Croisement ?
Que vont faire la BCE et la Fed ?
Parmi les idées qui circulent, un journaliste qui comprend généralement bien la problématique monétaire de la Fed, Greg Ip du Wall Street Journal, rapporte qu’une baisse des taux pourrait être décidée par les membres du FOMC…
Elle aurait pour avantage de faire baisser le dollar (ce qui réduirait les importations et stimulerait les exportations et la croissance du PIB), de diminuer les risques d’impayés sur les emprunts hypothécaires, de relancer les investissements, les marchés immobiliers et actions.
La baisse des taux de la Fed sous sa neutralité était toujours inflationniste au cours des décennies passées, mais il n’est pas certain que ce soit le cas maintenant.
En effet, l’inflation était toujours créée par les augmentations de salaires qui étaient supérieures aux gains de productivité, or les Américains ont changé de comportement : ils savent que dans un monde de plus en plus ouvert, ils ont intérêt à modérer leurs revendications, d’autant plus qu’ils bénéficient de plus en plus de revenus tirés de leurs capitaux investis.
La BCE est confrontée à une augmentation inflationniste de la masse monétaire (12,5 %), or les gouverneurs sous influence germanique comme Nout Wellink sont très attachés à une monnaie forte (par rapport au dollar) sans inflation.
Ils pourraient ainsi décider d’augmenter leur taux de base, ce qui renforcerait leur crédibilité face aux pressions de certains gouvernements.
Les taux de la BCE et de la Fed pourraient se croiser prochainement, comme l’ont déjà fait ceux des bons à 10 ans,
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Certains opérateurs sur les marchés de l’obligataire public font généralement de bonnes analyses et leurs anticipations sont souvent gagnantes…
Les Américains ont intérêt à ce que la croissance soit la plus proche possible de son potentiel optimal. Ce scénario est donc plausible.
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