Dévaluation du franc, suite
La dévaluation du franc français par rapport au DM était de 3 % le 28 janvier.
La tendance amorcée à partir du mois de mai 2007continue,
Graphique 1 :
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Elle s’accentue depuis le mois de décembre,
Graphique 2 :
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La zone euro est un système de changes fixes, comme celui de Bretton-Woods.
Comme l’évolution de la productivité n’est pas la même dans tous les pays de la zone euro et qu’il y a de l’argent non gagné qui circule de plus en plus dans certains pays comme la France, l’éclatement de la zone euro devient de plus en plus vraisemblable (comme celui de Bretton-Woods) et les échéances fatales se rapprochent.
L’euro fort par rapport au dollar (avec des taux de la BCE supérieurs à ceux de la Fed) accentue la tendance car des capitaux non européens se portent sur l’euro de préférence au dollar américain et ils sont investis en bons du Trésor allemand plutôt qu’en bons du Trésor français dont les taux d’intérêts sont de plus en plus élevés par rapport aux taux allemands.
Des investisseurs ont bien compris qu’il y avait là une source de spéculation gagnante : ils ont créé des fonds (déjà très rentables et en forte progression) pour tirer parti de cette divergence (qui va s’accentuer) entre les taux des pays de la zone euro.
Le problème n’est pas de fustiger les énarques de l’Inspection des finances qui tiennent la direction des grandes banques et des grandes entreprises françaises, mais de dénoncer cet argent non gagné qui circule en France.
Il provient pour l’essentiel des engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés, ce qui est contraire aux règles comptables en vigueur (IFRS). La SNCF en donne un excellent exemple.
Malheureusement personne en France ne reprend ces idées qui sont pourtant simples et fondamentales : tous les Américains, y compris les syndicalistes, savent que les comptes des entreprises doivent respecter les règles comptables de base et enregistrer correctement les engagements de retraite.
Tous les Reaganomics et tous les business économistes américains sont d’accord : l’argent sain est le premier pilier de la croissance et de la prospérité, cf. mes billets antérieurs…
Une fois de plus, le manque de culture économique et financière des Français a des conséquences très graves…
Comment se fait-il que je sois le seul à développer ces problèmes que personne ne veut publier par ailleurs ?
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