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Divergence / convergence

Divergence / convergence

 

Les partisans de l’euro prétendent que la monnaie unique ferait converger les économies des pays de la zone euro, or c’est exactement le contraire qui se passe : l’euro les fait diverger alors qu’ils auraient continué à converger dans un système de changes libres tel qui existait précédemment.

 

Les derniers chiffres publiés par Eurostat sur le commerce extérieur montrent très clairement que les déficits des pays du Club Med augmentent d’une année sur l’autre …

 

Tableau 1 (données en milliards d’euros)

Déficits

2006

2007

Espagne

- 91,6

- 96,0

France

- 36,7

- 44,6

Grèce

- 34,1

- 37,9

Portugal

- 18,6

- 19,4

 

alors qu’en compensation, les excédents de l’Allemagne et des Pays-Bas augmentent…

Tableau 2 :

Excédents

2006

2007

Allemagne

160,4

195,4

Pays-Bas

37,3

43,5

… ce qui est parfaitement logique.

 

Pour comprendre ces problèmes, il faut revenir en arrière en se posant la question suivante : que se serait-il passé si l’euro n’avait pas été adopté ?

 

Le DeutscheMark aurait alors continué à prendre de la valeur car le commerce extérieur de l’Allemagne dégage des excédents considérables, ce qui aurait limité les exportations des entreprises allemandes dont les prix seraient devenus trop élevés.

 

Inversement, les partis politiques et les syndicats des pays du Club Med auraient été obligés de faire des concessions pour rétablir les équilibres fondamentaux afin de renforcer leurs monnaies qui, sinon, auraient risqué de perdre trop de valeur.

 

Dans un système de changes libres, les économies des pays de la zone euro auraient donc continué à converger, comme cela s’est passé avant l’adoption de l’euro : des pays comme l’Italie ont bénéficié d’une croissance très forte et le niveau de vie des Italiens s’est rapproché de celui des Allemands dans les années 70, 80 et 90.

 

Depuis que l’euro existe, ces mécanismes régulateurs de marchés n’existent plus.

 

Les prix en euros des exportations des entreprises allemandes sont relativement minorés par le poids des déficits des pays du Club Med qui profitent des excédents (allemands entre autres) pour ne pas engager les réformes nécessaires.

 

La surévaluation relative de l’euro dans les pays du Club Med y rend les investissements non rentables, ce qui accentue leurs déficits et leurs faiblesses.

Ainsi par exemple, EADS désinvestit et supprime 10 000 emplois dans la zone euro pour en créer des milliers aux Etats-Unis. En France, Arcelor-Mittal supprime des usines et Ford sa production de boites de vitesses (près de Bordeaux depuis 60 ans) pour investir en Europe de l’Est, etc.

 

Globalement, les excédents (allemands entre autres) compensent les déficits des pays du Club Med qui semblent en profiter, mais en réalité les problèmes y perdurent en s’aggravant en l’absence de la sanction des marchés.

 

Les désordres s’accentuent au fil du temps dans la zone euro. Seuls les marchés réagissent correctement et spontanément en rétablissant d’eux-mêmes l’équivalent de parités monétaires avec les bons des différents Trésors, et donc des marchés des changes.

 

Sources : Bulletin d’Eurostat des échanges commerciaux pour la zone euro

 

***

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D
Et pourtant la balance commerciale de l'Italie est très peu négative (9 Milliards d'euros, je crois)....
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F
Il serait bien d'avoir les chiffres du commerce extérieur des nations de l'Euroland hors Zone Euro.<br /> <br /> On nous parle de ''marché unique'', les importations de Renault en Espagne ou de BMW en Allemagne ne devrait plus étre comptait dans ce cas :)
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J
Qui sont les véritables initiateurs de cette monnaie unique européenne ?<br /> J'ai une approche imaginaire probablement ringarde car mettant en oeuvre l'observation de la mentalité pastorale et celle agricole. C'est probablement désuet mais cela me semble très fécond.<br /> La psychologie des uns semblant complètement en opposition à celle des autres.<br /> Les américains me semblent d'esprit agricole, envisageant les choses en décalage (on laboure et on sème, et, six mois après le champs de blé à moissonner).<br /> Les pasteurs-cueilleurs sont eux régit par le sens du direct. On voit le fruit à consommer, on tend la main pour le prendre et le manger. De ce fait, on ne pense qu'à relancer la consommation.<br /> Par ailleurs, il y a chez les pasteurs une absence totale de pragmatisme. Le geste que l'on produit est forcément le bon. Il n'y a pas à y revenir et éventuellement à faire des corrections. Et relativement à la mise en place de l'euro, c'est la mentalité qui doit prévaloir. <br /> On va donc persister dans l'erreur aussi longtemps possible qu'il est permis de tenir, et même au-delà. Au fond, les eurocrates considèrent qu'ils ont eu raison de faire ce choix, et qu'un toujours très lointain avenir leur donnera forcément raison. Pasteurs, ils gardent la tête dans les étoiles sans tâche d'élément matériel contradictoire.<br /> L'agriculteur-laboureur est quant-à lui contraint de faire en permanence de constant ajustement. Il a appris à avoir tord et à faire les corrections-ajustements nécessaires. Ainsi, il s'est forgé une bonne foi, sachant admettre si nécessaire ses erreurs.<br /> Ce n'est absolument pas le cas de notre pasteur eurocrate. Escroc par nature, il ne reconnaitra jamais avoir fait une erreur. Il est de parfaite mauvaise foi.<br /> Voilà, à mon sens, ce qu'il convient de savoir sur la psychologie de nos eurozonards.
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Z
Avez-vous connaissance de volontés en Allemagne de quitter l'Euro ?
Répondre
C
<br /> Non, mais si vous avez des informations à ce sujet, ce serait intéressant...<br /> <br /> <br />