Récessions en vue !
Les Américains continuent d’augmenter leur épargne : M2-M1 a augmenté au 27 septembre de 8,74 % par rapport à l’année précédente.
Graphique 1 :

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Ils augmentent leur épargne car ils anticipent une dégradation de leur situation dans un avenir proche, et ils sont de plus en plus pessimistes de semaine en semaine !
L’augmentation de M2-M1 est de l’ordre de 8 % depuis ces 3 dernières semaines, plus importante qu’au cours des semaines précédentes,
Graphique 2 :

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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire libre (qui dépend de la variation de M2-M1), la croissance du PIB était très faible au 3° trimestre, aux alentours de zéro, positive voire négative,
Graphique 3 :

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Le taux de croissance du PIB retenu ici est de 1,7 % d’une année sur l’autre, soit 0,3 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, selon la présentation habituelle des chiffres aux Etats-Unis.
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Les Américains diminuent leurs dépenses et le montant de leurs dépôts sur leurs comptes bancaires,
Graphique 4 :

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Ils augmentent donc leur épargne qui est maintenant supérieure à $6 000 milliards,
Graphique 5 :

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Depuis ces dernières années, les Américains ont considérablement augmenté leur épargne qui se montait à $5 000 milliards 3 ans plus tôt en octobre 2004.
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Le comportement des Américains est logique : l’augmentation de l’épargne entraîne une baisse de leurs dépenses, donc de la demande, donc de l’offre.
La croissance du PIB diminue alors au point d’être négative ainsi que les créations d’emplois.
4 000 emplois ont été supprimés au mois d’août pendant lequel l’augmentation de M2-M1 supérieure à 8 % n’avait duré que 2 semaines.
Les suppressions d’emplois devraient donc être plus élevées en septembre.
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La cause du ralentissement de la croissance du PIB est le maintien de taux trop élevés de la Fed pendant trop longtemps.
Il faut un délai de 6 mois pour que la croissance reparte après une baisse des taux significative de la Fed.
C’est la raison pour laquelle Alan Greenspan anticipe lui aussi une récession dont il évalue la probabilité à 50 %.
La crise du sub-prime n’est qu’une conséquence du maintien des taux élevés de la Fed, et non pas la cause du ralentissement de la croissance du PIB.
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Les entreprises américaines peuvent continuer à faire des bénéfices car elles ont beaucoup investi à l'étranger au cours de ces dernières années, en particulier dans les pays émergents où la croissance est très forte.
La croissance zéro aux Etats-Unis peut donc s’accompagner d’une augmentation des bénéfices des entreprises américaines, mais elle est inquiétante pour les Américains.
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La croissance zéro des Etats-Unis se transmet en France.
La situation économique, sociale et politique va se dégrader considérablement dans les mois à venir.
C’est inquiétant pour les Français !
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