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Des turbulences aux trous d’air

Des turbulences aux trous d’air


Après de fortes turbulences, les marchés financiers sont secoués par de gros trous d’air !

Finalement, tout est peut-être assez simple…


Les trous d’air actuels apparaissent comme le résultat du télescopage entre plusieurs causes.


D’abord, les marchés ont été complètement pris à contre pied par la baisse des indices boursiers à partir du 19 mai à la suite de la décision de W. d’intervenir militairement en Iran.


Beaucoup d’investisseurs (des institutions financières comme des banques et des sociétés d’assurance) ont investi dans des actions car ils anticipaient logiquement la reprise de la croissance aux États-Unis.


La stagnation des cours les a placés dans une situation fragile au point que beaucoup d’entre eux ont été obligés de vendre précipitamment des actions, ce qui a accentué le mouvement de baisse générale.


Par ailleurs, des opérations très contestables comme les ventes à découvert portant sur des montants très importants par des gérants de fonds spéculatifs ont accentué ces mouvements de baisse des indices boursiers.


Les fortes turbulences se sont transformées en gros trous d’air cette semaine avec le panurgisme des opérateurs sur les marchés mondialisés, les journaleux et bonimenteurs habituels en rajoutant une grosse louche, évidemment !


Le résultat est impressionnant avec la chute d’établissements financiers centenaires très importants qui paraissaient inamovibles, voire éternels.


La sortie d’une telle situation se fait par quelques mesures très techniques mises en œuvre en particulier par les banques centrales.


Ainsi par exemple, elles mettent à la disposition d’établissements financiers en difficulté des liquidités à très court terme en contrepartie de prises en pension de titres, ce qui a pour effet de faire retomber le taux interbancaire à 2 %, c’est à dire au niveau du taux de la Fed.


La SEC intervient (trop tard et insuffisamment) pour obliger les fonds spéculatifs à rendre publiques leurs ventes à découvert.


Comme en 2003, W. attend beaucoup trop longtemps pour donner le feu vert final à une intervention militaire.


Cette attente semble lui être imposée par les militaires qui veulent minimiser les risques, mais elle crée des dommages considérables aux États-Unis et ailleurs dans le monde.


Comme je l’ai écrit depuis fin juin début juillet : tant que W. n’aura pas donné son accord pour une intervention militaire en Iran, les indices actions resteront à un niveau très bas.


Le problème est que les plus bas sont encore plus bas qu’avant !

Plus cette intervention militaire aura lieu rapidement, mieux ce sera…


Contrairement aux informations alarmistes répandues par les médias, la croissance du PIB aux États-Unis poursuit sa tendance haussière, indépendamment des trous d’air des marchés financiers.


Les marchés actions plongent, les capitaux se réfugiant sur les bons du Trésor à très court terme dont les prix montent et les rendements baissent comme ils ne l’ont jamais fait,

Graphique 1 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Les Notes à 2 ans et à 10 ans suivent la même tendance,

Graphique 2 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Les marchés européens suivent eux aussi la même tendance,

Graphique 3 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Et dans ce choc mondial, la dévaluation potentielle du franc français par rapport au Deutschemark a encore augmenté hier 17 septembre à 7,8 %

Graphique 4 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.



Petits rappels…


Les injections de liquidités par les banques centrales sont faibles par rapport au marché interbancaire qui est de l’ordre de €2 000 milliards par jour dans la zone euro et de $5 000 milliards aux États-Unis.


Ces injections de liquidités ne sont que des transferts de capitaux qui passent des portefeuilles d’établissements financiers en bons du Trésor puis aux banques centrales pour finir chez d’autres établissements financiers en difficulté.


Il n’y a pas de création monétaire dans ce processus
.

Il n’y a que de fortes turbulences et de gros trous d’air…

***

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J
Entièrement d'accord avec vous Utopia, les variations de prix de l'immobilier ne sont jamais inclus dans l'indice des prix à la consommation.<br /> J'essaie de montrer à Melbourne que ce qu'il avance est faux. Les prix de l'immobilier augmente plus rapidement que le niveau général des prix (je parle des zones réglementées, soit une partie des USA uniquement), ce qui prouve que la hausse n'est pas dû à l'inflation résultant d'une création monétaire excessive mais à l'inflation réglementaire
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C
<br /> "... la hausse des prix de l'immobilier n'est pas dûe à l'inflation résultant d'une création monétaire excessive mais à l'inflation réglementaire"...<br /> ... et surtout des achats à des prix surévalués par les traders et autres banquiers qui ont gagné beaucoup d'argent avec les subprime !<br /> <br /> <br />
U
@JLL<br /> <br /> Vous vous trompez, les variations de prix de l'immobilier ne sont jamais (ni dans aucune statistique publique d'aucun pays) inclus dans l'indice des prix à la consommation
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J
Ceci:<br /> <br /> "Ce gonflement a ete rendu possible par une creation monetaire malsaine (argent facile) qui ne correspondait pas a une creation de richesse parallele. En gros, les prix des maisons ont double ou triple non pas parce que ces maisons etaient 2 fois plus grandes ou 2 fois plus utiles (dans le sens economique du terme), mais tout simplement par ce le marche avait beaucoup d'argent, grace au robinet a credit. Les valeurs des biens immobiliers ont augmente de facon deraisonable a cause de l'argent facile"<br /> <br /> est la thèse de Ron Paul. Elle est fausse!<br /> <br /> Milton Friedman a démontré plusieurs fois que ca n'a aucun sens d'inclure le prix des biens immobiliers dans le calcul de l'inflation.<br /> Dans tous les etats où la réglementation foncière était quasi-inexistante (le Texas est le meilleur exemple, Dallas et Houston en particulier) les prix n'ont quasiment pas augmenté. Pourtant il s'agit d'une des régions les plus dynamiques des tous les USA avec une population qui augmente très vite, bien plus vite qu'en Californie. Or, c'est la Californie qui a connu la plus importante hausse de prix et de loin. Curieusement, il s'agit aussi de l'etat dont la réglementation foncière est la plus contraignante.<br /> <br /> <br /> Ceci:<br /> <br /> "Quoi de plus significatif du malaise profond que ces Nationalisations de Fannie, Freddy et de AIG. Et ce sein meme du pays symbole de la libre entreprise et du capitalisme financier ?"<br /> <br /> l'est encore plus!<br /> http://www.objectifliberte.fr/2008/08/subprimes.html
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M
En gros, tout va bien hormis ces foutus indices boursiers qui se petent la gueule?<br /> Ah bon... il n'y a donc ni crise de liquidites ni crise de solvabilite aux Etats-Unis?<br /> La crise actuelle est celle d'une depreciation generale des actifs (deflation). Cette deflation contrebalance la bulle immobiliere Americaine de ces dernieres annees. Ce gonflement a ete rendu possible par une creation monetaire malsaine (argent facile) qui ne correspondait pas a une creation de richesse parallele. En gros, les prix des maisons ont double ou triple non pas parce que ces maisons etaient 2 fois plus grandes ou 2 fois plus utiles (dans le sens economique du terme), mais tout simplement par ce le marche avait beaucoup d'argent, grace au robinet a credit. Les valeurs des biens immobiliers ont augmente de facon deraisonable a cause de l'argent facile. Les etablissements financiers ont donc emis des titres adosses a des biens immobiliers (mortageg-backed securities) dont la valeur etait donc completement fictive. Les credits ne pouvant etre payes des que la valeur des biens baisse (les emprunteurs payent un mortgage qui coute 100 alors que la maison ne vaut plus que 70, situation d"equity negative" intenable). Les banques recuperent donc des maisons residentielles dont elles ne veulent pas non plus dans leurs bilans puisque ces maisons continuent de se deprecier. <br /> Bref, le resultat actuel est une enorme crise de liquidites et de solvabilite puisque meme les banques entre elles ne veulent pls se preter d'argent. La crise de confiance dans le systeme est donc terrible. Quoi de plus significatif du malaise profond que ces Nationalisations de Fannie, Freddy et de AIG. Et ce sein meme du pays symbole de la libre entreprise et du capitalisme financier ?<br /> Donc reduire la situation actuelle a un simple trou d'air des marches boursiers resultant de l'attentisme de George Bush concernant une intervention militaire contre l'Iran, desole mais ce n'est une analyse objective et raisonnee. La chute des indices boursier n'est que la partie visible de l'iceberg.
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F
La bourse joue au yo yo et les rumeurs plus que la réalité de la situation font la loi :<br /> <br /> http://tf1.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,4093756,00-wall-street-les-rumeurs-suffisent-a-revenir-au-vert-.html<br /> <br /> A notez que les ''guignols de l'Info'' qui sont hélas prit au premier degré par nombre de ''djeun'' s'est encore une ridiculisé il y a 2 jours avec ses gags très ''antiaméricain'.
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