Récession, crise, croissance, réalité et propagande
Qu’en est-il réellement de la situation économique aux États-Unis ?
Est-ce la récession, une crise, la plus grande crise depuis 1929, en pire ou un ralentissement de la croissance ?
Quelques chiffres et graphiques s’imposent…
La croissance du PIB, donnée macroéconomique de référence, calculée d’une année sur l’autre, en pourcentage, est positive depuis 1991, ce qui signifie que la richesse créée aux États-Unis augmente globalement chaque année par rapport à la précédente, de 0,74 % au 3° trimestre 2008, le dernier point sur le graphique 1 correspond à mon estimation d’une croissance nulle pour le 4° trimestre en cours,
Graphique 1 :
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Les variations d’un trimestre à l’autre (en taux annualisé) sont importantes, et elles ne sont négatives qu’au 4° trimestre 2007 (-0,17 %) et au 3° trimestre 2008 (-0,51 %) et positives en dehors de ces deux trimestres : +2,80 % au 1° trimestre 2008, le dernier point correspondant à mon anticipation d'une baisse de -3,4 % en ce 4° trimestre, en concordance avec une croissance nulle d'une année sur l'autre,
Graphique 2 :
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Dans ces conditions, prétendre que les États-Unis sont en récession depuis le dernier trimestre 2007 est contraire aux faits et chiffres observables, c’est donc de la propagande de journaleux et de bonimenteurs…
La croissance a été inflationniste depuis 2004 : l’inflation sous-jacente a été supérieure à la limite maximale admissible de 2,0 %.
C’est la raison pour laquelle la Fed a provoqué un fort ralentissement de la croissance du PIB, ce qui se produit effectivement, en maintenant très longtemps son taux de base à un niveau très haut à 5,25 % jusqu’au 18 septembre 2007.
En effet, les dirigeants de la Fed ne pouvaient pas accepter de laisser filer l’inflation comme dans les années 60 car la situation est difficilement rattrapable par la suite.
Le ralentissement de la croissance du PIB se produit actuellement, il est très fort et il s’accompagne du dégonflement des bulles liées aux investissements aventureux dans les produits dérivés, ce qui a des répercussions importantes (dans le secteur financier) qui se propagent dans l’ensemble de l’économie.
Pendant la crise de 1929 (au début des années 30), le taux de chômage était de l’ordre de 25 %, la production industrielle a baissé de 50 %.
La situation actuelle et dans un avenir proche n’a rien à voir avec une crise au sens habituel du terme.
C’est une crise au sens Schumpetérien, c’est à dire une adaptation à un nouveau paradigme avec une forte destruction (de secteurs hypertrophiés comme le secteur financier) créatrice, avec des gains de productivité importants, donc préludant à une forte croissance, sur fond de guerre économique, de désinformation et de propagande.
Cliquer ici pour lire l’article de Paul Vreymans de Work For All sur la crise de 1929 : Leçons du Crash de 1929 et de la Grande Dépression.
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