L’Amérique est au bord du gouffre !
L’Amérique (c’est à dire les États-Unis) est effectivement au bord du gouffre ! mais pas pour les raisons avancées par les journaleux et les bonimenteurs…
Schumpeter l’avait bien dit (aux alentours de 1940) : le capitalisme libéral triomphant est menacé à terme.
Il pourra surmonter certains gros dangers comme le socialisme nationaliste allemand et le communisme à la Russe mais il risque de sombrer un jour.
Schumpeter voyait principalement deux risques parmi les plus graves : une dégénérescence interne émanant de la gauche plurielle et une attaque externe qu’il ne pouvait pas concevoir précisément, mais il a imaginé entre autres celle d’une religion ou d’une secte.
Une fois de plus, il avait raison !
Tout va bien aux États-Unis : les Américains travaillent, gagnent de l’argent et le dépensent comme je l’ai écrit à maintes reprises.
Jamais ils n’ont été aussi riches.
Les entreprises américaines n’ont jamais gagné autant d’argent : leurs dettes sont tombées au plus bas, leurs capitaux propres sont considérables et elles ont racheté d’énormes paquets de leurs propres actions.
L’argent est sain, c’est le premier pilier des Reaganomics.
Oui, mais le président a accumulé quelques très grosses erreurs en décidant d’autoriser une intervention militaire en Iran mais en la différant le plus possible, comme il l’avait fait en 2002-2003 avec l’Irak (sous la pression de militaires incompétents et de son administration majoritairement Démocrate).
En 2002-2003, les marchés avaient plongé longuement mais la casse a été limitée.
Il n’en est pas de même en 2008, car entre temps, les marchés financiers ont évolué : les produits dérivés ont pris une importance considérable.
Ils ont l’avantage de réduire l’incertitude en cas de réussite, mais ils ont été complètement pris à contre pied par la décision de W., ce qui a déclenché une série de plantages en cascades qui a des conséquences de plus en plus graves (plus de $3 000 milliards de capitalisation boursière ont disparu entre le 19 mai et le 18 septembre).
La situation est actuellement difficilement rattrapable avec des bons du Trésor dont les rendements sont tombés à zéro virgule plus grand chose pour cent.
W. ouvre une voie royale et inespérée au candidat Démocrate qui précipitera les États-Unis sur la pente glissante d’un socialisme rampant suicidaire.
L’autre grand danger vient des sectes musulmanes les plus dangereuses, à savoir les Chiites iraniens qui ont clairement annoncé leur programme : détruire Israël et l’Amérique.
L’inaction présente de W. est une faute historique.
Il suffit maintenant de très peu de choses pour en sortir ou pour sombrer.
Ce n’est plus une partie d’échecs qui se joue, mais de poker.
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