Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 10:52

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Morgan Stanley 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage A la fin de ce dernier trimestre, le leverage réel Morgan Stanley (qui fait partie des banques mondiales à risque systémique) a très légèrement augmenté par rapport au trimestre précédent, à 15,49 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 6,46 %, Document 1 : Modifier Morgan Stanley 2014 Q3 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 1 Assets 814,511 817,539 829,099 825,253 834,113 2 Equity 66,898 67,55 66,642 67,518 67,767 3 Preferred st 6,02 6,02 7,52 7,52 7,52 4 Goodwill 9,637 9,636 9,657 9,74 9,652 5 Tangible eq 51,241 51,894 49,465 50,258 50,595 6 Liabilities 763,27 765,645 779,634 774,995 783,518 7 Leverage (µ) 14,9 14,75 15,76 15,42 15,49 8 Core Tier 1 (%) 6,71 6,78 6,34 6,48 6,46 Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus ici pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 25,2 milliards de dollars pour que Morgan Stanley respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage inférieur à 10. Document 2 : Les dirigeants de Morgan Stanley restructurent les activités de la banque pour en augmenter la rentabilité et pour à ne pas retomber à l’avenir dans les dérives passées. Les activités spéculatives risquées (avec la chute des cours cet été) ont fait plonger les bénéfices au cours de ce dernier trimestre mais les fondamentaux restent encore acceptables. Cliquer ici pour lire le communiqué de Morgan Stanley sur la publication de ses résultats de ce dernier trimestre.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:35

à lire sur mon site, chevallier.biz

~~Goldman Sachs 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Goldman Sachs a pedu la deuxième marche du podium (après Citigroup et Wells Fargo) des grandes banques américaines (et mondiales) à risque systémique : son leverage réel est de 11,18 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,9 % en très légère détérioration par rapport au trimestre précédent, Document 1 : Modifier Goldman Sachs 2014 Q3 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 1 Assets 869 856 865,458 860 881 2 Equity 82,275 82,797 85,127 87,654 87,703 3 Preferred st 9,2 9,2 9,2 11,2 11,2 4 Goodwill 4,386 4,16 4,186 4,166 4,168 5 Tangible eq 68,689 69,437 71,741 72,288 72,335 6 Liabilities 800,311 786,563 793,717 787,712 808,665 7 Leverage (µ) 11,7 11,3 11,1 10,9 11,18 8 Core Tier 1 (%) 8,6 8,8 9 9,2 8,9 Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni. Les capitaux propres et le total des dettes augmentent (modérément) par rapport aux trimestres précédents. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 7 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10. Document 2 : La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage, ce qui est loin d’être le cas pour les banques européennes, Document 3 : Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:33

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Wells Fargo 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Wells Fargo est l’un des meilleurs élèves de la classe des big banks américaines (en deuxième position) et des banques systémiques mondiales car cette banque respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 11,1 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 9,0 % et elle est rentable avec un bénéfice de 5,80 milliards de dollars sur le trimestre, ce qui donne un ROE de 16,01 % par rapport aux véritables capitaux propres, ce qui est parfait, Document 1 : Modifier Wells Fargo 2014 Q3 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 1 Assets 1 636,86 1 687,16 1 737,74 1 720,62 1 751,27 2 Equity 182,481 184,394 188,796 189,558 193,051 3 Preferred st 19,379 19,213 21,998 21,649 22,424 4 Goodwill 25,705 25,705 25,705 25,705 25,684 5 Tangible eq 137,397 139,476 141,093 142,204 144,943 6 Liabilities 1 499,46 1 547,68 1 596,64 1 578,41 1 606,32 7 Leverage (µ) 10,9 11,1 11,3 11,1 11,08 8 Core Tier 1 (%) 9,2 9 8,8 9 9 Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est la cas avec le ratio Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni. Le montant des véritables capitaux propres et le total des dettes augmentent régulièrement de trimestre en trimestre, ce qui est parfait. Document 2 : Il faudrait augmenter les capitaux propres de 14 milliards de dollars pour respecter les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 10. Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:31

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Citigroup 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première grande banque (de la liste des banques systémiques mondiales) à respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 % et sans tricher, Document 1 : Modifier Citigroup 2014 Q3 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 1 Assets 1 882,51 1 842,18 1 831,80 1 827,10 1 808,36 2 Equity 202,96 199,717 202,652 205,472 205,63 3 Preferred st 8,968 10,468 11,968 13,968 15,218 4 Goodwill 24,5 23,592 23,15 23,012 22,444 5 Tangible eq 169,492 165,657 167,534 168,492 167,968 6 Liabilities 1 713,01 1 676,52 1 664,27 1 658,60 1 640,39 7 Leverage (µ) 10,11 10,12 9,93 9,84 9,77 8 Core Tier 1 (%) 9,89 9,88 10,07 10,16 10,24 Sommes en milliards de dollars. La performance est absolument remarquable ! Document 2 : Les dirigeants de Citigroup ont entrepris des restructurations énergiques en sortant de la banque les activités les moins rentables (le total des actifs baisse) et en diminuant les coûts, ce qui conduit à des bénéfices de 4,3 milliards de dollars et un ROE de 10,2 % par rapport à l’actif net tangible. Une réussite parfaite ! Comme je l’ai déjà écrit, Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux. La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire dans la zone euro. Les dirigeants des big banks américaines too big to fail ont très bien compris qu’il fallait qu’elles respectent cette règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel de 10,0 au maximum correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % au minimum sans qu’il soit nécessaire de la faire passer en tant que règle impérative, c’est-à-dire en tant que loi. Il est très instructif de constater qu’en Europe, c’est le contraire qui se passe : les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques. Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire. Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe. Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 17:02

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Deutsche Bank 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage Le Britannique John Cryan, un des anciens dirigeants d’UBS, a été nommé à la tête de la banque fin juin et il est bien déterminé à restaurer énergiquement les fondamentaux de la banque, ce qui est indispensable car le leverage réel est de 32,4 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 3,1 %, Document 1 : Modifier Deutsche Bank 2014 Q3* 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 1 Assets 1 709,19 1 708,70 1 955,47 1 694,18 1 719,37 2 Equity 66,352 68,351 72,979 70,762 63,949 3 Deductions - 1,962 4,67 3,911 2,517 4 Goodwill 14,672 15,689 15,802 14,951 9,932 5 Tangible eq 51,68 50,7 52,507 51,9 51,5 6 Liabilities 1 657,51 1 658,00 1 902,96 1 642,28 1 667,87 7 Leverage (µ) 32,1 32,7 36,2 31,6 32,4 8 Core Tier 1 (%) 3,1 3,1 2,8 3,2 3,1 Sommes en milliards d’euros (seuls les chiffres des quatre derniers trimestres sont en concordance avec la directive CRD IV). Un rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 ! Document 2 : Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de… 105 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de… 1 150 milliards pour respecter les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir le ratio Core Tier 1 de 10 % sans pondérer les actifs ! Document 3 : John Cryan a déclaré qu’il allait diminuer le total des dettes par cession d’actifs et augmenter les capitaux propres en restaurant des bénéfices sans les distribuer aux actionnaires mais sans donner de chiffres prévisionnels. Il n’a fait qu’annoncer des suppressions de postes (de l’entité Deutsche Bank) : 35 000 en tout ! 20 000 par cession d’actifs (dont PostBank), 9 000 emplois à temps plein supprimés et 6 000 postes de consultants extérieurs. Comme je l’ai déjà écrit : Plus que jamais, il est donc indispensable de revenir aux fondamentaux, à savoir, comme je le répète toujours, le leverage réel tel que l’a défini ce bon vieux Greenspan avec le ratio réel Core Tier 1 non pondéré des actifs (!) qui devait être supérieur à 8 % dans les années 80 et qui est ici loin de respecter les règles prudentielles d’endettement (qu’Alan Greenspan avait relevées à 10 % au minimum après les turbulences financières de 2008) alors que cette banque, comme les autres, publie des ratios qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité en vue de tromper le public, ce qui est condamnable mais pas condamné, évidemment. Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, sans pondérer les actifs comme le préconisent ce bon vieux Greenspan, la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la directive européenne (la Capital Requirements Directive IV de la Capital Requirements Regulation CRR/CRD IV de la Commission Européenne) rapporté au reste du bilan qui n’est constitué par définition que de dettes. L’€ crise est donc aggravée par la situation catastrophique de ces big banks too big to fail qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Les euro-zonards sont inconscients des risques de tsunami bancaire. Deutsche Bank a été dans le passé récent la pire des banques dans le cadre de la liste des 28 banques présentant un risque systémique dans le monde (SIFIs pour Systemically Important Financial Institutions) mais elle reste encore vraisemblablement battue par les mécanos de la Générale… Cliquer ici pour lire les derniers résultats trimestriels communiqués par Deutsche Bank.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 16:59

à lire sur mon site, chevallier.biz

~~BNP-Paribas 3° trimestre 2015 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage Les banksters de BNP-Paribas ont publié leur bilan pour ce dernier trimestre mais, curieusement, ils publient (dans les slides) depuis le début de cette année un tableau donnant le véritable montant de leurs capitaux propres, c’est-à-dire en soustrayant les titres dits hybrides et d’autres éléments (dont les écarts d’acquisition) du montant des capitaux propres publiés au bilan, c’est-à-dire très exactement selon la même méthode que j’utilise depuis des années, Document 1 : En reprenant les seuls chiffres pouvant donner une image fidèle de la réalité, et en ne retenant que le montant des véritables capitaux propres, le leverage réel de BNP est de 31,5 pour ce dernier trimestre correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 3,2 % sans amélioration par rapport aux trimestres précédents, Document 2 : Modifier BNP Paribas 2014 Q4 2015 Q1 2015 Q2 2015 Q3 1 Assets 2 077,76 2 392,18 2 138,51 2 145,42 2 Equity 89,458 93,921 92,078 94,788 3 Deductions 6,589 16,449 14,254 16,975 4 Goodwill 10,577 11,172 11,024 10,913 5 Tangible eq 63,7 66,3 66,8 66,9 6 Liabilities 2 014,06 2 325,88 2 071,71 2 078,52 7 Leverage (µ) 31,6 35,1 31 31,1 8 Core Tier 1 (%) 3,2 2,9 3,2 3,2 Sommes en milliards d’euros. Il faudrait augmenter les capitaux propres de… 128 milliards d’euros (!) ou diminuer le total des dettes de… 1 410 milliards (!) par cessions d’actifs par exemple pour que BNP-Paribas respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV), à savoir un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % ou un leverage inférieur à 10 (contre respectivement 8% et 12,5 pour le ratio Core Tier 1 d’origine). Document 3 : Un certain nombre de dirigeants de big banks européennes (UBS, Deutsche Bank, Barclays) ont décidé de prendre des mesures énergiques pour diminuer leur leverage par cessions d’actifs de plusieurs centaines de milliards. Ceux de BNP font exactement le contraire ! Les chiffres de ces ratios de levier Bâle III publiés par les banksters de BNP-Paribas sont donc en concordance avec ceux que je calcule sur la base de l’analyse de ces titres hybrides (l’écart entre mes calculs et ceux de BNP est très faible), ce qui prouve une fois de plus la justesse de mes analyses sur ce sujet, et ceci depuis plusieurs années… C’est drôle, on se demande pourquoi les banksters de BNP-Paribas ne publient pas le montant des Titres de Créances Négociables (TCN) qu’ils mettent en pension pour obtenir… 31,2 milliards d’euros d’argent frais ! … répartis entre 25,5 milliards de Certificats de Dépôt Négociables (CDN), Document 4 : … et 2,7 milliards des Bon à Moyen Terme Négociables… Document 5 : … chiffres publiés par la Banque de France, auxquels il faudrait ajouter ceux qui sont prêtés par la BCE qui ne publie aucun chiffre. Le leverage réel de BNP est de 31,1. Celui de la banque des frères Lehman était de 32 lorsqu’elle a fait faillite, ce qui a provoqué de fortes turbulences financières dans le monde. Le total de son bilan était alors de 650 milliards de dollars… seulement. Le total du bilan de BNP, 2 145 milliards d’euros, est proche du montant du PIB annuel de la France (2 174 milliards au 2° trimestre) ! Les Américains sont inquiets face à la puissance de leurs big banks too big to fail, mais JPMorgan est celle qui a le total de son bilan le plus élevé avec seulement… 2 417 milliards de dollars, soit 13,4 % du PIB des Etats-Unis (18 035 milliards de dollars). Les banksters de BNP (et leurs homologues des autres Gos banques) prennent les Français pour des idiots et ils ont raison. Ça marche : ils ne comprennent jamais rien aux problèmes financiers, bancaires, monétaires, heureusement… Ils n’ont été amenés à payer que 9 milliards de dollars pour éviter d’être condamnés… aux Etats-Unis ! Tout va bien. Tout est simple… à condition de savoir décrypter correctement des centaines de pages de comptes à dormir debout pour en tirer la substantifique moelle. Finalement, je remercie les dirigeants de nos Gos banques et ici ceux de BNP qui montrent que j’avais raison et que j’ai toujours raison de calculer les véritables ratios d’endettement. Cliquer ici pour lire le communiqué présentant les résultats (non audités) de BNP d’où sont tirées ces dernières données.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:15

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Records du monde pour les Marioles de la BCE ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Les Marioles de la BCE ont encore fait battre des records du monde des taux les plus bas… Hier 28 octobre, les rendements de ce que furent les bons bons à 10 ans du Trésor helvète ont encore battu leur plus bas record absolu à – 0,348 % d’après Six Swiss Exchange, ce qui signifie que des capitaux qui se trouvaient en zone euro se sont encore réfugiés en Suisse malgré des taux fortement négatifs, Document 1 : Hier 28 octobre, les rendements de ce que furent les bons bons à 2 ans du Trésor teuton ont battu leur plus bas record absolu à – 0,335 % d’après le Wall Street Journal, ce qui signifie que des capitaux se sont encore réfugiés sur le Schatz bien mal nommé finalement malgré des taux fortement négatifs, Document 2 : Ces baisses record de taux de référence ont lieu depuis que les Marioles de la BCE répètent qu’ils vont accentuer le désordre dans la zone euro en prêtant encore des milliards d’euros supplémentaires à des banques qui les redéposent ensuite à la BCE. Encore quelques petits rappels… Les QE de la Fed ont fait circuler l’argent sain que les banques américaines ont déposé auprès de la banque centrale. Cet argent provenait essentiellement des disponibilités des entreprises américaines (le cash) qui ont reconstitué des réserves considérables grâce à la restauration de leurs bénéfices après les turbulences financières initiées par le bombardier furtif B-2. La politique monétaire que mènent les Marioles de la BCE singe celle de la Fed mais la situation dans la zone euro est totalement et fondamentalement différente de celle des Etats-Unis, en particulier sur les deux points suivants : d’une part, l’hypertrophie de l’agrégat monétaire M1 a créé une bulle qui paralyse la croissance, d’autre part, les banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, ce qui bloque le marché interbancaire. La situation dans la vieille Europe continentale est donc totalement hors normes, en dehors de toute logique économique, du jamais vu. Elle était inimaginable, inconcevable il y a peu de temps encore. Dans ces conditions, tout peut arriver, dont le pire. Cette situation s’inscrit dans un mouvement long et profond qui a commencé en juillet 2007 par une baisse tendancielle des rendements du Bund, Document 3 : En passant sous la barre critique des 2 %, en atteignant même des valeurs négatives, le niveau des rendements de bons à 10 ans de référence comme le Bund et son homologue helvète montre que les bons spéculateurs y ont réfugié une partie de leurs capitaux pour éviter pire encore. Les gens de la Fed sont intervenus à plusieurs reprises depuis le 18 mars 2015, entre autres pour faire remonter les rendements du Bund de façon à ne pas trop affoler les marchés, ce qui a été en partie efficace malgré quelques fluctuations, en particulier avec un passage à vide suite à une certaine panique au cours de ces derniers mois. La vieille Europe continentale est sévèrement touchée mais elle ne sombre pas car ce serait trop grave… surtout pour les Américains qui la maintiennent en survie. Les écarts entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans montrent que la croissance américaine continue sur de bons fondamentaux, à peine freinée par les désordres européens (et chinois !) alors que celle des pays européens (du moins de la vieille Europe continentale, à savoir la zone euro et la Suisse) est tirée vers le bas dans une situation atypique, Document 4 : La structure des rendements des bons du Trésor américain correspond bien à une croissance proche de son potentiel optimal sans inflation, avec une bonne tendance grâce à un relèvement des taux courts depuis le départ de la Fed du bombardier furtif B-2, Document 5 : Tout est simple. En attendant la suite…

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 11:48

à lire sur mon site chevallier.biz

~~Air France : crash de la France socialiste Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France Air France est à la Une de tous les journaux et de tous les médias. Tous les journaleux et bonimenteurs publient des articles et des reportages sur les derniers rebondissements des combats menés par les meutes sauvages de syndicalistes déchainés contre ses affreux patrons mais personne n’examine les comptes de la société… sauf quelques rares exceptions dont un de mes lecteurs… Avec des capitaux propres négatifs dus à des pertes accumulées au cours de ces dernières années et… 12 milliards d’euros de dettes à long terme, Air France ne doit sa survie qu’à la protection de la nomenklatura ! A titre de comparaison, Lufthansa affiche 5,7 milliards d’euros de capitaux propres et 5,2 milliards de dettes à long terme. Inutile d’examiner davantage cet exemple typique de l’exception française… Cliquer ici pour voir les derniers comptes publiés par Air France-KLM.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 10:59

à lire sur mon site chevallier.biz

~~L’ingénieur VW en Grèce et ses billets : petites leçons de monétarisme pour les nuls Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme, Non classé Les petites histoires simplifiées conçues pour expliquer des problèmes économiques complexes sont généralement maladroites et peu utiles mais celle qui m’a été proposée récemment se révèle finalement très intéressante car elle facilite la compréhension de certains aspects du monétarisme quand on la transpose dans ce qui s’est passé ces dernières années dans certains pays… Des dysfonctionnements peuvent toujours se produire dans tout système économique national basé sur la liberté lorsque des règles ne sont pas respectées ou lorsque les règles nécessaires (au bon fonctionnement du système) ne sont pas adoptées. Ainsi en est-il d’un possible surendettement généralisé qui peut se produire quand les règles prudentielles d’endettement ne sont pas respectées, ce qui est le cas dans l’histoire de l’ingénieur VW en Grèce. Comment résoudre de tels problèmes ? Si les autorités compétentes… le sont (compétentes !), des solutions a priori paradoxales (pour les personnes qui n’ont pas assimilé les bases de la culture monétariste) mais logiques peuvent faire repartir la croissance sur de bons fondamentaux. Dans le cas contraire, les remèdes ne peuvent qu’aggraver la situation… Dans l’histoire de l’ingénieur VW en Grèce, tout était bloqué car il n’y avait plus d’argent en circulation. L’introduction temporaire d’une certaine somme d’argent dans le système a permis à tous les agents de régler leurs dettes. En effet, à partir du moment où les billets circulent, toute l’activité économique peut reprendre… si les fondamentaux sont rétablis, c’est-à-dire si les agents respectent les règles prudentielles d’endettement (ou si les autorités les font respecter !). L’introduction temporaire d’une certaine somme d’argent dans le système n’est pas de la création monétaire puisqu’elle est retirée dès que la circulation monétaire a repris. C’est ce mécanisme monétariste qui a été appliqué par les autorités américaines lorsque les règles prudentielles d’endettement n’ont plus été respectées par les big banks to big to fail au début des années 2000 : elles ont introduit en 2008 des centaines de milliards de dollars dans des établissements financiers pour que le système bancaire ne soit pas bloqué, ce qui a facilité la circulation monétaire et c’est ce qui a fait repartir la croissance, en flinguant au passage pour l’exemple la banque des frères Lehman histoire de montrer que d’autres pourraient suivre au cas où elles ne respecteraient pas ces règles (un multiple d’endettement de l’ordre de 10 d’après ce bon vieux Greenspan). Les centaines de milliards de dollars introduits dans des établissements financiers par les autorités américaines ont finalement été remboursés. Le QE a contribué à accélérer la circulation monétaire sur des fondamentaux rétablis. Tout est simple, et efficace mais un peu paradoxal pour les gens qui confondent circulation monétaire et création monétaire. Quid dans la zone euro ? La situation est différente de ce qui s’est passé aux Etats-Unis sur trois points principalement… D’abord, les autorités monétaires ne font pas respecter les règles prudentielles d’endettement bancaire. De ce fait, les fondamentaux ne sont pas rétablis. En particulier, le marché interbancaire est encore et toujours bloqué car les dirigeants des grandes banques qui sont bien placés pour connaitre leurs difficultés, n’ont plus confiance entre eux. La circulation monétaire est donc bloquée. L’argent ne circule pas normalement, surtout entre les banques. Les centaines de milliards d’euros généreusement prêtés par la BCE aux banques y reviennent en dépôt sans exercer le moindre effet d’entrainement dans le système économique qui fonctionne mal, au ralenti, en crise larvée, surtout en France où les Gos banques sont loin de respecter un multiple d’endettement de l’ordre de 10. Ensuite, l’argent n’est pas sain dans la zone euro du fait qu’il y a une hypertrophie de la masse monétaire dans l’agrégat M1 qui représente plus de 50 % du PIB annuel contre 17 % aux Etats-Unis. L’introduction de centaines de milliards d’euros par la BCE (dans son QE) et l’augmentation des dépenses publiques (surtout sous la forme d’aides dites sociales) et des déficits publics ne font qu’augmenter cette hypertrophie monétaire, et donc ralentir la croissance. Enfin, l’euro est une aberration, une monnaie contre nature car elle n’est pas celle d’une nation mais de nations indépendantes et souveraines dont les niveaux et les gains de productivité sont hétérogènes. De ce fait, les fondamentaux ne sont pas respectés. Des pays comme la Grèce ne peuvent pas être sauvés par l’introduction de centaines de milliards d’euros qui ne font qu’accentuer en réalité les difficultés en augmentant la masse monétaire… bien que l’argent ne circule pas ! Les personnes qui ont lu ce que j’ai publié depuis un certain nombre d’années ont pu suivre en direct ces péripéties monétaristes et acquérir une certaine culture qui permet de comprendre ce qui se passe dans nos économies fortement financiarisées. Un de mes lecteurs a trouvé très rapidement les bonnes solutions aux problèmes posés, bravo ! cf. les commentaires de la devinette.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article
29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:47

A lire sur mon site chevallier.biz

~~L’Amérique est au bord du gouffre ! (suite) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis L’Amérique est au bord du gouffre ! C’est la fin du monde ! C’est la fin du capitalisme ! Oui, l’Amérique est au bord du gouffre car les riches actionnaires ne s’enrichissent plus ! C’est la fin du capitalisme ! C’est la fin du monde ! La grande panique. En effet, les bénéfices des entreprises n’augmentent plus depuis le dernier trimestre 2011, depuis 4 ans déjà ! Document 1 : Depuis que ces statistiques sont tenues, 1947, les bénéfices des entreprises étaient en augmentation exponentielle… Document 2 : … sur la base d’une progression géométrique de raison 7,5 % qui est tombée à 7,10 % en données nominales (en dollars courants), Document 3 : En valeurs réelles, la courbe des profits présente une allure différente montrant un regain d’augmentation dans les années 90 résultant de l’application de la politique des Reaganomics, Document 4 : Les bénéfices déflatés (réels, corrigés de l’inflation) restent sur une tendance longue d’une augmentation de l’ordre de 4,50 % d’une année sur l’autre, Document 5 : Si les bénéfices n’augmentent plus depuis fin 2011, c’est en grande partie parce qu’ils ont considérablement augmenté après les grandes turbulences initiées par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, Document 6 : En effet, les bénéfices des entreprises augmentent facilement après une crise dans la mesure où les dirigeants en profitent pour diminuer leurs charges de personnel qui ont anormalement gonflé lors de la période faste précédente. Ce phénomène est bien clairement visible sur le graphique représentant la part des bénéfices sur le PIB qui a largement dépassé de 2009 à 2014 les proportions observées depuis l’après-guerre. Ils représentent encore 8,5 % du PIB annuel, ce qui est historiquement très élevé… Document 7 : … ce qui permet aux riches Américains de profiter de dividendes qui représentent 5 % du PIB ! Document 8 : … ce qui n’empêche pas les entreprises d’investir considérablement : 8,5 % du PIB ! Document 9 : Les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain qui sont les emplois d’après-demain. La croissance, elle est là, les emplois aussi… aux Etats-Unis. Tout est simple.

Repost 0
Published by CHEVALLIER
commenter cet article

Présentation

  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
  • Contact

Recherche

Liens