Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

National Bank of Greece 1° trimestre 2015, Grèce, banques, monétarisme…

Consulter mon site chevallier.biz pour lire cet article

~~National Bank of Greece 1° trimestre 2015, Grèce, banques, monétarisme… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Monétarisme Une fois de plus il faut relever que le manque de culture économique de la nomenklatura européenne et même des Européens en général est quand même étonnant ! L’accord dit historique pour sauver une nouvelle fois la Grèce en est encore un exemple, et plus particulièrement le volet concernant les banques… National Bank of Greece est la plus grande banque grecque. A priori, ses fondamentaux se présentent bien avec un leverage inférieur à 10, respectant donc parfaitement les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan… Document 1 : Modifier Nat Bk Greece 2014 Q4 2015 Q1 1 Assets 81,946 83,43 2 Equity 8,653 8,293 3 Preferred st - - 4 Goodwill 0,119 0,116 5 Tangible eq 8,534 8,177 6 Liabilities 73,412 75,253 7 Leverage (µ) 8,6 9,2 8 Tier 1 (%) 11,62 10,87 Sommes en milliards d’euros. … mais il s’agit là d’une apparence trompeuse car les capitaux propres sont en fait constitués d’apports, non pas de véritables actionnaires mais de capitaux qui ont été initialement empruntés par des Etats surendettés ! Document 2 : Pire encore, les réserves et bénéfices accumulés sont en fait des pertes : 7,8 milliards d’euros fin 2014 et 8,2 milliards à la fin du 1° trimestre 2015, derniers chiffres connus, National Bank of Greece est en fait en faillite potentielle. Dans ces conditions, il est compréhensible que ses clients ne puissent pas récupérer leur argent qu’ils y ont imprudemment placé : 44,2 milliards d’euros fin 2014 et 39,7 milliards trois mois plus tard, soit une diminution de 4 milliards en un trimestre, Document 3 : En effet, si ses clients avaient pu continuer à récupérer leur argent, la banque aurait été obligée d’emprunter pour combler ce trou, ce qu’elle n’aurait jamais pu faire sur les marchés. Seuls les Marioles de la BCE sont assez fous pour continuer à prêter de l’argent aux banques grecques. Les banques grecques sont donc condamnées à ne pas restituer leur argent à leurs clients (particuliers et entreprises) qui n’ont plus d’argent. L’argent ne circule donc plus en Grèce, ce qui accentue la crise, exactement ce qu’il n’aurait surtout pas fallu faire ! Par ailleurs, la nomenklatura euro-zonarde a imposé à la Grèce d’augmenter les taux de la TVA et des impôts sur les bénéfices des sociétés, ce qui est là encore exactement le contraire de ce qu’il aurait fallu faire ! Dans cet univers d’erreurs accumulées, seule notre Bécassine adorée donne l’illusion d’avoir des lueurs d’intelligence en proposant un abandon de dettes publiques grecques. Evidemment, ce n’est pas elle en personne qui a eu cette idée car il s’agit là d’un remède classique utilisé en pareilles circonstances par le FMI. Bien entendu, cette solution est vigoureusement rejetée par les Teutons intransigeants, ce qui ne fait qu’accentuer le ressentiment de beaucoup d’Européens contre eux. Ils ont tort car l’Allemagne sera touchée par le Grexit comme le montre la baisse du Bund, Document 4 : Il aurait fallu que la Grèce n’adopte pas l’euro. Elle aurait dû l’abandonner aux premiers signes de défaillances. Le gouvernement actuel aurait dû prendre la décision de sortir de l’euro système et de ne pas payer les dettes publiques… ce qui aurait eu des conséquences catastrophiques mais moins graves et moins durables que la situation actuelle. Tout est simple. Cliquer ici pour voir les résultats de National Bank of Greece.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article