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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 18:06

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~~Agrégats monétaires de la zone euro (octobre 2015) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme L’évolution des agrégats monétaires de la zone euro montre que la situation continue à se dégrader fortement depuis le début de l’année 2015… Document 1 : En effet, l’agrégat M1 augmente de 14% d’une année sur l’autre depuis plusieurs mois, Document 2 : M1 représente maintenant 62,6 % du PIB annuel contre… 17 % aux Etats-Unis où l’argent y est sain ! Document 3 : Ainsi, ce sont comparativement 4 750 milliards d’euros qui se trouvent indument dans les portefeuilles et surtout dans les comptes courants des Euro-zonards, Document 4 : Une grande partie de cet argent non gagné aurait dû se trouver dans les trésoreries des entreprises, c’est-à-dire en M3-M2, qui n’ont pas augmenté depuis les années 90 en euros courants ! Document 5 : Ces trésoreries des entreprises continuent à être au plus bas comparativement au PIB depuis l’adoption de l’euro, Document 6 : Les agrégats M1 et M3-M2 de la zone euro auraient dû évoluer selon les droites en pointillé, Document 7 : La situation est tellement mauvaise que les malheureux Euro-zonards désépargnent ! Document 8 : Globalement, la masse monétaire M3 continue à augmenter… Document 9 : … sur un rythme trop élevé… Document 10 : … au point de dépasser le PIB annuel, comme avant la dernière grande crise… Document 11 : Ces données sont effarantes pour tout monétariste normalement constitué. Les malheureux Euro-zonards auront été les victimes de leur manque de culture monétariste. Par contre, les Américains, du moins ceux qui ont le pouvoir et qui ont encore cette culture monétariste qui a été développée par les Reaganomics, auront gagné cette guerre monétariste. Tout est simple.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:54

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~~Confirmation du ralentissement de la croissance US Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme Après les indices manufacturiers ISM et les variations chaotiques des cours des actions, l’analyse de l’évolution des agrégats monétaires des Etats-Unis confirme le ralentissement de la croissance… En effet, l’augmentation de l’agrégat M2-M1 qui correspond aux dépôts des Américains dans les caisses d’épargne, est de l’ordre de 6 % d’une année sur l’autre depuis le mois de septembre, Document 1 : Comme l’augmentation du PIB nominal est de l’ordre de 4 % d’une année sur l’autre… Document 2 : … la part de M2-M1 dans le PIB continue à augmenter anormalement en atteignant des plus hauts historiques à 52 % alors qu’elle devrait être de l’ordre de 40 %, Document 3 : En conséquence, 2 000 milliards de dollars se trouvent en excédent dans cet agrégat (mais c’est de l’argent sain, sans création monétaire) au lieu d’être soit dépensés, soit investis dans des valeurs mobilières ou immobilières (ce qui aurait alors eu des effets positifs sur la croissance), Document 4 : En effet, les caisses d’épargne sont obligées de conserver par précaution une grande partie des dépôts car ils peuvent être retirés sans préavis. Cet argent (sain) ne circule pas, ce qui provoque un ralentissement de la croissance qui est bien visible sur les courbes incluant celle de la variation de la masse monétaire libre, Document 5 : Même document sans les courbes de tendance (polynomiales d’ordre 6), Document 6 : Sur une période plus courte, ces courbes montrent plus précisément ces évolutions, Document 7 : Les Américains épargnent trop ! … alors que l’argent doit circuler pour que la croissance atteigne son potentiel optimal. La circulation monétaire est un concept fondamental… dont personne ne parle… Un petit rappel pour les idiots inutiles qui sont intarissables sur la planche à billets : M1 ne représente que 17 % du PIB annuel (contre plus de 60 % dans la zone euro !)… Document 8 : … en augmentation non pas à cause de cette fameuse planche à billets, mais de celle des dépôts des Américains sur leurs comptes courants (TCD), Document 9 : Les variations d’une semaine à l’autre de ces agrégats sont considérables depuis les turbulences financières initiées par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, alors que ce bon vieux Greenspan cherchait toujours à amortir les chocs, Document 10 : Alan Greenspan cherchait aussi toujours à dynamiser ses concitoyens pour qu’ils dépensent leur argent et qu’ils investissent pour doper la croissance au risque de provoquer des fluctuations importantes (sur les marchés et même parfois des crises, mais maitrisées), ce qui n’est pas le cas de ses successeurs qui veulent lisser ces variations, Document 11 : Encore un rappel pour les idiots inutiles : les dépôts doivent avoir pour contrepartie des prêts, ce qui signifie que l’argent gagné (par les Américains en travaillant), pour la partie non dépensée (c’est-à-dire épargnée), doit être prêté… à des investisseurs. Ainsi, les dettes augmentent logiquement en même temps que la richesse produite. Il est donc inutile de se lamenter sur l’augmentation inexorable des dettes car, la richesse augmentant, ces dettes augmentent, mais ces dettes doivent correspondre à des investissements (pour augmenter la croissance) et non pas à des dépenses de consommation distribuées sous la forme d’aides dites sociales. Dans un tel processus équilibré, l’argent sain circule sans création monétaire.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:28

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~~€-zone, €-folies, monétarisme et spéculation gagnante Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme En cette fin de semaine (finissant le 4 décembre), les marchés ont parfaitement confirmé mes analyses : les capitaux sont massivement sortis de la vieille Europe, dont les fondamentaux sont mauvais, pour se porter aux Etats-Unis où ils sont bons avec une croissance proche de son potentiel optimal sans inflation mais avec des goulets d’étranglement sur l’emploi, ce qui alimente la spéculation gagnante… En effet, les bourses de la vieille Europe ont plongé plus ou moins fortement (actions et obligations) alors que celles des Etats-Unis ont rebondi vers leurs plus hauts historiques. Ainsi, les rendements du Schatz ont plongé à leur plus bas historique le 2 décembre (- 0,452 %), juste avant la publication de la décision des Marioles de la BCE de ne pas augmenter leurs rachats de titres pour remonter vigoureusement juste après l’annonce de cette décision qui a surpris les marchés ! Document 1 : Ordinairement, une hausse des rendements des bons des Trésors (correspondant à une baisse des prix des contrats signifiant que les investisseurs sortent de ce type de placement refuge) s’accompagne d’une hausse des actions, ce qui n’a pas été le cas car les capitaux sont sortis de la zone euro pourrie pour s’investir aux Etats-Unis où les perspectives sont bonnes. Il en a été de même avec les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète qui ont battu leur plus bas record historique le 3 décembre à – 0,412 % pour remonter enduite aux mêmes heures que les variations du Schatz, Document 2 : Ces mouvements désordonnés de capitaux les 3 et 4 décembre montrent clairement que les marchés, c’est-à-dire les mauvais investisseurs panurgistes n’ont toujours rien compris aux fondamentaux du monétarisme… Ainsi par exemple, les marchés sont toujours convaincus que la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE est proactive, c’est-à-dire qu’elle donne des effets positifs, en abaissant les taux de base et en rachetant pour des centaines de milliards d’euros des titres dont des bons de Trésors. En réalité cette politique monétaire de la BCE ne produit aucun effet positif : d’une part, les rachats de titres n’ont aucun effet d’entrainement sur l’économie réelle (car les banques qui les vendent déposent en retour leurs disponibilités excédentaires à la BCE) et d’autre part, en abaissant encore les taux de base qui étaient déjà à des niveaux négatifs, les Marioles de la BCE ne font qu’accentuer les difficultés des banques (car elles peuvent difficilement dégager des bénéfices en prêtant à des niveaux très bas). Des taux négatifs étaient inimaginables, inconcevables. C’est une très grave erreur que de poursuivre une telle politique monétaire comme je l’ai écrit à maintes reprises, ce qui est aussi l’avis de Claudio Borio (chef du département monétaire et économique de la BRI) qui vient de déclarer que « Les limites de l’impensable » ont été franchies, « Le calme qui règne actuellement est fragile » a-t-il ajouté. Pire encore : une telle politique monétaire montre (ou avoue) que la zone euro reste engluée dans une crise larvée avec un taux de chômage très élevé, surtout dans ces cochons de pays du Club Med sans que la BCE puisse y faire repartir la croissance, en particulier à cause de l’hypertrophie de la masse monétaire qui est irrattrapable. Comme c’était prévisible, après la fourniture de centaines de milliards d’euros à des banques de la zone, et depuis le début du Q€ en mars 2015, cette politique monétaire n’a eu aucun effet positif observable : les banques ne prêtent pas davantage aux entreprises ni aux particuliers qui n’investissent pas quand les perspectives sont mauvaises même si les taux sont faibles. Au contraire, avant les turbulences financières, les entreprises et les particuliers n’hésitaient pas à investir en s’endettant, même avec des taux élevés parce que l’avenir s’annonçait radieux. Conclusion 1 : les analyses monétaristes permettent donc d’anticiper la réalité à venir et d’alimenter la spéculation gagnante… En effet, ce qui s’est passé en deux jours n’est qu’une manifestation des tendances lourdes et longues qui montrent que depuis le mois de juillet 2007 les bons spéculateurs anticipent ces difficultés dans la zone euro : les rendements du Bund sont clairement sur une tendance baissière, miraculeusement sauvés des eaux par la confirmation le 28 avril 2015 d’une hausse des taux de la Fed du fait du rétablissement d’une croissance proche de son potentiel optimal aux Etats-Unis, Document 3 : L’évolution des rendements des bons du Trésor allemand les 3 et 4 décembre montre même clairement que les Marioles accentuent en fait les difficultés et les craintes dans la zone (face à un avenir inconnu) en maintenant des taux anormalement bas, Document 4 : Les petits Suisses sont une fois de plus totalement dépendants de la zone euro sans y avoir adhéré ! Document 5 : Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans sont positionnés en attente d’une hausse des taux de base de la Fed et du marasme européen… Document 6 : … ce qui est confirmé par leur écart, Document 7 : Comme je l’ai écrit maintes fois, l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro y provoque cette absence de croissance (ou plutôt la continuation d’une crise larvée) qui a le gros avantage de brider la croissance américaine en cassant les cycles qui la perturbaient auparavant, Document 8 : Conclusion 2 : les idiots a priori inutiles peuvent miraculeusement devenir utiles.

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~~€-zone, €-folies, monétarisme et spéculation gagnante Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme En cette fin de semaine (finissant le 4 décembre), les marchés ont parfaitement confirmé mes analyses : les capitaux sont massivement sortis de la vieille Europe, dont les fondamentaux sont mauvais, pour se porter aux Etats-Unis où ils sont bons avec une croissance proche de son potentiel optimal sans inflation mais avec des goulets d’étranglement sur l’emploi, ce qui alimente la spéculation gagnante… En effet, les bourses de la vieille Europe ont plongé plus ou moins fortement (actions et obligations) alors que celles des Etats-Unis ont rebondi vers leurs plus hauts historiques. Ainsi, les rendements du Schatz ont plongé à leur plus bas historique le 2 décembre (- 0,452 %), juste avant la publication de la décision des Marioles de la BCE de ne pas augmenter leurs rachats de titres pour remonter vigoureusement juste après l’annonce de cette décision qui a surpris les marchés ! Document 1 : Ordinairement, une hausse des rendements des bons des Trésors (correspondant à une baisse des prix des contrats signifiant que les investisseurs sortent de ce type de placement refuge) s’accompagne d’une hausse des actions, ce qui n’a pas été le cas car les capitaux sont sortis de la zone euro pourrie pour s’investir aux Etats-Unis où les perspectives sont bonnes. Il en a été de même avec les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète qui ont battu leur plus bas record historique le 3 décembre à – 0,412 % pour remonter enduite aux mêmes heures que les variations du Schatz, Document 2 : Ces mouvements désordonnés de capitaux les 3 et 4 décembre montrent clairement que les marchés, c’est-à-dire les mauvais investisseurs panurgistes n’ont toujours rien compris aux fondamentaux du monétarisme… Ainsi par exemple, les marchés sont toujours convaincus que la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE est proactive, c’est-à-dire qu’elle donne des effets positifs, en abaissant les taux de base et en rachetant pour des centaines de milliards d’euros des titres dont des bons de Trésors. En réalité cette politique monétaire de la BCE ne produit aucun effet positif : d’une part, les rachats de titres n’ont aucun effet d’entrainement sur l’économie réelle (car les banques qui les vendent déposent en retour leurs disponibilités excédentaires à la BCE) et d’autre part, en abaissant encore les taux de base qui étaient déjà à des niveaux négatifs, les Marioles de la BCE ne font qu’accentuer les difficultés des banques (car elles peuvent difficilement dégager des bénéfices en prêtant à des niveaux très bas). Des taux négatifs étaient inimaginables, inconcevables. C’est une très grave erreur que de poursuivre une telle politique monétaire comme je l’ai écrit à maintes reprises, ce qui est aussi l’avis de Claudio Borio (chef du département monétaire et économique de la BRI) qui vient de déclarer que « Les limites de l’impensable » ont été franchies, « Le calme qui règne actuellement est fragile » a-t-il ajouté. Pire encore : une telle politique monétaire montre (ou avoue) que la zone euro reste engluée dans une crise larvée avec un taux de chômage très élevé, surtout dans ces cochons de pays du Club Med sans que la BCE puisse y faire repartir la croissance, en particulier à cause de l’hypertrophie de la masse monétaire qui est irrattrapable. Comme c’était prévisible, après la fourniture de centaines de milliards d’euros à des banques de la zone, et depuis le début du Q€ en mars 2015, cette politique monétaire n’a eu aucun effet positif observable : les banques ne prêtent pas davantage aux entreprises ni aux particuliers qui n’investissent pas quand les perspectives sont mauvaises même si les taux sont faibles. Au contraire, avant les turbulences financières, les entreprises et les particuliers n’hésitaient pas à investir en s’endettant, même avec des taux élevés parce que l’avenir s’annonçait radieux. Conclusion 1 : les analyses monétaristes permettent donc d’anticiper la réalité à venir et d’alimenter la spéculation gagnante… En effet, ce qui s’est passé en deux jours n’est qu’une manifestation des tendances lourdes et longues qui montrent que depuis le mois de juillet 2007 les bons spéculateurs anticipent ces difficultés dans la zone euro : les rendements du Bund sont clairement sur une tendance baissière, miraculeusement sauvés des eaux par la confirmation le 28 avril 2015 d’une hausse des taux de la Fed du fait du rétablissement d’une croissance proche de son potentiel optimal aux Etats-Unis, Document 3 : L’évolution des rendements des bons du Trésor allemand les 3 et 4 décembre montre même clairement que les Marioles accentuent en fait les difficultés et les craintes dans la zone (face à un avenir inconnu) en maintenant des taux anormalement bas, Document 4 : Les petits Suisses sont une fois de plus totalement dépendants de la zone euro sans y avoir adhéré ! Document 5 : Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans sont positionnés en attente d’une hausse des taux de base de la Fed et du marasme européen… Document 6 : … ce qui est confirmé par leur écart, Document 7 : Comme je l’ai écrit maintes fois, l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro y provoque cette absence de croissance (ou plutôt la continuation d’une crise larvée) qui a le gros avantage de brider la croissance américaine en cassant les cycles qui la perturbaient auparavant, Document 8 : Conclusion 2 : les idiots a priori inutiles peuvent miraculeusement devenir utiles.

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Ainsi, les rendements du Schatz ont plongé à leur plus bas historique le 2 décembre (- 0,452 %), juste avant la publication de la décision des Marioles de la BCE de ne pas augmenter leurs rachats de titres pour remonter vigoureusement juste après l’annonce de cette décision qui a surpris les marchés ! Document 1 : Ordinairement, une hausse des rendements des bons des Trésors (correspondant à une baisse des prix des contrats signifiant que les investisseurs sortent de ce type de placement refuge) s’accompagne d’une hausse des actions, ce qui n’a pas été le cas car les capitaux sont sortis de la zone euro pourrie pour s’investir aux Etats-Unis où les perspectives sont bonnes. Il en a été de même avec les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète qui ont battu leur plus bas record historique le 3 décembre à – 0,412 % pour remonter enduite aux mêmes heures que les variations du Schatz, Document 2 : Ces mouvements désordonnés de capitaux les 3 et 4 décembre montrent clairement que les marchés, c’est-à-dire les mauvais investisseurs panurgistes n’ont toujours rien compris aux fondamentaux du monétarisme… Ainsi par exemple, les marchés sont toujours convaincus que la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE est proactive, c’est-à-dire qu’elle donne des effets positifs, en abaissant les taux de base et en rachetant pour des centaines de milliards d’euros des titres dont des bons de Trésors. En réalité cette politique monétaire de la BCE ne produit aucun effet positif : d’une part, les rachats de titres n’ont aucun effet d’entrainement sur l’économie réelle (car les banques qui les vendent déposent en retour leurs disponibilités excédentaires à la BCE) et d’autre part, en abaissant encore les taux de base qui étaient déjà à des niveaux négatifs, les Marioles de la BCE ne font qu’accentuer les difficultés des banques (car elles peuvent difficilement dégager des bénéfices en prêtant à des niveaux très bas). Des taux négatifs étaient inimaginables, inconcevables. C’est une très grave erreur que de poursuivre une telle politique monétaire comme je l’ai écrit à maintes reprises, ce qui est aussi l’avis de Claudio Borio (chef du département monétaire et économique de la BRI) qui vient de déclarer que « Les limites de l’impensable » ont été franchies, « Le calme qui règne actuellement est fragile » a-t-il ajouté. Pire encore : une telle politique monétaire montre (ou avoue) que la zone euro reste engluée dans une crise larvée avec un taux de chômage très élevé, surtout dans ces cochons de pays du Club Med sans que la BCE puisse y faire repartir la croissance, en particulier à cause de l’hypertrophie de la masse monétaire qui est irrattrapable. Comme c’était prévisible, après la fourniture de centaines de milliards d’euros à des banques de la zone, et depuis le début du Q€ en mars 2015, cette politique monétaire n’a eu aucun effet positif observable : les banques ne prêtent pas davantage aux entreprises ni aux particuliers qui n’investissent pas quand les perspectives sont mauvaises même si les taux sont faibles. Au contraire, avant les turbulences financières, les entreprises et les particuliers n’hésitaient pas à investir en s’endettant, même avec des taux élevés parce que l’avenir s’annonçait radieux. Conclusion 1 : les analyses monétaristes permettent donc d’anticiper la réalité à venir et d’alimenter la spéculation gagnante… En effet, ce qui s’est passé en deux jours n’est qu’une manifestation des tendances lourdes et longues qui montrent que depuis le mois de juillet 2007 les bons spéculateurs anticipent ces difficultés dans la zone euro : les rendements du Bund sont clairement sur une tendance baissière, miraculeusement sauvés des eaux par la confirmation le 28 avril 2015 d’une hausse des taux de la Fed du fait du rétablissement d’une croissance proche de son potentiel optimal aux Etats-Unis, Document 3 : L’évolution des rendements des bons du Trésor allemand les 3 et 4 décembre montre même clairement que les Marioles accentuent en fait les difficultés et les craintes dans la zone (face à un avenir inconnu) en maintenant des taux anormalement bas, Document 4 : Les petits Suisses sont une fois de plus totalement dépendants de la zone euro sans y avoir adhéré ! Document 5 : Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans sont positionnés en attente d’une hausse des taux de base de la Fed et du marasme européen… Document 6 : … ce qui est confirmé par leur écart, Document 7 : Comme je l’ai écrit maintes fois, l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro y provoque cette absence de croissance (ou plutôt la continuation d’une crise larvée) qui a le gros avantage de brider la croissance américaine en cassant les cycles qui la perturbaient auparavant, Document 8 : Conclusion 2 : les idiots a priori inutiles peuvent miraculeusement devenir utiles.

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Ainsi, les rendements du Schatz ont plongé à leur plus bas historique le 2 décembre (- 0,452 %), juste avant la publication de la décision des Marioles de la BCE de ne pas augmenter leurs rachats de titres pour remonter vigoureusement juste après l’annonce de cette décision qui a surpris les marchés ! Document 1 : Ordinairement, une hausse des rendements des bons des Trésors (correspondant à une baisse des prix des contrats signifiant que les investisseurs sortent de ce type de placement refuge) s’accompagne d’une hausse des actions, ce qui n’a pas été le cas car les capitaux sont sortis de la zone euro pourrie pour s’investir aux Etats-Unis où les perspectives sont bonnes. Il en a été de même avec les rendements des bons à 10 ans du Trésor helvète qui ont battu leur plus bas record historique le 3 décembre à – 0,412 % pour remonter enduite aux mêmes heures que les variations du Schatz, Document 2 : Ces mouvements désordonnés de capitaux les 3 et 4 décembre montrent clairement que les marchés, c’est-à-dire les mauvais investisseurs panurgistes n’ont toujours rien compris aux fondamentaux du monétarisme… Ainsi par exemple, les marchés sont toujours convaincus que la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE est proactive, c’est-à-dire qu’elle donne des effets positifs, en abaissant les taux de base et en rachetant pour des centaines de milliards d’euros des titres dont des bons de Trésors. En réalité cette politique monétaire de la BCE ne produit aucun effet positif : d’une part, les rachats de titres n’ont aucun effet d’entrainement sur l’économie réelle (car les banques qui les vendent déposent en retour leurs disponibilités excédentaires à la BCE) et d’autre part, en abaissant encore les taux de base qui étaient déjà à des niveaux négatifs, les Marioles de la BCE ne font qu’accentuer les difficultés des banques (car elles peuvent difficilement dégager des bénéfices en prêtant à des niveaux très bas). Des taux négatifs étaient inimaginables, inconcevables. C’est une très grave erreur que de poursuivre une telle politique monétaire comme je l’ai écrit à maintes reprises, ce qui est aussi l’avis de Claudio Borio (chef du département monétaire et économique de la BRI) qui vient de déclarer que « Les limites de l’impensable » ont été franchies, « Le calme qui règne actuellement est fragile » a-t-il ajouté. Pire encore : une telle politique monétaire montre (ou avoue) que la zone euro reste engluée dans une crise larvée avec un taux de chômage très élevé, surtout dans ces cochons de pays du Club Med sans que la BCE puisse y faire repartir la croissance, en particulier à cause de l’hypertrophie de la masse monétaire qui est irrattrapable. Comme c’était prévisible, après la fourniture de centaines de milliards d’euros à des banques de la zone, et depuis le début du Q€ en mars 2015, cette politique monétaire n’a eu aucun effet positif observable : les banques ne prêtent pas davantage aux entreprises ni aux particuliers qui n’investissent pas quand les perspectives sont mauvaises même si les taux sont faibles. Au contraire, avant les turbulences financières, les entreprises et les particuliers n’hésitaient pas à investir en s’endettant, même avec des taux élevés parce que l’avenir s’annonçait radieux. Conclusion 1 : les analyses monétaristes permettent donc d’anticiper la réalité à venir et d’alimenter la spéculation gagnante… En effet, ce qui s’est passé en deux jours n’est qu’une manifestation des tendances lourdes et longues qui montrent que depuis le mois de juillet 2007 les bons spéculateurs anticipent ces difficultés dans la zone euro : les rendements du Bund sont clairement sur une tendance baissière, miraculeusement sauvés des eaux par la confirmation le 28 avril 2015 d’une hausse des taux de la Fed du fait du rétablissement d’une croissance proche de son potentiel optimal aux Etats-Unis, Document 3 : L’évolution des rendements des bons du Trésor allemand les 3 et 4 décembre montre même clairement que les Marioles accentuent en fait les difficultés et les craintes dans la zone (face à un avenir inconnu) en maintenant des taux anormalement bas, Document 4 : Les petits Suisses sont une fois de plus totalement dépendants de la zone euro sans y avoir adhéré ! Document 5 : Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans sont positionnés en attente d’une hausse des taux de base de la Fed et du marasme européen… Document 6 : … ce qui est confirmé par leur écart, Document 7 : Comme je l’ai écrit maintes fois, l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro y provoque cette absence de croissance (ou plutôt la continuation d’une crise larvée) qui a le gros avantage de brider la croissance américaine en cassant les cycles qui la perturbaient auparavant, Document 8 : Conclusion 2 : les idiots a priori inutiles peuvent miraculeusement devenir utiles.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 22:03

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~~La solution : l’Andorre libéral ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Andorre, Leverage Les fondamentaux sont mauvais dans la vieille Europe, surtout dans la zone euro et plus particulièrement en France, cf. mes analyses… Maintenant, c’est trop tard pour agir, ou réagir. La seule issue est de partir. Oui, mais où ? Bien entendu des destinations assez lointaines sont tentantes, comme l’Amérique du Nord, Singapour, Hong-Kong, l’Australie… mais il existe une solution moins exotique, plus proche et surtout très libérale : l’Andorre ! L’Andorre est un tout petit Etat souverain et totalement indépendant (70 000 habitants environ) qui ne fait pas partie de l’Union Européenne ni bien sûr de la zone euro bien qu’ayant adopté cette monnaie pour son usage car les Andorrans ont toujours accepté et utilisé les monnaies de leurs clients et en particulier celles de leurs voisins sans toutefois participer à leurs systèmes monétaires, ce qui les met à l’abri de leurs problèmes comme celui de l’hypertrophie de la masse monétaire de la zone euro. En effet, le dynamisme de l’économie andorrane provient avant tout de son système très libéral qui lui confère en toutes circonstances un avantage relatif certain par rapport au reste de l’Europe. Il repose bien entendu sur une fiscalité optimale, voire minimale : l’arsenal fiscal existe, mais avec des taux aux plus bas… Ainsi par exemple, le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est de 2 % (à condition d’employer au moins une personne à mi-temps, sinon il est de 10 %), et, comme les bénéfices sont ainsi déjà imposés, les dividendes ne le sont pas… ce qui est parfaitement logique ! Il s’agit là d’un des plus puissants leviers de prospérité imaginable car il donne la possibilité aux entrepreneurs de gagner de l’argent en créant des entreprises, donc de la valeur et des emplois. Sur cette base, la petite vallée andorrane est une oasis de richesse dans le désert environnant : de l’autre côté de la ligne de crête, au Nord, la vallée ariègeoise se meurt. Beaucoup de maisons dans les villages sont à vendre, certaines fermées depuis longtemps commencent à se délabrer, d’autres sont en ruine, envahies par la végétation. Capitalisme libéral contre socialisme larvé = richesse et prospérité d’un côté, pauvreté de l’autre. Les autres dispositifs fiscaux sont également très libéraux : le taux normal de l’équivalent de la TVA est de 4,5 %, la tranche maximale de l’impôt sur le revenu est de 7,5 % (après des abattements), pas de taxe d’habitation ni d’impôts sur la fortune… L’Andorre est un petit paradis, pas un enfer fiscal ni un paradis fiscal dans le sens péjoratif car il existe un système fiscal ordonné qui n’accepte pas (ou plus) les sociétés boites aux lettres. L’Andorre est un Etat de droit dans lequel l’Etat est réduit à son optimal, c’est-à-dire au minimum : à ses prérogatives régaliennes. En Andorre, les gens gagnent de l’argent en travaillant et ils en conservent la quasi-totalité au lieu de se le faire voler par des administrations publiques, ce qui ne les empêche pas de bénéficier de prestations dites sociales comme une assurance santé (l’équivalent de la Sécurité Sociale) et d’un système de retraite de base (globalement au taux de 20 %, 5 % étant à la charge des salariés). Cerise sur le gâteau : seules les banques andorranes sont autorisées à y exercer ! Donc pas de Gos banques ni de big banks too big to fail : rien que 4 banques locales dont les multiples d’endettement sont inférieurs à 10. Plus que parfait ! Elles sont liées au système bancaire des Etats-Unis car les Andorrans comme leurs voisins espagnols ont traditionnellement des liens très forts avec le continent américain depuis des siècles. Concrètement, l’Andorre est un pays qui s’est ouvert récemment aux investisseurs étrangers qui peuvent y créer des entreprises à des conditions particulièrement intéressantes en restant proches de la France sans ses inconvénients, dans un pays quasiment francophone. Attention, l’Andorre n’est pas un petit paradis où tout le monde il est beau il est gentil. Il y a des personnes peu recommandables et même escrocs, surtout parmi des Français qui y sont installés. Pour y investir en toute sécurité, il faut s’y introduire par l’intermédiaire d’Andorrans fiables. Les personnes qui seraient intéressées par de tels projets peuvent me contacter via les commentaires (qui n’apparaitront pas).

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:56

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~~Inflation américaine optimale, suite… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis L’inflation est à son niveau optimal aux Etats-Unis, c’est-à-dire dans la bande des 1,0 à 1,5 % car en dessous de ce seuil, les risques de déflation peuvent commencer à devenir inquiétants et au-dessus de cette barre critique, ce sont les risques d’inflation qui peuvent l’être, Document 1 : Ainsi, après une longue période de risques inflationnistes, ce sont les risques déflationnistes qui sont les plus inquiétants, après les turbulences financières et les baisses des prix de l’énergie de ces dernières années qui provoquent des variations considérables sur les indices des prix. Lorsqu’il présidait la Fed, ce bon vieux Greenspan prenait en considération l’inflation dite sous-jacente, c’est-à-dire hors des produits dont les prix sont volatils comme ceux de l’énergie, à savoir le PCE:PILFE qui fluctue dans cette zone optimale pour ce qui concerne les variations sur les 6 derniers mois, Document 2 : Cependant, les Américains réagissent en fonction de l’ensemble des prix, y compris ceux de l’énergie. Or, le PCE est lui aussi dans cette zone optimale pour ce qui concerne les variations sur les 6 derniers mois, Document 3 : Dans ces conditions, tout va bien. La croissance américaine est à son optimum quand on prend en considération tous les indicateurs de base.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 08:39

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~~Les Marioles de la BCE persistent ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme, Suisse Les Marioles de la BCE persistent dans leurs erreurs… Leur politique monétaire dite accommodante, le Q€, consiste à prêter une quinzaine de milliards d’euros supplémentaires chaque semaine à des banques à des taux quasiment nuls pour qu’elles prêtent cet argent à des investisseurs et à des consommateurs… Document 1 : … mais en fait elles redéposaient cet argent auprès de la BCE ! … ce qui n’avait aucun effet d’entrainement, évidemment. Pire : de plus en plus de banques sont maintenant obligées de conserver cet argent (car elles ont des problèmes du fait qu’elles sont surendettées), ce qui provoque un trou dans le bilan de la BCE. Pas de problème disent les Marioles de la BCE : de mystérieuses et anonymes administrations publiques de la zone, déjà surendettées, ont prêté généreusement 42,603 milliards d’euros supplémentaires la semaine dernière pour boucler son bilan ! Document 2 : Ces mystérieuses et anonymes administrations publiques n’ont jamais prêté autant d’argent à la BCE : 215 milliards d’euros ! Pire encore : les Marioles de la BCE veulent aggraver la situation dans la zone en accentuant leur politique monétaire dite accommodante en augmentant les prêts aux banques et en diminuant encore les taux des dépôts ! Ces projets insensés font plonger le 25 novembre les rendements à des plus bas records historiques pour des bons à 10 ans de Trésors comme celui de l’Helvétie… Document 3 : … et du Schatz… Document 4 : … le Bund ayant été miraculeusement sauvé des eaux par les gens de la Fed pour que la zone ne sombre pas, Document 5 : Comme ces gens de la Fed veulent augmenter leur taux de base du fait que la croissance américaine est repartie sur de bons fondamentaux avec une inflation sous-jacente qui est proche des taux critiques, les rendements des Notes à 2 ans remontent… Document 6 : … ce qui fait baisser l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans… Document 7 : … ce qui est le signe précurseur de l’accentuation d’une nouvelle crise dans la zone (euro)… Document 8 : … sachant que les rendements du Bund sont anormalement dopés par les gens de la Fed, Document 9 : En conséquence, les idiots a priori inutiles sont persuadés que la politique monétaire des Marioles de la BCE portera ses fruits alors que les bons spéculateurs anticipent l’aggravation de la crise dans la zone de tous les dangers.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 11:56

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~~Stratégie US du désordre, Islam et Europe Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe Dans le cadre d’une confrontation entre deux parties, celle qui a les plus grandes chances de gagner est évidemment celle qui est a priori la plus forte. Pour gagner, il faut donc être le plus fort, ce qui est difficile et couteux, mais il est possible de gagner (ou de renverser un rapport de force) avec moins d’efforts et aux moindres coûts en cherchant à affaiblir l’adversaire, en créant par exemple chez lui un certain désordre (ce qui le déstabilise). Ce type de stratégie du désordre est prôné par beaucoup de militaires (et de spécialistes de sports de combat) et il est appliqué depuis des millénaires sous cette dénomination ou une autre. Pour conserver leur leadership sur le Monde libre, les Américains utilisent cette stratégie du désordre. C’est là un thème que j’ai souvent abordé et qui est important… Ainsi par exemple, les dirigeants politiques, économiques, financiers et monétaires américains ont encouragé leurs homologues européens à adopter une monnaie unique en leur faisant croire qu’elle pourrait supplanter la suprématie du dollar. Erreur fatale ! … car une monnaie unique pour des nations indépendantes et souveraines ne peut conduire qu’à une accentuation du désordre dans cette zone monétaire contre nature, ce qui est une évidence pour tout monétariste normalement constitué. Une telle stratégie du désordre a été appliquée sur le continent américain avec succès : au lieu de soutenir des régimes souvent peu démocratiques favorables aux intérêts des Etats-Unis comme ce fut le cas pendant des décennies après la Seconde guerre mondiale, ces derniers s’accommodent maintenant fort bien de gouvernements très à gauche, qui leur sont fortement hostiles mais qui affaiblissent de ce fait considérablement ces pays Sud-américains, donc finalement au profit des intérêts des Etats-Unis comme au Venezuela par exemple. Cette stratégie du désordre a été également appliquée avec succès dans les pays musulmans : au lieu de soutenir là aussi des régimes souvent peu démocratiques favorables aux intérêts des Etats-Unis comme ce fut le cas en Iran, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les Américains s’accommodent fort bien de gouvernements musulmans (ou islamistes !) qui leur sont plus ou moins fortement hostiles mais qui affaiblissent considérablement ces pays en y accentuant le désordre. Mieux : le Printemps arabe initié par les Américains, surtout avec les interventions militaires en Libye et en Syrie, a créé de tels désordres dans des pays musulmans qu’ils ont engendré des migrations prévisibles de millions de musulmans, dont des combattants aguerris, vers les pays européens, ce qui y accentue considérablement le désordre qui y régnait déjà. La France se retrouve maintenant avec une pyramide qui a pour base 6 à 8 millions de musulmans, dont le sommet comprend quelques milliers de combattants fanatisés et aguerris, surtout en Syrie, avec des strates intermédiaires, dont des dits islamistes, c’est-à-dire des musulmans appliquant scrupuleusement le Coran, ce qui est dramatiquement létal à terme. Pire, comme les Français sont des veaux (comme le disait le Général de Gaulle), ils subissent les manipulations de leurs dirigeants politiques et médiatiques (les journaleux) en n’ayant pas adopté les mesures qui s’imposaient en matière sécuritaire. Maintenant, c’est trop tard pour agir, ou réagir. La seule issue est de partir. *** Compléments… Les Israéliens sont malheureusement bien placés pour bien connaitre le monde arabe. Plus que jamais, il faut tenir compte de leurs analyses, cf. celles de la Mena, cliquer ici pour lire l’article de cette agence de presse particulièrement fiable : La fin des mythes, analyse du vendredi 20 novembre 2015 par Stéphane Juffa. Toutes les personnes qui s’intéressent à ces problèmes de sécurité savaient que des attentats comme ceux du vendredi 13 novembre allaient se produire en France. Les autorités ont fait des fautes majeures en ne prenant pas les décisions qu’il aurait fallu prendre. La manipulation de l’opinion publique qui se développe n’en est que plus choquante. Dans le cadre de cette stratégie du désordre, il apparait clairement que les Américains ont su développer une opposition chiite aux monarchies pétrolières sunnites, en abandonnant jadis le Chah d’Iran devenu trop puissant, puis en s’attaquant à l’Irak de Saddam Hussein, laissant ainsi s’étendre le désordre dans cette région mais avec un équilibre des forces entre les grandes sectes musulmanes en présence. Les dirigeants européens sont ainsi tombés dans tous les pièges qui leur étaient tendus.

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