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Propaganda et déficits

Propaganda et déficits


La Banque de France a publié mercredi 14 janvier les chiffres de la balance des paiements de la France pour le mois de novembre 2008, cliquer ici pour lire l’analyse officielle qui fait part d’une amélioration de la plupart des postes, idée reprise par l’Agence Française de la Propaganda et tous les journaleux et bonimenteurs de tous les médias.


La BdF publie par ailleurs sur Excel des séries de la balance des paiements (depuis 1997) et leur observation conduit à des conclusions tout à fait différentes…


Le déficit de la balance des transactions courantes portant sur les biens seuls atteint un record historique de €6,9 milliards contre €6,7 en octobre,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Pire : les services rattrapaient généralement les déficits des transactions portant sur les biens seuls, ce qui n’est plus le cas maintenant.


En effet, le déficit de la balance des transactions courantes portant sur les biens et les services atteint lui aussi un record historique de €7,8 milliards contre €6,1 en octobre,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En données cumulées sur 12 mois glissants, le déficit de la balance des transactions courantes portant sur les biens et les services atteint lui aussi un record historique de €40,0 milliards alors que ce poste était excédentaire avant 1999 en fluctuant autour de + €40 milliards,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En données cumulées sur 12 mois glissants, le déficit de la balance des transactions courantes portant sur les biens seuls atteint lui aussi un record historique de €63,4 milliards en novembre,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La situation est catastrophique, surtout pour ce qui concerne les entreprises industrielles françaises qui sont victimes d’un euro trop fort.


La seule solution pour maintenir une activité compétitive en France aurait été de sortir de l’Euro-système et de laisser flotter le franc français dans le système de changes libres, ce qui aurait conduit à une baisse du franc par rapport au DeutscheMark de 20 % environ comme l’atteste l’écart entre les rendements des bons des Trésors à 10 ans et le déficit de la balance des transactions courantes par rapport aux exportations,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La situation se détériore de mois en mois. L’industrie française est décimée. C’est la destruction sans qu’il y ait de création.


À ma connaissance, je serais le seul à mettre en évidence ces problèmes à partir des données de la BdF.


Les Français ne réagissent pas à part quelques exceptions notoires, ce qui est compréhensible quand on sait qu’ils sont généralement comme des veaux depuis des décennies, mais je ne comprends pas pourquoi aucun industriel français ne réagit positivement pour sauver son patrimoine !


C’est du suicide individuel et collectif…

***

Les commentaires sur mon blog signés Lupus sont très intéressants et très importants : il sélectionne très bien des informations très utiles et il traduit même en français des articles très instructifs de médias anglo-saxons !

***

 

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C
Merci Lupus.<br /> <br /> <br /> Olivier,<br /> On peut jouer avec les mots "liberté", "prospérité", mais le résultat est là.<br /> La France, un paradis fiscal.........hum.....
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C
Monsieur Chevallier,<br /> <br /> Innaceptable, cela va de soi.<br /> Pb de "castes" et de "placards dorés" ?
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V
Entre vos analyses très pointues que nous pouvons lire quotidiennement, la situation économique française désastreuse et la question que toutes les personnes (désireuses de voir clair) se posent:comment cela va-t-il finir?, je voudrais que vous me fassiez part de votre avis sur l'article de Bill Bonner.<br /> Merci.<br /> <br /> Bill Bonner, cofondateur de La Chronique Agora, à Londres<br /> <br /> *** DONNEZ-NOUS MADOFF !<br /> <br /> ** "Bernanke avertit que des plans de renflouage plus importants seront nécessaires partout dans le monde", titrait le International Herald Tribune hier.<br /> <br /> * L'article entre ensuite dans le vif du sujet. L'économie mondiale est gravement malade, déclare le docteur Bernanke, ou quelque chose comme ça. Nous allons devoir passer aux drogues expérimentales pour lui venir en aide.<br /> <br /> * "En plus de racheter aux banques leurs actifs en difficulté", a déclaré Bernanke, "une autre option serait de fournir des garanties d'actifs selon lesquelles le gouvernement absorberait une partie des pertes des banques en échange de warrants et d'autres formes de d'indemnisation". [Evidemment, si les banques avait des moyens d'indemniser les investisseurs, elles ne seraient pas dans un tel pétrin]...<br /> <br /> * "Bernanke a également exprimé son soutien à l'idée de créer une soi-disant mauvaise banque qui permettrait au gouvernement d'acheter des actifs financiers en échange de liquidités ou de valeur".<br /> <br /> * Et c'est là que nous avons ri si fort que nous avons cru nous briser les côtes.<br /> <br /> * Créer une "mauvaise banque" ? C'est une plaisanterie ? Le monde est déjà plein de mauvaises banques -- des banques qui ont fait exactement ce que Bernanke a l'intention de faire ; elles ont acheté des actifs financiers, notamment des dérivés du marché des prêts hypothécaires, en l'échange de cash. A présent, elles se tournent vers le contribuable, désespérées, quémandant l'aumône pour éviter de couler.<br /> <br /> * Et la pire banque de toutes ? Après la Banque centrale du Zimbabwe, c'est la Fed américaine. Que fait-elle ? Elle achète des ordures et les paie en liquide. De la sorte, les erreurs des riches banquiers sont transférées vers les citoyens ordinaires... par la banque nationale -- la Fed. Evidemment, les gens ne savent pas ce qui se passe. Et ils ne s'apercevront pas non plus du moment où la Fed finira par se débarrasser de ces actifs toxiques -- aux heures les plus sombres de la nuit.<br /> <br /> * Revenons-en aux fondamentaux. L'économie mondiale est en train de corriger. Les autorités essaient de l'en empêcher. Elles ont essayé la stimulation monétaire à la Friedman -- baissant les taux à zéro. Et elles transpirent comme Sisyphe en tentant de faire fonctionner les stimulants fiscaux de Keynes.<br /> <br /> * Les deux options échoueront -- pour les raisons que nous expliquons à longueur de Chronique. On ne peut aider un alcoolique en lui donnant de la gnôle gratuite. Et on ne rend pas service à un obèse en lui proposant une deuxième ration de dessert.<br /> <br /> * Si les dirigeants américains veulent réussir dans quelque mesure que ce soit, ils doivent comprendre à quel jeu ils jouent... et se tourner vers quelqu'un qui sait faire la différence entre un roi et un deux... quelqu'un qui garde un atout dans sa manche, juste au cas où. Les Etats-Unis ont besoin de meilleurs dirigeants, pas ces plaisantins de Bernanke et Paulson. L'Amérique est en train de gonfler une bulle de la finance publique ; elle a besoin de quelqu'un qui comprenne comment le système de finance publique fonctionne.<br /> <br /> * Bref, les Etats-Unis ont besoin de Bernie Madoff. Nous avons entendu dire que Madoff n'a pas été arrêté. Il est chez lui, apparemment, en train de regarder la télévision et d'attendre des nouvelles des gendarmes. Pourquoi ne pas tirer parti de son temps libre ? Pourquoi ne pas lui demander de faire des travaux d'intérêt public ?<br /> <br /> ** Au sens large, les économies d'aide sociale appliquées dans les nations occidentales développées ne sont rien d'autre que des schémas de Ponzi. Le système des retraites, par exemple, ne peut survivre que tant qu'il y a assez de nouveaux contributeurs pour couvrir les promesses faites aux anciens. Comme dans toute pyramide de Ponzi, les premiers arrivés dans le système sortent largement gagnants. Les tout premiers bénéficiaires ont très peu contribué et beaucoup profité -- selon leur durée de vie. Mais à mesure que le temps passe, le schéma tourne au vinaigre. Les personnes d'âge moyen s'en sortiraient mieux, aujourd'hui, avec un système de retraite privé... tandis que les jeunes ont peu de chances de voir une quelconque allocation.<br /> <br /> * John Law n'a jamais vu fonctionner les finances publiques américaines. Pas plus que Charles Ponzi. Mais même sans test de paternité, tous deux auraient pu reconnaître leur rejeton.<br /> <br /> * Bernie Madoff, lui, est encore en vie. Il est le champion du monde actuel... le tenant du titre dans la ligue de Ponzi. Et pourtant, comparé aux finances publiques américaines, son système n'est rien... que de la petite bière. L'arnaque de Madoff a coûté aux investisseurs environ 50 milliards de dollars seulement. L'escroquerie du dollar américain leur coûtera des milliers de milliards.<br /> <br /> * La nature de cette pyramide est plus facilement compréhensible si l'on regarde vers l'avant plutôt que vers l'arrière. Le président Obama a annoncé la semaine dernière que les Américains se trouvaient confrontés à "des déficits de plusieurs milliers de dollars pour les années à venir". L'estimation du déficit 2009 était déjà à 1,18 millier de milliards de dollars. Certains experts prévoient un déficit de plus de 2 000 milliards de dollars. Au moins une prévision est à plus de 3 000 milliards, si non en 2009, du moins l'année suivante.<br /> <br /> * Ces gigantesques déficits ne semblent pas perturber le sommeil des citoyens. Sur cinq ans, un déficit annuel de 1 000 milliards de dollars ajouterait environ 50 000 $ à l'endettement général de chaque foyer américain. Mais les Américains ont l'intuition qu'ils ne devront jamais payer cette somme. Instinctivement, ils savent que c'est une pyramide de Ponzi.<br /> <br /> * Il y a bien longtemps que les Américains ne peuvent plus se dire : "nous nous les devons à nous-mêmes". Une bonne partie de l'emprunt américain revient aux étrangers. Ces énormes déficits ne pourraient absolument pas être financés par l'épargne interne. Les étrangers doivent cracher au bassinet, sans quoi les Etats-Unis se retrouveraient à court d'argent. Ils le font parce qu'ils espèrent récupérer leur argent -- avec des intérêts. Mais comment les Etats-Unis peuvent-ils rembourser l'argent qu'ils empruntent ? Ils n'ont pas de revenus. Ils n'ont pas d'excédent. Ils doivent emprunter plus pour rembourser leurs emprunts passés. John Law adorerait ce plan ; Ponzi en serait fier ; et Bernie Madoff pourrait le faire fonctionner.<br /> <br /> * Alors que nous écrivons ces lignes, rien ne nous semble plus remarquable que la crédulité et la naïveté des pigeons du reste de la planète. Les plus vieux amis de Bernie Madoff le suppliaient quasiment d'accepter leurs fonds. Les gens s'inscrivaient à son country club de Palm Beach uniquement dans l'espoir de l'approcher, pour qu'il les sépare de leur argent.<br /> <br /> * Aujourd'hui, les investisseurs se bousculent littéralement pour prêter de l'argent au plus grand débiteur de la planète. De tous les chiffres stupéfiants qui paraissent actuellement, aucun n'est plus étonnant que le rendement actuel des bons du Trésor US. A 2% à peine sur les bons à dix ans, les investisseurs prêtent de l'argent aux autorités américaines sans rien demander en retour... sinon qu'on leur rende leur argent.<br /> <br /> * Bien entendu, les pyramides de Ponzi ont toujours une fin. Et l'arnaque des finances publiques américaines atteint déjà sa conclusion. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les prêteurs ne sont toujours pas plus intelligents. Mais ils sont plus pauvres.
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O
Attention: le think tank Heritage fondation ne mesure pas la prospérité, mais la liberté économique(avec ses critères propres explicités dans les FAQ). Vous verrez d'ailleurs que les paradis fiscaux sont regroupés en tête de classement.
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L
bonsoir et merci a vous...pour vos billets toujours aussi stimulants et vos sympathiques commentaires...tous mes voeux de santé et de prospérité a carole...<br /> <br /> Sur les devises et si l'on se place d'un point de vue mondialisé j'ai trouvé tres pertinent cette remarque de Stephen Jen le stratégiste devises de la banque Morgan Stanley...Il suggère qu'au lieu de comparer les fondamentaux du dollar à ceux de l'euro, il faudrait comparer ceux de la zone 'de facto' dollar (Etats-Unis + Asie) à ceux de la zone 'de facto' euro (Zone Euro + Europe de l'Est) étant donné que les principales monnaies asiatiques (notamment le yuan chinois) sont plus ou moins étroitement liées au dollar et les monnaies des pays d'Europe de l'Est faisant partie de l'Union Européenne le sont à l'euro. Dans son raisonnement le dollar serait renforcé par les bons fondamentaux économiques des pays asiatiques et l'euro affaibli par les mauvais fondamentaux de l'Europe de l'Est..... <br /> -------------------------------------<br /> portez vous bien...
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