Rats, mulots, € et $
La structure des taux dans la zone euro montre le maintien d’une inversion des taux courts depuis le début de cette année 2008 : le 3 mois est au dessus du 2 ans, ce qui signifie que les marchés anticipent une baisse très importante de la croissance du PIB…
Graphique 1 :
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… alors que la situation est redevenue normale aux États-Unis depuis la baisse des taux de la Fed du 18 mars dernier, ce qui signifie que les marchés y anticipent une croissance élevée…
Graphique 2 :
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… la structure des taux américains était inversée de juillet 2006 au 15 août 2007 ce qui montrait que les marchés ont bien anticipé la baisse de la croissance du PIB et le collapsus boursier qui ont suivi,
Graphique 3 :
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En fait, les marchés ont anticipé depuis le 15 août 2007 un fort ralentissement de la croissance dans la zone euro puis une baisse très nette depuis janvier.
Comme l’avait bien analysé Milton Friedman, le choc mondial est fatal à l’euro : les marchés anticipent une dévaluation potentielle du franc français par rapport au DeutscheMark de 6 %…
Graphique 4 :
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… et supérieure à 12 % pour la lire italienne,
Graphique 5 :
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Le rendement du 10 ans reste à un niveau élevé, proche de 4 %, ce qui signifie que les capitaux sont déjà sortis de ce marché.
En cas de naufrage, les rats étaient toujours les premiers à s’échapper du navire.
En ce XXI° siècle, les capitaux passent d’un produit financier à un autre par quelques clics de mulots…
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