Panurgisme et réalités
Les indices boursiers ont plongé hier lundi 15 septembre.
Il s’agit manifestement de mouvements de panique, de panurgisme (de la part d’intervenants sur les marchés) alimenté par les commentaires alarmistes des journaleux et autres bonimenteurs dans le style l’Amérique est au plus profond du gouffre, c’est la crise systémique...
En effet, rien ne justifie de telles réactions : la croissance du PIB est en phase ascendante aux États-Unis, égale ou supérieure à son potentiel optimal, tous les fondamentaux sont bons, l’argent est sain, cf. mes billets antérieurs.
La seule ombre au tableau concerne la situation de quelques établissements financiers, surtout américains qui ont fait des investissements aventureux qui ont occasionné de lourdes pertes alors qu’ils étaient anormalement très rémunérateurs au cours des années précédentes.
Après les excès antérieurs, c’est un retour à la normale après l’élimination des brebis galeuses (pour rester dans le registre animalier !), c’est un nouvel avatar de la destruction créatrice…
Les capitaux disponibles quittent les marchés actions pour se porter sur l’obligataire public, valeur refuge par excellence : les rendements des bons du Trésor chutent vertigineusement car les prix montent à la suite de la forte demande, ainsi en est-il des rendements de référence de Germanie,
Graphique 1 :
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Les marchés euro-zonards suivent les tendances baissières données par les États-Unis où la demande sur les taux courts est très importante, même avec une adjudication de la Fed de bons à 3 et 6 mois se montant à $55 milliards !
Graphique 2 :
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Ce choc mondial très fort fragilise les quasi monnaies que sont les bons des Trésors des pays de la zone euro : l’écart des rendements des bons italiens avec le Bund a bondi à 17 % hier,
Graphique 3 :
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La situation actuelle comporte beaucoup de similitudes avec celle qui prévalait en 2003-2004 : tout le monde parlait alors de double dip, de crise durable…
Le béhaviorisme, c’est à dire le comportement des hommes joue un rôle très important sur les marchés, ce qui provoque de fortes turbulences…
Schumpeter disait que le capitalisme libéral pouvait sombrer un jour, surtout par autodestruction, miné de l’intérieur par ses adversaires historiques…
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