Obama et la logique paradoxale
L’important n’est pas de gagner une bataille, mais la guerre… des idées écrivait le lieutenant colonel Ludovic Monnerat sur son ancien blog, et pour cela, il faut paradoxalement paraître faible pour être fort en réalité.
L’image des États-Unis se détériorait dans le monde depuis l’écroulement de l’URSS : c’était celle de l’impérialisme triomphant.
Il est difficile dans ces conditions de vendre dans le monde entier du Coca, des engins Caterpillar et des logiciels Microsoft.
Obama présente l’avantage de répondre à la demande mondiale d’un président de gauche (considéré comme ouvert au dialogue) et d’être une excellente vitrine de la réussite du capitalisme libéral : le fils d’un Noir pauvre né en Afrique peut devenir président des Etats-Unis !
S’il prend les bonnes décisions, sa victoire sera effectivement historique, et elle renforcera le leadership américain (les tensions qui s’accentuent dans la zone euro en sont une des manifestations).
En 1980, Reagan a défendu les intérêts des États-Unis à sa manière, musclée.
Le monde a changé depuis cette époque.
En 2008, la défense des intérêts des États-Unis est plus subtile : elle passe par des stratégies plus sophistiquées.
Il suffit qu’Obama mène une politique économique maintenant les fondamentaux comme l’a fait Bill Clinton (l’argent sain est la meilleure solution pour augmenter la richesse des Américains), ce qui signifie qu’il ne doit pas être laxiste dans sa politique sociale et internationale.
Le jour de son élection, ce 4 novembre, les rendements des Bills sont restés très bas, ce qui signifie qu’une intervention militaire en Iran est toujours possible (les capitaux sont encore en attente),
Graphique 1 :
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Les perspectives de croissance sont un peu retombées avec le rendement de la Note à 10 ans mais la tendance est a priori toujours ascendante, ce qui est de bon augure,
Graphique 2 :
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La courbe des taux est toujours dans une position très favorable à la reprise d’une croissance forte sur d’excellents fondamentaux,
Graphique 3 :
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Les tensions sur les marchés interbancaires sont retombées comme le montrent les taux du monétaire très courts qui sont redescendus très bas à des niveaux proches des objectifs des banques centrales, aux États-Unis et en Europe.
Le grand plongeon depuis le 15 septembre a propulsé Barack Obama à la présidence.
C’est l’économie, stupide !
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