Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Raymond Barre est mort, vive Babar !

 

Raymond Barre était le dernier grand économiste libéral français.

Avant lui, Jacques Rueff avait redressé la France en donnant de bonnes solutions aux problèmes monétaires qui se posaient alors.

Après lui, plus rien. Par la suite, quelques fonctionnaires libertariens ne comprenant rien à l’évolution des marchés ont étouffé l’émergence de toute pensée libérale en France.

Depuis son éviction, les économistes de gauche antilibéraux sont omniprésents. Ce fut le début du déclin de la France…

Vive Babar !

Je reprends ici un billet que j’avais écrit le 07 février 2006 et repris le 02 avril 2006 sur mon ancien blog de " l’Institut Turgot " que Guy Millière et sa bande ont supprimé à l’insu de mon plein gré…

***

Je suis un libéral, oui, mais pas un libéral à la…

Raymond Barre, alors qu’il était Premier ministre choisi par Giscard, a mené une politique qui a permis aux Français d’avoir le niveau de vie relatif le plus élevé de l’après guerre : au rang mondial alors qu’il est tombé au 16° rang après 25 ans de gouvernements de gauche antilibéraux. Que faudrait-il faire maintenant ? La réponse est très simple… Comme tous les cancres, il suffit de copier sur le meilleur élève de la classe économique : l’Irlandais et de supprimer les prélèvements obligatoires qui portent sur les revenus du travail.

C’est à cette seule condition que la croissance d’une nation peut se démarquer de celle des Etats-Unis et être plus performante. En effet, en supprimant le monopole de la Sécurité Sociale, de l’assurance chômage et des caisses publiques de retraite, l’effet serait triple : le poids du secteur public diminuerait, la productivité des organisations fournissant des prestations analogues augmenterait et les personnes qui travaillent gagneraient enfin de l’argent qu’elles pourraient utiliser selon leur volonté, ce qui augmenterait la demande qui pourrait alors être modérée par un relèvement de la TVA à 21 % qui remplirait les caisses publiques.

***

Les pays scandinaves  ne doivent pas leur richesse à la flexibilité du marché du travail. Dans certains d’entre eux, le niveau de vie relatif a peu décliné au cours de ces dernières années parce qu’ils ont diminué le taux de leurs prélèvements obligatoires : entre 1983 et 2005, il est passé en Suède de 73 % à 57 %, en Finlande de 64 % à 51 % et au Danemark de 61 % à 54 %. En Irlande, il est tombé de 45 % à 35 %, ce qui explique le bond du Tigre celtique.

***

Le niveau ce culture économique et financière des Français est dramatiquement nul (y compris dans le microcosme libéral), ce qui leur est fatal ! En effet, personne ne dénonce avec pertinence cette erreur monumentale qu’est ce plan pour l’emploi. Le libéralisme ne consiste pas à privatiser les rues et les routes ni à réciter de grands principes éculés. Un minimum de réflexion juste s’impose…

Raymond Barre a dit un jour : je suis un libéral, oui mais pas un libéral à la con.

C’est le seul écart connu de cet économiste distingué réputé pour son langage particulièrement châtié. Le libéralisme, c’est simple, ça marche, oui mais un grand nombre de mécanismes simples et disparates sont mis en jeu, ce qui finit par devenir complexe. Beaucoup de gens se trompent en voulant adopter des mesures qui paraissent libérales mais qui provoquent des catastrophes. Ainsi en est il avec ce plan pour l’emploi lancé par le gouvernement Galouzeau.

***

La réussite de l’Irlande s’explique par le fait que des business économistes comme Dermot McAleese ont fourni les analyses justes qui ont été reprises par un petit parti libéral qui a persuadé les dirigeants du parti majoritaire de les adopter, ce qui a transformé en quelques années le vilain petit canard en un Tigre celtique bondissant. La flexibilité du marché du travail joue à plein son rôle positif en cas de croissance, mais les effets négatifs sur l’emploi sont considérables en cas de récession. Aux Etats-Unis, de 2001 à 2003, plus de 2,5 millions d’emplois, en net, ont été supprimés ! mais tout est reparti très rapidement (le taux de chômage est inférieur à 5 %) après la relance de l’économie par la baisse des impôts et des taux de la Fed. En Irlande, le taux de chômage était de 16 % en 1985. Il est tombé à moins de 5 % et la croissance a été de 5,6 % en moyenne pendant ces 20 années.

Il serait possible de retrouver de tels taux de croissance en France en adoptant une politique économique libérale pertinente et non pas celle prônée par des économistes… comme ceux qui sont décriés par Raymond Barre. Comme le niveau de productivité par heure travaillée en France est l’un des plus élevés dans le monde, en cas de récession, les entreprises seraient amenées à supprimer ces nouveaux emplois en masse pour maintenir leur rentabilité car leur situation financière ne leur permet pas de payer des salariés sans travailler.

***

Des économistes belges dont Paul Vreymans exposent très clairement sur WorkForAll de telles analyses qui sont basées en grande partie sur les statistiques publiées par l’OCDE.

***

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article