Croissance inflationniste
Une reprise de la croissance est toujours inflationniste car, en de telles circonstances, la plupart des entreprises ont la possibilité d’augmenter leurs prix, ce qui est accepté par leurs clients… parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement !
Le maintien des taux de la Fed à un niveau très élevé (5,25 %) pendant trop longtemps a créé le collapsus annoncé, mais il a été précédé par une baisse de l’inflation qui est tombée en dessous de la barre critique des 2 % (pour le PCE:PILFE) en août 2007 pour remonter par la suite car la croissance est repartie (après un plus bas au 4° trimestre 2007) avec l’inflation,
Graphique 1 :
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L’inflation dite sous jacente (core) est repartie sur un rythme trop rapide depuis le mois de mai : à 2,2 % précisément à cause de la reprise de la croissance du PIB réel de 3,2 % au 2° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé.
L’inflation monte de mois en mois : 2,3 % en juin et 2,4 % en juillet.
Et lorsqu’on examine l’inflation mesurée sur les 3 derniers mois en taux annualisé, c’est pire encore : l’inflation était de 1,9 % en avril 2008 pour remonter à 2,8 % en juillet,
Graphique 2 :
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L’inflation sous jacente est actuellement très forte aux États-Unis, non pas à cause du prix du baril de pétrole, mais à cause de la croissance qui est très forte : sur un rythme de 7 à 8 % d’un trimestre à l’autre en taux annualisé, cf. mon billet à ce sujet.
L’inflation totale est très variable : elle est tombée en dessous des 2 % en août 2007 (en rejoignant l’inflation sous jacente !) pour remonter par la suite et bondir à 4,5 % en juillet,
Graphique 3 :
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Sur la longue période, l’inflation est encore basse et maîtrisable,
Graphique 4 :
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Il suffira que le bombardier furtif B-2 augmente le taux de base de la Fed très rapidement à un niveau très haut (à 5 %) pour provoquer une chute de la croissance, ce qui sera désinflationniste.
Ainsi vont les cycles depuis une cinquantaine d’années.
Ils sont maintenant calmement et froidement provoqués par B-2 pour le plus grand plaisir des journaleux et des bonimenteurs qui pourront reprendre leurs articles en copié-collé en n’oubliant pas d’en changer la date.
Mauvaise nouvelle : après la forte croissance aux États-Unis en ce 2° semestre 2008 (qui ne profitera pas à la zone euro), l’augmentation des taux de la Fed la fera baisser en 2009, ce qui maintiendra la croissance dans la zone euro à un niveau très faible.
Par ailleurs, Alan Greenspan a eu très peur en 2003 car la déflation menaçait alors avec une inflation de plus en plus faible : elle est tombée à 1,3 % au mois de septembre 2003.
Un minimum d’inflation est toujours nécessaire pour éviter une telle catastrophe.
Une fois de plus, seules les statistiques américaines permettent d’étudier dans de bonnes conditions les problèmes économiques.
En France, il est impossible d’avoir de telles données, ce qui ne dérange pas les Français car de toutes façons, ils ne comprennent rien à ces problèmes…
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