Histoires de fous
Dans un asile de fous, un homme sain passe pour un fou pour les fous qui sont persuadés qu’ils sont normaux…
Un certain nombre de mes lecteurs et de mes correspondants m’ont signalé en particulier les articles de Bill Bonner, dont celui-ci, le dernier en date :
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080418-815.html
Dans son livre, Le temps des turbulences, Alan Greenspan cite un article d’un journaleux écrit en 1956 développant le même genre d’idées !
Depuis plus de 50 ans c’est la même chose : les Américains sont au bord du gouffre mais heureusement, l’URSS est là pour nous sauver !
J’avoue que j’ai du mal à comprendre comment des gens a priori sensés peuvent accorder du crédit à ces journaleux et bonimenteurs qui ne comprennent rien à rien et qui ont beaucoup de succès, alors qu’avec mes analyses je prêche dans le désert…
À propos de l’endettement : Alan Greenspan, encore lui, cite dans son livre qu’en 1870 les capitaux propres des banques devaient représenter au moins 40 % de leurs prêts pour diminuer les risques au maximum alors que ce ratio n’est que de 8 % actuellement, étant bien entendu que les sommes prêtées doivent toujours avoir pour contrepartie des dépôts selon le bon vieux principe de la comptabilité en partie double en vigueur depuis plus de… 5 000 ans : les prêts à la clientèle sont inscrits à l’actif, les capitaux propres et les dettes des banques au passif pour assurer l’équilibre de toute banque, de toute entreprise et l’équilibre général.
À propos des agrégats monétaires : M3-M2 correspond en fait à la trésorerie des entreprises qui a explosé depuis ces dernières années avec l’augmentation considérable des bénéfices aux États-Unis, ce qui n’a rien d’inquiétant, bien au contraire !
L’augmentation de M3-M2 n’a pratiquement aucun effet inflationniste car cet argent ne circule pas dans les comptes des individus, mais reste dans ceux des entreprises, comme je l’ai déjà écrit précédemment...
À propos de l’évolution des marchés dans la zone euro : finalement la courbe des taux se pentifie normalement, ce qui signifie que les entreprises de la zone euro vont bénéficier d’une augmentation de leur chiffre d’affaires et de leurs bénéfices dans les mois à venir, comme aux États-Unis,
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Les taux montent et ils vont continuer à monter, ce qui correspond aussi à une augmentation de l’inflation et à celle des marchés et des indices actions américains et euro-zonards,
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Cette situation est potentiellement très explosive car la bonne santé des entreprises s’accompagnera d’une détérioration de la situation et du pouvoir d’achat des malheureux Français et d’une augmentation du coût de leurs dettes et de la dette publique.
À propos des banques dans la zone euro : les taux de l’Euribor montent encore. Ils sont quasiment à 4,80 % comme au plus fort de la crise du sub-prime en août-septembre 2007, ce qui signifie qu’au moins une banque est au plus mal.
Comme je l’ai déjà écrit, la comptabilisation des €6 milliards des pertes du célèbre trader de la Générale dans l’exercice 2007 signifie peut-être qu’il y a encore €6 milliards de pertes à comptabiliser.
Dans cette éventualité, les changements organisationnels à la direction de la Générale prépareraient son absorption...
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