de bons fondamentaux… mais aux Etats-Unis. Hypertrophie de la masse monétaire, création monétaire, structure totalement hors normes des agrégats, banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, la zone euro et ses pays membres sont dans une situation qui conduit dans l’inconnu car il n’y a pas d’antériorité à de tels désordres.

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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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