Euro catastrophe
Il n’y a maintenant plus aucune limite aux errements des heureux euro-zonards.
L’inversion de la courbe des taux s’est encore accentuée ce matin : le rendement du Schatz à 2 ans est monté à 4,68 % alors que celui du Bund à 10 ans est tombé à 4,44 % à 10 h.
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
C’est pire qu’hier, après la conférence de presse de Jean-Claude Trichet !
J’ai écrit depuis un certain temps que la situation dans la zone euro était catastrophique…
Elle est devenue ingérable pour la BCE qui est obligée de relever ses taux à cause de l’inflation, ce qui va provoquer un très fort ralentissement de la croissance du PIB qui risque même d’être négative car la locomotive américaine ne pourra pas entraîner les lourdeurs euro-zonardes.
Un petit rappel : le premier pilier des Reaganomics est l’argent sain.
Les désordres euro-zonards viennent de la masse monétaire qui augmente trop vite à cause du non-enregistrement des engagements de retraite qui met en circulation de l’argent non gagné, voir mes analyses antérieures à ce sujet.
Comme les heureux euro-zonards ne veulent pas reconnaître ce problème et y remédier en créant des systèmes de retraite par fonds de pension (et non pas par capitalisation !), la situation ne peut qu’empirer.
De telles erreurs sont difficilement compréhensibles pour un business économiste normalement constitué, ai-je déjà écrit…
Complément...
je viens de lire une dépêche particulièrement savoureuse :
LUXEMBOURG, 6 juin (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) s'est abstenue de relever les taux d'intérêt ce mois-ci car elle ne voulait pas déstabiliser davantage les marchés financiers, a déclaré Yves Mersch, membre du Conseil des Gouverneurs de la banque centrale.
Une hausse jeudi aurait surpris les marchés financiers et la BCE ne voulait pas aggraver les tensions, explique Mersch vendredi dans les colonnes du journal Luxemburger Wort.
Le journal ne cite pas Mersch directement.
Le président de la BCE a dit que l'institut d'émission envisageait une hausse des taux le mois prochain, provoquant une onde de choc sur les marchés.
La plupart des économistes pensaient en effet que la BCE abaisserait les taux dans le courant de l'année pour prendre en compte le ralentissement économique de la zone euro
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