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~~Suisse : l’euro et B2 m’ont tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme, Suisse Les petits Suisses auront été flingués par les barbares ignares qui les cernent et par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, qui a complètement déstabilisé la douce quiétude helvète… En effet, M1 a explosé à partir des turbulences provoquées par B-2 : des capitaux provenant a priori de la zone euro pour plus de 300 milliards de francs se sont réfugiés en Helvétie après la faillite de la banque des frères Lehman, en concordance avec l’excès des comptes de virement des banques en Suisse enregistré par la BNS, Document 1 : Au début des années 2000, M1 avait tendance à baisser pour tendre vers les 15 % du PIB comme aux Etats-Unis, mais tout a basculé avec les turbulences qui ont suivi la faillite de la banque des frères Lehman et ensuite avec la crise dans la zone euro, Document 2 : Ainsi, ce sont 400 à 500 milliards de francs qui se sont réfugiés en Helvétie, provenant essentiellement de trésoreries d’entreprises euro-zonardes, surtout allemandes, et non pas sortis de valises de malheureux euro-zonards fuyant leur zone pourrie. Au tout début des années 2000, la situation helvète était satisfaisante avec M3-M2 supérieur à 20 % du PIB, mais par la suite, tout s’est dégradé : d’abord, cet agrégat s’est anormalement hypertrophié à la suite de la crise dite des sub-prime puis il s’est dégonflé car beaucoup de gestionnaire de trésoreries d’entreprises helvètes ont voulu diversifier l’implantation de leurs disponibilités. La masse monétaire M3 atteint maintenant près de 1 000 milliards de francs… Document 3 : … pour un PIB de 650 milliards, ce qui représente près de 150 % du PIB annuel ! Document 4 : Malgré ces chiffres, il n’y a pas eu a priori de création monétaire en Suisse car cet argent, extérieur, s’y est réfugié, ce qui y a dynamisé l’activité bancaire. Toutefois, cet afflux d’argent a des effets négatifs pour les petits Suisses dont la monnaie, fortement demandée, a tendance à être revalorisée, ce qui pénalise beaucoup d’entreprises qui ont des difficultés à affronter la concurrence internationale avec un franc fort.