L’Amérique leader de la liberté dans le monde
Je reprends ici un document que j’ai écrit le 1° septembre 2004 et qui était sur mon blog que Guy Millière et sa bande de margoulins ont fait disparaître fin juillet 2007 sans me prévenir.
L’Amérique (c’est à dire les États-Unis !) doit être le leader du monde !
C’est un point essentiel pour George W. Bush, mais aussi pour Alan Greenspan qui l’a clairement écrit dans son livre, et pour tous les Reaganomics comme Larry Kudlow par exemple.
Pour exercer ce leadership dans le monde, l’économie des États-Unis doit être forte, solide, c’est à dire avoir des fondamentaux parfaits, donc un argent sain, premier pilier des Reaganomics d’après Arthur Laffer.
Ce document (que je n’ai pas modifié) de 2004 reste toujours d’actualité, l’Iran étant maintenant de le collimateur.
Les considérations géopolitiques exercent parfois une influence considérable sur l’économie.
Je ne sors pas de mon domaine de compétence en abordant ces problèmes car ce sont ces considérations qui permettent d’expliquer certaines réactions des marchés qui trouvent ainsi une certaine logique.
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Tous les discours de George W. Bush reprennent la même rhétorique : l'Amérique doit prendre la tête de la guerre contre le terrorisme pour défendre la liberté dans le monde comme elle l'a déjà fait auparavant et elle doit entraîner le plus possible de pays dans cette nouvelle guerre mondiale, la quatrième, celle du XXI° siècle.
Deux exemples… "It is essential that America lead in the 21st century in order to defeat the ideologues who use terror as a weapon, (…) but also in order to spread liberty". En ce XXI° siècle, il est essentiel que l’Amérique prenne la tête de la guerre pour combattre les idéologues qui utilisent la terreur comme arme, (…) mais aussi pour défendre et répandre la liberté.
"America will continue to lead the world […]. We have put together a strong coalition to help us defeat terror". L'Amérique doit continuer à être le leader dans le monde (…). Nous avons mis en place une coalition forte pour vaincre le terrorisme.
Malheureusement ces messages ne plaisent pas à la nomenklatura française qui préfère diffuser sa propagande anti-américaine habituelle, ce qui se traduit par… des traductions qui dénaturent totalement le message de George W. Bush. Quelques exemples…
Le Figaro a publié au mois de juillet dernier (2004 !) une interview de George W. Bush avec le titre : "l'Amérique doit diriger le monde", reprenant en particulier les phrases suivantes :
"l'Amérique doit diriger, même si cela déplaît à certains. Ceux-là mêmes qui apprécieront davantage un monde en paix, grâce à la volonté des États-Unis de lutter contre Al Qaida et d'œuvrer pour des sociétés libres en Irak et dans les territoires palestiniens" (…)
En tant que Président, je suis prêt à tenir une position très ferme et à appeler les autres à se joindre à nous, que cela plaise ou non.
Et si certains n'aiment pas faire le sale boulot, l'Amérique, elle, doit le faire comme elle l'a fait par le passé" (…) "Mon intention est d'œuvrer pour des sociétés libres et en paix tout en garantissant la sécurité des États-Unis. Les Américains veulent la paix et la prospérité dans la région".
La doctrine Bush est pourtant claire, mais le verbe to lead est toujours traduit par diriger pour faire croire aux bons Français que les Américains veulent diriger tout le monde, y compris nous, ce qui est bien entendu inadmissible ! Conclusion : "à bas l'Amérique, vive notre camarade Chirac qui se bat courageusement contre Bush".
Si George W. Bush voulait exprimer la volonté que l'Amérique dirige le monde, il utiliserait les verbes tels que to conduct ou to manage, ce qui n'est pas le cas.
La même propagande anti-américaine recommence le 27 août (2004) dans Le Figaro et dans d'autres médias par la citation d'un article publié par USA TODAY, le grand quotidien populaire largement diffusé dans tous les États-Unis, en utilisant les mêmes mots pour traduire les mêmes expressions de George W. Bush :
WASHINGTON (AP) - Dans un entretien au quotidien "USA Today" de jeudi, George Bush déclare qu'il veut être réélu président car "il est essentiel que l'Amérique dirige dans le XXIe siècle afin de vaincre les idéologues qui utilisent l'arme de la terreur (…), mais aussi afin de répandre la liberté".
La propagande anti-américaine n'est donc pas limitée aux médias de gauche, mais elle est générale et infecte Le Figaro et même Associated Press, une agence… américaine !
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La nomenklatura française qui veut se faire passer pour une intelligentsia colporte cette désinformation qui alimente la pensée unique anti-américaine et antilibérale. Elle prend sa source dans la vieille théorie de l'Eurasisme (du début du XX° siècle) qui prétend que les anciennes grandes puissances historiques constituent un ensemble homogène : l'Eurasie.
Elle regroupe les anciens empires de culture millénaire : l'Ancien Monde, à savoir l'Europe (la Vieille Europe, dans laquelle la France et l'Allemagne jouent le rôle moteur et qui en sont donc les leaders !), la Russie et la Chine.
Face à ce bloc s'oppose le Nouveau Monde, celui de l'Amérique (en fait les États-Unis), et les autres mondes, en particulier le monde musulman et le monde africain (d'Afrique Noire, réputé être et demeurer primitif à tout jamais).
La doctrine constante des services français de renseignement repose sur l'Eurasisme et elle influence totalement les sphères du pouvoir politique et économique français. Ainsi s'explique le rapprochement (a priori curieux) entre la France et l'Allemagne, depuis des décennies, et surtout depuis le second mandat de Jacques Chirac (qui envisage même parfois une fusion entre les deux pays !), et avec la Russie comme en témoigne la réunion (plus ou moins perturbée) de Sotchi (les 30 et 31 août 2004) avec Schröder et Poutine, en attendant le voyage de Jacques Chirac en Chine…
La face visible de cette théorie prend une forme plus édulcorée avec la politique multipolaire prônée par la France. Elle repose sur l'idée qu'existe dans le monde un jeu entre plusieurs pôles a priori d'un même poids : l'Europe (élargie à la Russie, en collaboration avec la Chine, donc l'Eurasie), l'Amérique, et le reste du monde, dont le monde musulman.
Cette théorie, proche de celle du choc des civilisations de Huntington ne correspond pas à la réalité et surtout elle est un leurre particulièrement dangereux car il n'y a pas plusieurs mondes qui s'opposent.
Il n'y a que deux mondes : celui de la liberté, le monde de la liberté politique et économique qui vont de pair, c'est à dire celui où règne le capitalisme libéral, et l'autre monde, celui des adversaires du capitalisme libéral.
Historiquement, ce sont les socialistes nationalistes allemands qui ont été les premiers ennemis les plus dangereux de la liberté dans le monde, et c'est l'engagement des Américains dans la Seconde guerre mondiale qui a permis de vaincre le nazisme.
Par la suite, le communisme marxiste de l'URSS a été terrassé par la montée en puissance des investissements militaires décidée par Ronald Reagan. Là encore, au cours de cette guerre (heureusement) froide, l'Amérique a joué le rôle primordial et déterminant.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le terrorisme musulman se manifeste comme le principal ennemi du capitalisme libéral incarné par les États-Unis (et Israël).
En bons stratèges, les Islamistes cherchent à affaiblir leurs adversaires en favorisant leurs alliés en leur sein même, c'est à dire en comptant sur la cinquième colonne que sont les éternels opposants au capitalisme libéral : les socialistes de toutes tendances, les derniers communistes, les pacifistes et aussi et surtout les Eurasistes dont la vitrine présente une théorie a priori plus respectable, celle d'un monde multipolaire.
Les États-Unis ne sont pas tombés dans ce piège diabolique grâce à la forte culture libérale qui est profondément ancrée chez les Américains qui ont globalement bien réagi jusqu'à présent en soutenant la politique du président George W. Bush.
Le terrorisme musulman mène une guerre sans règles délicate à contrer. C'est la quatrième guerre mondiale, celle du XXI° siècle. Les Islamistes dont les forces armées sont faibles par rapport à celles des nazis et de l'URSS, utilisent adroitement les faiblesses de leurs adversaires et en particulier ces idiots utiles qui sont numériquement largement majoritaires et très puissants en Europe et plus particulièrement en France.
Cette guerre est surtout idéologique. Le capitalisme libéral repose sur la liberté, c'est à la fois sa force et sa faiblesse car ses adversaires utilisent cette liberté pour le combattre.
Il est vulnérable et Schumpeter avait bien prédit sa disparition à terme, à long terme…
Comme les précédentes, cette guerre mondiale contre le terrorisme musulman sera certainement gagnée car les Islamistes jouent leurs dernières cartouches : leur idéologie ne repose que sur la glorification de la mort et de la destruction (c'est un nouvel avatar de la razzia traditionnelle) et beaucoup de Musulmans la rejettent.
Le capitalisme libéral qui seul peut apporter finalement la paix et la prospérité dans le monde entier doit être défendu par tout le monde partout dans le monde.
01.09.04
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