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Agrégats monétaires et béhaviorisme

Agrégats monétaires et béhaviorisme


Les derniers chiffres publiés par la Fed le 27 décembre confirment la tendance précédente : l’augmentation de l’épargne des Américains (M2-M1)… diminue, ce qui signifie qu’ils ont confiance en l’avenir : ils continuent à consommer, ce qui entretient la croissance du PIB.


L’augmentation de M2-M1 était inférieure à 8 % le 17 décembre dernier et celle de M2 de 6 % seulement (d’une année sur l’autre).

Graphique 1 : 
2007.12.28.US.1.M2M1.gif
(cliquer ici pour agrandir le graphique)


La pente de la variation de M2-M1 va dans le bon sens : elle est descendante alors qu’elle était montante jusqu’en février 2007 (ce qui signifiait que les Américains épargnaient davantage en prévision de la détérioration de leur situation).

La baisse des taux de la Fed le 18 septembre 2007 a rassuré les consommateurs.

Les membres du FOMC auraient dû prendre cette décision quelques mois plus tôt...

Graphique 2 :
2007.12.28.US.2.M2M1.FF.gif
(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, elle a été faible en ce 4° trimestre (mais de 2,3 % d’une année sur l’autre, soit une croissance nulle par rapport au trimestre précédent, hypothèse retenue ici).

Graphique 3 :
2007.12.28.US.3.FRM.gif
(cliquer ici pour voir le graphique)


La crise du subprime a peu d’effets négatifs aux Etats-Unis car l’argent est sain (sound money) : c’est le premier pilier de la réussite économique pour les Reaganomics.

Il n’en est pas de même dans la zone euro ni ailleurs…

***

M1 représente moins de 10 % du PIB. La vitesse de circulation de la monnaie en M1 est donc supérieure à 10… ce qui n’a aucune signification intéressante a priori. 
Il en est de même pour la théorie quantitative de la monnaie, aux Etats-Unis du moins.

***

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A
Cher Jean Pierre , vous dites au sujet des 2500 milliards d'euros qui circulent en trop dans notre économie qu'il s'agit de création monétaire, mais imaginons que l'ensemble de la dette publique des retraites soit comptabilisé dans les comptes français, parlerait on toujours de création monétaire puisqu'il existerait une contrepartie visible et financière à ce surplus de monnaie?<br /> Merci de votre réponse.
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Z
Cher Jean-Pierre Chevallier,<br /> Pourriez-vous faire un article expliquant pourquoi la vitesse de circulation de la monnaie n'a pas (ou plus) de signification ?<br /> Pour ce qui concerne la dette publique, les Etats disposent d'un moyen simple, c'est de monter le niveau des impôts.<br /> A ce seul égard, je pense que la marge de manoeuvre est bien plus importante aux USA qu'en France où le niveau des prélévements obligatoires est sans doute proche d'un maximum.<br /> Tant que la Chine achètera les bons du Trésor Américain, il n'y a aucune raison que les déséquilibres actuels se modifient....la symbiose des économies Chinoise et Américaine mériterait sans doute une analyse plus approfondie car elle ne peut s'interpréter par la théorie du désordre...
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P
Je penses que l'explication du paradoxe vient du fait qu'aux US ils ont peut être une dette mais aussi de la croissance. Cela veut dire de plus en plus de rentrées fiscales donc une capacité à rembourser la dette. Cette capacité, la France ne l'a pas.
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F
J'entends autour de moi, ce week-end encore, les propos suivants : «La dette publique n'est pas un problème, l'Etat arrivera toujours à payer ses dettes, et d'ailleurs, il y a des Etats plus endettés que nous, par exemple les USA, et qui n'ont pourtant aucun problème.»<br /> <br /> Je m'avoue impuissant à contrer simplement cet argument.
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