Ventes à découvert : l’exemple de VW
Le cours de l’action VolksWagen a varié entre un plus bas de €282,61 et un plus haut de €448,68 soit avec une amplitude de 58 % en séance le 7 octobre ! alors que le volume échangé ne portait que sur 230 500 titres sur un total de 92 millions, soit 0,07 % !
D’après des sources fiables, ces variations s’expliquent par des achats en catastrophe pour couvrir des ventes à découvert.
Ainsi, une grosse capitalisation de €92 milliards comme VW peut être anormalement déstabilisée en quelques heures par un investisseur en difficulté après des ventes à découvert perdantes portant une infime partie du capital.
Cet exemple montre l’effet fortement perturbateur de ce type d’opérations.
Les gnomes de Zurich ont parfaitement raison d’interdire les ventes à découvert (à nu).
La réglementation de cette place financière doit être adoptée sur toutes les bourses dans le monde.
Par ailleurs, il est indispensable de respecter strictement toutes les autres règles, et en particulier celles qui imposent de comptabiliser les produits dérivés à leur juste valeur de marché (fair value, mark-to-market).
Enfin, les réglementations nationales sanctionnant la communication financière qui ne donne pas une image fidèle de la réalité doivent être appliquées (ce qui devrait être évident !).
Le capitalisme libéral repose sur la liberté, mais aussi et surtout sur le respect de règles qui permettent aux marchés de fonctionner librement à l’optimum, sinon, le système dégénère.
Comment font les 7,5 millions de petits Suisses pour survivre alors qu’ils sont cernés par 500 millions de sauvages incultes en matière économique et financière ?
Il ne sert à rien de convoquer les dirigeants des plus grands pays du monde pour résoudre une crise, il est préférable de copier l’infiniment petit, le petit doué qui a de bonnes connaissances.
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