La croissance et sa perception
Les Américains continuent à bien réagir : ils ont certes augmenté leur épargne de $31,7 milliards dans la semaine finissant le 11 août,
Graphique 1 :
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Les écarts sont importants, mais l’augmentation de l’épargne des Américains d’une année sur l’autre n’est que de 6,8 %.
Elle est inférieure à la limite critique de 7 % correspondant à une croissance du PIB à son potentiel optimal de 3,5 %,
Graphique 2 :
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La situation reste bonne, comme aux alentours du 1° janvier 2008,
Graphique 3 :
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Les Américains réagissent vraiment remarquablement bien : depuis la mi-mars, point le plus bas du collapsus boursier (lorsque la Fed a baissé son taux de base au plus bas à 2,25 %), l’épargne des Américains a atteint aussi son point le plus haut aux alentours de $6 300 milliards,
Graphique 4 :
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En effet, depuis cette date, les Américains ne craignent plus que la situation économique se détériore : ils n’augmentent donc leur épargne de précaution et ils dépensent leurs revenus, ce qui fait repartir la croissance qui est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre,
Graphique 5 :
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M1 a baissé car les Américains ont dépensé leurs $,
Graphique 6 :
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L’augmentation de M2 revient de ce fait à 6,0 % sur une tendance baissière pour se rapprocher de la zone optimale aux alentours de 5 %,
Graphique 7 :
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C’est ce type de données qui donne une image fidèle de la solidité des fondamentaux de l’économie des États-Unis et non pas quelques informations partielles sur le court terme colportées par les journaleux et bonimenteurs.
L’argent est sain aux Etats-Unis car c’est le premier pilier des Reaganomics.
Pour s’en rendre compte, il suffit de constater que le ratio de M2 sur le PIB est bas aux États-Unis : à 53,3 % contre 83,5 % dans la zone euro.
La croissance est repartie. Le moment est relativement bien choisi pour supporter le choc d’une intervention militaire en Iran (il aurait été préférable de le faire plus tôt)…
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