Business économiste, c koi ça ?
Je me présente en tant que business économiste.
A priori, il n’y a pas de business économistes en France, mais il y en a des milliers… aux États-Unis.
Qu’est-ce qu’un business économiste ?
Aucun business économiste américain n’a eu l’idée saugrenue de perdre son temps pour donner une définition de ce que pourrait être la business économie !
Les business économistes américains font leur boulot, point.
J’ai trouvé un jour par hasard un petit discours (petit par sa longueur) de l’un d’entre eux, Arthur Laffer, qui permet de bien comprendre ce que font les business économistes.
C’est simple, clair, efficace, pédagogique.
Cliquer ici pour lire le document : The four pillars of Reaganomics
Le premier pilier, c’est l’argent sain.
Ça commence mal !
En France, personne, aucun économiste patenté ne comprend ce que ça signifie.
Personne n’en a jamais parlé.
À ma connaissance, en France et en français, c’est Charles Gave qui a utilisé le premier l’expression d’argent non-gagné, traduction d’unearned money.
À ma connaissance encore, j’ai été le seul à en comprendre l’importance et à développer systématiquement des analyses dans ce sens.
Aux États-Unis tout le monde comprend ces problèmes.
Tout le monde, c’est à dire des économistes mais aussi l’homme de la rue ou plutôt du métro, de New York : les voyageurs savent que le prix de leur billet doit couvrir les coûts de leur transport, les salariés du métro savent que les comptes de leur entreprise doivent être équilibrés et qu’ils doivent provisionner les engagements de retraite, c’est à dire que des dollars doivent être investis dans des fonds de pension pour assurer des revenus à ces salariés du métro lorsqu’ils seront en retraite.
En France, personne ne comprend ça !
Personne, c’est à dire pas un seul économiste, même pas les comptables ni le gouvernement chargé de faire respecter les lois et les règlements.
Ainsi par exemple, je suis le seul à avoir découvert que le conseil d’administration de la SNCF avait supprimé une centaine de milliards d’euros de dettes fin août 2007 pour les transférer à la charge de l’État qui ne les comptabilise nulle part, Standard & Poor’s certifiant les comptes de la SNCF et notant AAA la dette de l’État français qui ne comptabilise pas ces dettes ! et je suis toujours le seul à ce jour dénoncer cette imposture.
Après un tel départ, inutile d’insister : ils ont tout faux, ils c’est à dire les Français.
Les concepts, les instruments d’analyse, les raisonnements, les conclusions, tout diffère.
On n’est pas sur la même planète.
Un autre exemple : François Fillon a déclaré qu’il n’était pas possible de diminuer le taux des prélèvements obligatoires car la croissance n’est pas assez forte !
Tout faux ! Il raisonne à l’envers !
Le bon raisonnement est l’exact contraire de la formulation de François Fillon : il faut diminuer le taux des prélèvements obligatoires pour restaurer la croissance.
Les relations de causes à effets sont à inverser.
Les Irlandais ont appliqué les bonnes analyses en sortant l’épargne de retraite du domaine public obligatoire, et ils ont appliqué les autres enseignements des business économistes.
Les communistes chinois aussi. Ça marche à tous les coups.
Pourquoi les Français s’acharnent-ils à vouloir perdre à tous les coups ?
Jadis, Jacques Rueff développait de bonnes analyses économiques. Ce sont elles qui ont prolongé les années glorieuses d’après guerre.
Après lui, plus rien. Le néant total.
Les rares personnes qui suivent mes analyses sont quantité négligeable.
C’est dommage, ce serait mieux s’il y avait des milliers de business économistes en France !
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