Les heureux Euro-zonards sont pessimistes
Les heureux Euro-zonards sont pessimistes : ils augmentent leur épargne de précaution de €600 milliards d’une année sur l’autre, ce qui est considérable…
Graphique 1 :
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… soit de 20 % d’une année sur l’autre,
Graphique 2 :
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À titre de comparaison, les Américains n’augmentent leur épargne que de 8,3 % ce qui est déjà considéré comme très élevé et dangereux.
En effet, plus l’épargne augmente, moins les consommateurs dépensent, la demande diminuant, l’offre s’adapte, ce qui provoque un ralentissement de la croissance du PIB.
M2-M1 atteint maintenant €3 672 milliards,
Graphique 3 :
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Cette épargne est mal utilisée par définition car les caisses d’épargne ne peuvent pas investir cet argent dans des entreprises.
Il serait préférable qu’elle soit transformée en valeurs mobilières pour résorber l’hypertrophie de la masse monétaire.
La BCE annonce triomphalement que l’augmentation de M3 diminue à 10,94 %, mais ce bon résultat apparent provient de la stagnation des agrégats M1 et M3-M2 (qui correspond à la trésorerie des entreprises qui n’augmente pas globalement, ce qui est inquiétant),
Graphique 4 :
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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, la croissance du PIB dans la zone euro, très faible, n’est entretenue que grâce aux exportations,
Graphique 5 :
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Au début du XX° siècle, la Vieille Europe dominait le monde.
Dans l’avenir proche, le leadership mondial sera partagé entre les États-Unis et la Chine.
C’est du suicide collectif disait Silvio Berlusconi. Les heureux Euro-zonards ne sont pas pressés…
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