Agrégats monétaires, tendances lourdes et fluctuations
Les marchés financiers d’Amérique du Nord ont fait leur jonction en 2007 avec ceux d’Europe. Il n’y a plus maintenant qu’un seul marché : Nord Atlantique.
En effet, les taux de référence, des Etats-Unis et de l’Allemagne, sont au même niveau : les taux courts (le 2 ans) sont aux alentours de 4,0 % et les taux longs (le 10 ans) fluctuent entre 4,25 et 4,50 %.
Graphique 1 :

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La courbe des taux devrait être très plate, aux alentours de 4,25 % avec des taux de base des banques centrales à ce niveau.
Le taux de la BCE à 4,0 % est trop bas, ce qui est inflationniste.
Le taux de la Fed à 4,75 % est trop haut, ce qui est récessionniste.
Les banques centrales doivent faire converger leur taux de base vers le niveau optimal autour de 4,25 %.
Les perturbations passées et actuelles des marchés sont en fait causées par les banques centrales dont les taux ne sont pas à l’optimum.
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Le 10 ans, fixé par les marchés, fluctuait correctement de 2002 à 2005 autour de 4,0 %. Il est monté anormalement en 2006 et 2007 à 5,30 % à cause du relèvement des taux de la Fed à 5,25 %,
Graphique 2 :

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Les perturbations récentes des marchés financiers (visibles par des écarts importants), s’expliquent par le maintien des taux de la Fed à des niveaux trop hauts pendant trop longtemps,
Graphique 3 :

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M2-M1 augmente à plus de 8 % d’une année sur l’autre sur une moyenne mobile de 4 semaines depuis la mi-août,
Graphique 4 :

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… en dépassant $ 6 000 milliards, données actualisées à ce 19 octobre,
Graphique 5 :

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M2-M1 continue à augmenter de plus de 8 % d’une année sur l’autre, de semaine en semaine,
Graphique 6 :

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Comme l’augmentation de la masse monétaire libre M2-M1 est inversement proportionnelle à celle de la croissance du PIB réel, cette croissance est faible aux Etats-Unis, proche du zéro, peut-être négative même,
Graphique 7 :

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Comme les entreprises américaines ont beaucoup investi à l’étranger et en particulier dans les pays émergents, leur chiffre d’affaires continue à augmenter ainsi que leurs bénéfices, grâce à la forte croissance dans ces pays émergents, mais ce n’est pas le cas de leur activité aux Etats-Unis qui stagne en général. Il en est de même en Europe. Dans ces conditions, les bourses augmentent imprudemment malgré la faible croissance aux Etats-Unis et en Europe.
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Les variations des agrégats monétaires montrent les grandes tendances.
Les écarts par rapport aux fluctuations à court terme alimentent la spéculation gagnante…
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