Les Américains réagissent très bien !
Les Américains réagissent très bien, mieux que les gérants de fonds, les journaleux et autres panurgistes comme le montre l’évolution des chiffres des agrégats monétaires au 7 janvier.
En effet, les Américains augmentent de moins en moins leur épargne car leur situation économique est bonne et ils anticipent une amélioration.
Le taux de chômage à 5 % est bas, les bénéfices des entreprises sont élevés ainsi que les gains de productivité.
Le gouvernement va lancer un plan pour geler les taux d’intérêts des emprunts hypothécaires à taux variable (pour diminuer les risques de saisies) et pour rembourser une partie des impôts déjà payés afin de stimuler la consommation.
L’augmentation de M2-M1 qui était de 8,5 % (d’une année sur l’autre) fin août 2007… diminue : elle est maintenant nettement inférieure à 7 % depuis 2 semaines (la Fed a révisé les chiffres des semaines précédentes).
Graphique 1 :
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Depuis le mois de mai 2005, les Américains ont augmenté leur épargne de plus en plus jusqu’à la fin du mois d’août 2007 (de 3 % à 9 %) car ils craignaient que leur situation se détériore.
Depuis cette date, la tendance s’est inversée : elle est descendante (de 9 % à 7 %), ce qui signifie que les Américains augmentent leur épargne de moins en moins car ils ont confiance en l’avenir.
Ils n’hésitent pas à dépenser leurs revenus, ce qui relance la croissance du PIB.
Graphique 2 :
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L’augmentation de M2 diminue fortement : elle est maintenant de 5,5 % et elle tend vers les 5 %. L’argent est sain.
Graphique 3 :
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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre en M2-M1 (qui diminue), la croissance est et restera faible mais positive et elle tendra à se redresser spontanément à partir du moment où les taux de la Fed, redescendus à 4,25 %, auront des conséquences positives, c’est à dire au 2° semestre 2008.
Graphique 4 :
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Dans ce graphique, le taux de croissance du PIB retenu est de 0 % d’un trimestre à l’autre, soit de 2,3 % d’une année sur l’autre pour le 4° trimestre 2007 et de 2,2 % pour le 1° trimestre 2008.
Dans ces conditions, une baisse des taux de base de la Fed ne se justifie pas.
En baissant leur taux sous la neutralité de 4,25 %, les membres du FOMC risquent de créer une croissance trop forte quelques mois plus tard, ce qui les obligera par la suite à remonter ce taux trop haut, perpétuant ainsi inutilement les cycles du passé.
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