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Questions / réponses 17

Questions / réponses 17


Merci aux honorables lectrices et lecteurs de ce blog pour leurs questions et leurs commentaires, voici mes réponses…


A propos des 2 500 milliards d'euros qui circulent en trop dans la zone euro, un lecteur a eu une bonne idée : imaginons que toute la dette publique des retraites ait été comptabilisée en respectant les normalement les règles dans les entreprises et les administrations françaises (et chez nos voisins) comme c’est (presque) le cas aux Etats-Unis, que se passerait-il ?

Dans ce cas, il n'y aurait pas eu de création monétaire et l’euro serait une monnaie saine, mais les voyageurs de la SNCF auraient dû payer €100 milliards de plus ! (ils auraient donc €100 milliards de moins dans leurs comptes !), ou autre solution : les deux tiers des emplois de la SNCF auraient été supprimés depuis longtemps et les salaires y seraient normaux.

Idem ailleurs : à La Poste, dans les administrations, etc. Un certain nombre de Français seraient peut-être moins riches, mais dans l’ensemble, ils auraient pour la plupart un niveau de vie supérieur à ce qu’il est et surtout à ce qu’il sera dans les années à venir.


La vitesse de circulation de la monnaie (le rapport PIB/M) a peu de signification pour moi et je ne suis pas le seul ! Il est préférable de raisonner à partir du ratio M/PIB car dans ce cas l’interprétation est simple et instructive : quand la quantité d’argent introduite (en M1) est supérieure à l’augmentation de la production, l’inflation augmente ! et quand M2-M1 augmente, cela signifie que les consommateurs anticipent une détérioration de leur situation.

Les économistes se sont intéressés jadis au rapport PIB/M parce qu’ils étaient alors intrigués par la circulation de l’argent…


La façon de poser les problèmes (le point de départ de toute analyse) est très importante. Comme le disait Milton Friedman : tout est simple… quand on part sur de bonnes bases, sinon, c’est compliqué et il est alors impossible de trouver une solution.


Pour ce qui concerne la dette publique : si l’Etat augmente les impôts pour la rembourser, le taux des prélèvements obligatoires augmente et la croissance du PIB diminue. C’est une mauvaise solution ! C’est celle qui est adoptée en France.

Arthur Laffer et les Reaganomics préconisent de faire l’inverse : baisser les impôts, ce qui relance la croissance du PIB. Les revenus des contribuables et des entreprises augmentant, le produit des impôts augmente, ce qui permet ensuite de diminuer la dette publique.

Là encore, c’est avec des raisonnements simples mais justes que l’on reconnaît les bons économistes…


Ce qui manque aux Français, c’est un minimum d’intelligence économique pour pouvoir élaborer un jour un raisonnement économique juste…


Il ne faut pas oublier que la dette publique des Etats-Unis est proportionnellement inférieure à celle de la France, avec un déficit public qui est maintenant très inférieur au notre.

Par ailleurs, la pyramide démographique annonce très clairement depuis une cinquantaine d’années la dette kolossale des retraites dont l’échéance se rapproche de plus en plus…

La dette publique des retraites en France n’a pas d’antériorité.


Sur l’Iran : la stratégie américaine doit être analysée sur le long terme. Le problème essentiel qui se posait pour les Américains à la fin des années 70 était d’éliminer le risque que constituait l’émergence à terme d’une grande puissance indépendante qui voulait se développer de préférence avec les pays asiatiques.

Plus de 25 ans plus tard, cette stratégie est largement gagnante.


Pour comprendre ces problèmes, il faut assimiler préalablement certains concepts comme la logique paradoxale, qu’avait fort bien présentée le lieutenant-colonel Ludovic Monnerat sur son blog
Les Américains sont maîtres dans l’art de la manipulation de l’opinion par les médias comme l’a constaté avec surprise Steve Hanke en Indonésie où Suharto a été évincé du pourvoir selon le même plan.

L’opposition islamiste et communiste était forte en Iran depuis longtemps, mais les Iraniens étaient majoritairement très attachés au régime du Shah car il leur a permis d’augmenter considérablement leur niveau de vie.

Ma stratégie du désordre permet d’expliquer une partie de la stratégie des Américains. Elle n’a pas pour vocation à résoudre tous les problèmes !


Autre problème important : l'inflation repart-elle durablement ? D’après les chiffres publiés depuis ces derniers mois, il semble que la hausse des prix de l’énergie se diffuse dans tous les pays, ce qui est finalement inflationniste… tant que ces prix ne retombent pas !

Par ailleurs, l’inflation se développe normalement et durablement dans les pays émergents et ce sera inflationniste à terme dans les pays développés comme l’a déjà fort bien noté Alan Greenspan.


Ce qui se passe en Chine ne doit pas s’analyser avec les concepts classiques en partant du fait que le Parti Communiste y exerce une dictature, mais en considérant qu’il s’agit d’un pays dont l’économie décolle en appliquant les principes du capitalisme libéral, avec une stabilité politique garantie par le parti au pouvoir, ce qui est finalement rassurant.

Bien entendu, les Américains exercent une influence de façon à affaiblir cette puissance émergente, en particulier en favorisant les opposants de ce régime d’apparence communiste.

Par ailleurs, l’absence de certaines richesses naturelles en Chine ne pose pas de problèmes insurmontables car il n’est de richesse que d’hommes…


Enfin, un lecteur me conseille de lire les livres de certains économistes français comme Dominique Plihon, professeur d'économie à Paris-Nord, ancien économiste à la Banque de France et au Commissariat général au Plan (!) qui préside le conseil scientifique de… Attac !

D’abord, je ne savais pas que des organismes gauchistes comme Attac avaient un conseil scientifique ! Evidemment, l’économie n’est pas une science, surtout quand elle est pratiquée par de telles personnes ! ensuite, je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir des gens comme ça à la banque centrale. 
Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que de telles erreurs de politique monétaire soit faites en France !


A titre de comparaison, aux Etats-Unis, Henry Paulson, l’ancien patron de Goldman Sachs (la seule grande banque américaine qui ait gagné de l’argent en n’investissant pas dans le sub-prime), est ministre des finances et lorsque Bill Clinton était président, Robert Rubin, actuellement l’un des principaux dirigeants de la plus grande banque américaine, Citigroup, occupait le même poste.

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M
Bonjour Monsieur,<br /> <br /> je précise la question comme vous le demandez :<br /> le lecteur de votre rubrique questions/réponses 16 soutenait que les banques centrales créent bien de la monnaie dite fiduciaire (par opposition à la monnaie scripturale créée par les banques commerciales)alors que vous indiquez que les banques centrales ne créent pas de monnaie ni les gouvernements depuis longtemps. Qu'en est-il exactement sur cette affaire de création de monnaie, voilà la question ?<br /> Par ailleurs, le même lecteur demandait ce qui se passe, pour les retraités, lorsque les fonds de pension baissent.<br /> Merci de vos réponses.
Répondre
M
Bonjour Monsieur,<br /> <br /> s'agissant de la création de la monnaie évoquée précédemment et objet d'une question d'un de vos lecteurs, pourriez-vous préciser votre position ? D'autre part sur les fonds de pension objet d'une question du même lecteur, vous n'avez pas répondu nettement à son objection.<br /> Au plaisir de vous lire.
Répondre
C
Je pense avoir répondu aux questions posées... Si ce n'est pas le cas, pourriez vous reformuler et préciser vos questions ? En vous remerciant,