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Stratégie du désordre et prix du pétrole

Stratégie du désordre et prix du pétrole


Le prix du baril de pétrole a dépassé 135 US$ cette semaine, battant tous ses records, alors que ce prix devrait être de l’ordre de 10 US$ compte tenu des coûts et que le prix marginal est actuellement proche de zéro.


En effet, d’après toutes les informations concordantes (émanant des autorités de pays producteurs et de sociétés d’informations et de conseils financiers fiables), la cargaison d’un tanker supplémentaire chargé au départ d’Arabie Saoudite ou d’Iran ne trouverait pas preneur car l’offre répond parfaitement à la demande à tout moment partout dans le monde.


Les marchés du pétrole sont très bien organisés et approvisionnés par les grandes entreprises.

Ils évoluent peu d’une année sur l’autre : de quelques points de pourcentage seulement (1 à 2).


Malgré les tensions affichées dans les pays producteurs, il n’y a aucun risque sérieux de conflits majeurs pouvant provoquer une rupture des approvisionnements.


Les prix des contrats sont généralement indépendants des cours du pétrole cotés à New York et à Londres car ce sont souvent des contrats à long terme négociés ou de type Buyback.


Les réserves prouvées montrent qu’elles sont supérieures à ce qu’elles étaient plus de 30 ans auparavant, compte tenu de la consommation prévisible.


Pour toutes ces raisons, les cours du baril et les prix de l’essence à la pompe devraient être normaux, c’est à dire beaucoup plus bas qu’ils ne le sont actuellement.


Goldman Sachs,
qui est la principale banque opérant sur les marchés du pétrole coté, a annoncé que le prix du baril pouvait monter jusqu’à des niveaux a priori inconcevables de 200 US$.


Dans ces conditions, des gestionnaires de capitaux peuvent spéculer rationnellement sur de tels cours, alimentant ainsi cette bulle.


Beaucoup d’Américains comme par exemple Alan Greenspan dans son dernier livre, considèrent qu’il est même souhaitable qu’il y ait un certain choc pétrolier à froid pour que les gens et les marchés s’adaptent préventivement à la baisse de l’utilisation massive de cette source d’énergie pour que d’autres émergent.


Un prix du baril de brut à 200 US$ aurait des conséquences fortement négatives dans la plupart des pays dans le monde, sauf dans certains : ceux dans lesquels les prix du pétrole ont relativement peu de poids, à savoir des pays parmi les plus développés, et ceux qui maîtrisent le mieux l’évolution de la masse monétaire par rapport au PIB.


À ce jeu, les meilleurs sont les petits Suisses suivis des Américains (des États-Unis).


L’exemple de l’Islande montre qu’un pays qui ne maîtrise pas ces problèmes est condamné à des dérapages monétaires irrattrapables et à une récession durable.


Les pays dont les entreprises constituent une certaine menace pour les intérêts des États-Unis sont ainsi fragilisés, en particulier ceux de la Vieille Europe et la Chine qui a des difficultés à contenir l’augmentation de l’inflation et de la masse monétaire.

***

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G
Il semblerait que le WSJ ne s'accorde pas complètement avec cette analyse: http://online.wsj.com/article/SB121200725158327151.html?mod=hps_us_whats_news<br /> <br /> On peut même y lire: "Fresh data from the U.S. Department of Energy show the amount of petroleum products shipped by the world's top oil exporters fell 2.5% last year, despite a 57% increase in prices, a trend that appears to be holding true this year as well." D'après les chiffres du US Dept of Energy, il y aurait donc bien une baisse de l'offre, qui se conjugue avec une hausse de la demande en provenance des pays émergents ou autres.<br /> <br /> A moins évidemment que ça soit les Américains qui _volontairement_ dans le cadre d'une "stratégie du désordre" se sont arrangés pour faire baisser les approvisionnements, augmentés la demande et les prix afin qu'une alternative au pétrole (et à sa toute-puissance) puisse émerger, mais j'ai un peu de peine à y croire.<br /> <br /> Derrière cette hausse, malgré la part nette de spéculation, il y a des fondamentaux du marché. Ce que semble confirmer cet article du WSJ: http://online.wsj.com/article/SB121139527250011387.html?mod=sphere_ts&mod=sphere_wd<br /> <br /> Ceci, bien entendu, n'étant valable que si les types de Wall Street ne sont pas, eux aussi, des bonimenteurs...
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C
<br /> Steve Hanke, alors qu'il était conseiller de Suharto, a été très étonné de constater que des articles du WSJ appuyaient l'éviction de Suharto en publiant des informations qui ne<br /> correspondaient pas à la réalité, mais qui entraient dans ce que j'appelle la stratégie du désordre "des Américains"<br /> Un article dans le WSJ rend l'information plus crédible...<br /> SH a publié à ce sujet un article très clair dans Fortune (ou Globe)<br /> <br /> <br />
J
M. Chevallier, dans votre billet vous dites que l'offre répond parfaitement à la demande et dans les commentaires vous dites que la spéculation n'est pas le seule responsable. J'ai raté un élément ou quoi? Comment expliquez-vous alors que le prix soit si élevé? Il se peut très bien que vous ayez raison en montrant du doigt la stratégie du désorde comme responsable de l'envolée du prix du baril. Ce que je ne comprends pas en revanche, c'est comment les stratèges du pentagone arrivent à manipuler les marché pour parvenir à un tel résultat.<br /> En tout cas votre théorie est très intéressante mais politiquement très incorrecte.
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S
Quelle prétention!
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S
Si vous faites de l'analyse, alors analysez les données de l'ASPO et tenez compte qu'il ne s'agit pas tant de problèmes de réserves (quoi que...) mais de capacité d'extraction http://aspofrance.org/news/le-pic-de-production-de-petrole<br /> <br /> Ou alors vous considérez que le prix de l'énergie n'a aucune conséquence sur l'économie ?<br /> <br /> (et en plus cette phrase ne veut rien dire " Les réserves prouvées montrent qu’elles sont supérieures à ce qu’elles étaient plus de 30 ans auparavant, compte tenu de la consommation prévisible." ... les réserves n'ont rien à voir avec la consommation prévisible..)
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C
<br /> Une fois de plus, les idiots sont toujours utiles...<br /> de temps en temps, à petites doses...<br /> <br /> <br />
C
depuis 2 mois, je fais des allers retours sur des valeurs exposées a la baisse de L'oil grace en partie à un speculateur qui passe sur bloomberg US et dont c'est l'obsession depuis peu ...<br /> c'est lui même qui a évoqué la fin potentiel du squeeze sur oil par les autorités... <br /> par ailleurs, il m'avait questionné a propos d'eads,<br /> il me souvient a l'instant que je lui avais dit que j'allais lui fournir un comparatif tres rapide et interessant boeing /airbus ;-)))<br /> Est-ce que je peux lui fournir le votre monsieur chevallier? (avec votre lien etc...)<br /> <br /> ;-)
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C
<br /> Oui ! mais ce que j'avais fait date un peu...<br /> de plus, il est difficile pour les Américains de comprendre les acrobaties d'Eads !<br /> c'est inconcevable pour eux !<br /> <br /> <br />