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Marchés des bons des Trésors

Marchés des bons des Trésors


Les marchés des bons des Trésors sont à la base de tous les marchés.

C’est la raison pour laquelle il est indispensable de bien observer leur évolution pour bien anticiper celle des autres marchés, en particulier des actions, ce qui alimente la spéculation gagnante…


Les rendements des Notes à 10 ans en sont la principale référence.


Ils ont atteint un point bas historique après la baisse des taux de la Fed le 16 décembre, et ils remontent donc dans leur bande normale depuis cette date, en fluctuant d’une façon plus ou moins importante (ils ont augmenté trop rapidement dernièrement et ils ont corrigé après la présentation de la dernière version du plan de sauvetage par Timothy Geithner),

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La remontée des rendements des Notes à 10 ans doit être lente car les taux des emprunts hypothécaires y sont indexés et il est très important qu’ils ne montent pas trop rapidement pour que le marché de l’immobilier se redresse.


C’est la raison pour laquelle Timothy Geithner garde sa tête d’enterrement qu’il avait aux côtés de son prédécesseur Henry Paulson en poursuivant exactement la même politique que lui tout en déclarant qu’elle est totalement différente.


La hausse des rendements des Notes à 10 ans entraîne celle des autres Treasuries, les évolutions récentes des tendances lourdes des rendements étant plus claires sur ce graphique,

Graphique 2 :

 

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Les capitaux du monde entier se réfugient aux États-Unis car les fondamentaux y sont bons : il n’y a pas de dérapages monétaires et les banques publient des résultats qui correspondent à la réalité, ce qui n’est pas le cas en Europe y compris en Suisse (UBS et Crédit Suisse ont définitivement détruit la bonne réputation de ce qui était la place financière la plus sûre du monde et donc le refuge des capitaux du monde entier).


Les gérants de capitaux cherchent un placement rémunérateur.

L’offre des Treasuries (des centaines de milliards de dollars) répond à la demande.


Les marchés fonctionnent donc parfaitement bien, le retour à la normale, c’est à dire dans la bande des 4 % pour les Notes à 10 ans, se fait… normalement, c’est à dire pas trop rapidement,

Graphique 3 :

 

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La BCE a des difficultés à maintenir des écarts faibles entre les rendements des bons des Trésors de la zone euro : à tout moment les marchés reprennent le dessus comme le montrent les variations importantes sur les rendements des bons à 10 ans de la France par rapport à l’Allemagne (graphique mis à jour sur les données d’hier soir, mercredi 11),

Graphique 4 :

 

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Il en est de même pour l’Italie et les autres pays du Club Med auxquels il faut ajouter d’autres cancres comme l’Irlande et la Belgique plombés par leurs méga banques hors normes,

Graphique 5 :

 

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Les autorités américaines mènent une guerre tous azimuts, d’abord contre les marchés qui veulent que l’État vienne à leur secours en prenant en charge leurs pertes colossales et en supprimant cette règle d’enregistrement des produits financiers à la juste valeur du marché qui les coince, et ensuite contre le reste du monde en affaiblissant les adversaires et les concurrents des États-Unis de façon à ce que l’Amérique reste le leader du monde libre.


Comme je l’ai déjà écrit précédemment, l’inflation va repartir (cf. la hausse de l’or) à cause du protectionnisme qui s’accentue partout dans le monde et surtout aux États-Unis avec la politique des Démocrates qui ont voulu mettre fin à la mondialisation qui a si bien fonctionné sous les présidences de W. et d’Alan Greenspan pour la plus grande satisfaction des Américains et des Chinois.

***

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L
interessant point de vue anglosaxon sur les manip en cours sur le marché des dettes souveraines en particulier en europe...l'auteur de l'article y voit un regain de protectionisme, je pense que vous raison d'y voir des interventions systématiques d'origine étatique pour colmater les brèches en toute urgence sur la zone euro...<br /> --------------------------------<br /> Le marché obligataire à l'épreuve du nationalisme <br /> Date: 13/02/2009 Richard Barley, <br /> DOW JONES NEWSWIRES <br /> <br /> Une pointe de nationalisme économique frapperait-elle les marchés obligataires ? Les adjudications récentes en Europe - y compris les émissions des gouvernements belge et espagnol - montrent que les investisseurs préfèrent placer leur argent localement. Si cette tendance perdure, les emprunteurs dépendant généralement des investisseurs étrangers risquent de se retrouver dans une position délicate. <br /> <br /> Sur un total de 4 milliards d'euros d'obligations à dix ans vendues par la Belgique au mois de janvier, la demande émanant d'investisseurs non européens a chuté à 0,4%, contre 19% un an plus tôt, tandis que la demande en provenance de Belgique a grimpé de 27% à 39%. <br /> <br /> En Espagne, 46% de l'émission récente d'emprunts à dix ans ont été vendus à des investisseurs espagnols. Ces derniers enlèvent généralement un tiers environ du montant des adjudications locales. <br /> <br /> Les banquiers observent une tendance similaire pour les émissions d'obligations bancaires présentant une garantie gouvernementale : les carnets d'ordre se remplissent essentiellement grâce à la demande locale. <br /> <br /> Dans une certaine mesure, cette tendance est logique à ce stade du cycle économique. Les épargnants recherchent une sécurité relative et se sentent probablement plus à l'aise en investissant dans leur propre pays et dans des banques et entreprises qui leur sont familières. En outre, la volatilité observée sur les marchés des changes peut rendre les investisseurs internationaux plus prudents à l'égard du risque de change. <br /> <br /> De petits pays tels que la Belgique peuvent également être victimes d'un report des fonds des grands investisseurs institutionnels vers des titres plus liquides comme le Bund allemand. <br /> <br /> Cependant, il existe un risque que les tendances récentes soient un signe de changement plus permanent de la demande obligataire internationale. Les perturbations enregistrées par les fonds spéculatifs ont coupé l'appétit de nombreux investisseurs étrangers, ce qui signifie que les investisseurs locaux peuvent désormais recevoir une part plus importante des adjudications. <br /> <br /> Ce qui est plus inquiétant toutefois est que les banques puissent ressentir le besoin d'investir localement au moment où la classe politique les appelle à prêter pour soutenir les économies nationales. <br /> <br /> Pour le moment, la baisse de la demande internationale est sans grande importance. La demande globale pour les obligations est si forte que sa composition relative importe peu. Ainsi, la demande pour la dernière adjudication espagnole a atteint 16 milliards d'euros ; 7 milliards d'euros d'emprunts ont finalement été vendus, un montant élevé pour une vente syndiquée. <br /> <br /> Mais si les flux de crédit internationaux venaient à poursuivre leur déclin, cela pourrait commencer à inquiéter ceux qui comptent sur la demande en provenance de l'étranger, notamment en ces temps d'explosion des émissions d'emprunts d'Etat pour combattre la crise financière. <br /> <br /> Les Etats-Unis, dont la dette obligataire totale appartenait à 53% à des étrangers en novembre 2008, et le Royaume-Uni, où les gilts étaient détenus à hauteur de 36,3% par des étrangers au troisième trimestre de 2008, devraient faire l'objet d'une étroite surveillance
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C
<br /> L'auteur de cet article n'a pas compris les causes de ce problème qui est en fait très grave, et ce sera l'objet de mon prochain billet...<br /> <br /> <br />
K
LEs CDS sur les emprunts d'Etats (primes d'assurance contre l'éventuelle défaillance de l'Etat) montrent surtout que les trois pays les plus sûrs sont (taux de prime au 11/02/2009) :<br /> 1. Le Japon (0.58%)<br /> 2. L'Allemagne (0.62%)<br /> 3. La France (0.68%)<br /> et ensuite, seulement, les US (0.78%)<br /> <br /> Tous ces taux augmentent (les risques montent), mais ceux du Japon et des US se dégradent le plus vite.<br /> <br /> Pourquoi donc dites-vous que la France est en faillite et les US le Nirvana ?
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L
Sur les rapports a la je t'aime moi non plus entre la Chine et les US voici un article que je trouve tres interessant du Wall Street Journal decidement devenu incontournable ces temps ci...<br /> --------------------------<br /> Le dilemme commercial de Washigton face à la Chine <br /> Date: 12/02/2009 <br /> Andrew Peaple, <br /> THE WALL STREET JOURNAL <br /> <br /> Les chiffres du commerce extérieur de la Chine pour le mois de janvier laissent songeur : les exportations ont chuté de 18% et les importations se sont effondrées de 43%. <br /> <br /> Ces statistiques sont certes faussées par les congés du Nouvel an chinois, qui ont duré une semaine, mais un élément semble constant : à 39,1 milliards de dollars en janvier, l'excédent commercial de la Chine n'est pas très éloigné du record de 40,1 milliards de dollars atteint en novembre 2008. L'excédent chinois sur les quatre derniers mois s'est élevé à 153,4 milliards de dollars, soit plus de la moitié du montant total pour l'année 2008. <br /> <br /> Il existe toutefois de bonnes raisons de s'attendre à une réduction de cet excédent. Près de la moitié des échanges commerciaux de la Chine sont en effet liés à la transformation de produits. Autrement dit, le pays importe des pièces d'autres pays asiatiques pour ensuite les ré-exporter. La chute des importations suggère donc que le repli des exportations va s'accentuer, dans un délai de trois à six mois. <br /> <br /> Les importations pourraient toutefois se redresser si le plan de relance économique chinois se fait sentir et si le pays commence à acquérir des matériaux pour construire de nouvelles lignes de chemin de fer, des routes, etc. <br /> <br /> Mais les principaux débouchés de la Chine à l'étranger se montrant actuellement enclins au protectionnisme, l'excédent commercial pourrait se réduire davantage. Rien que cette année, les appels à "acheter américain" aux Etats-Unis et les mesures anti-dumping adoptées par l'Union européenne contre certains produits en acier ont fait frémir Pékin. <br /> <br /> Compte tenu de la sous-évaluation de la monnaie chinoise ces dernières années, le yuan apparaît en bonne place dans le débat sur le protectionnisme. Toutefois, si l'excédent commercial de la Chine diminue, les Etats-Unis s'exposent au risque que Pékin, premier détenteur étranger de bons du Trésor américain, ait moins d'argent à dépenser. <br /> <br /> En outre, le gouvernement chinois a laissé entendre qu'il cherchait d'autres manières de répartir ses réserves de devises et pourrait injecter davantage de fonds dans l'économie chinoise. Si la Chine se sent victime du protectionnisme, Pékin pourrait intensifier cette recherche, ce qui ne rendrait pas vraiment service aux Etats-Unis à l'heure où les émissions d'emprunts du Trésor explosent.
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C
<br /> Oui, je ne suis pas le seul à m'inquiéter du changement d'attitude des US / la Chine<br /> C'est très inquiétant et ça va faire monter l'inflation aux US et ailleurs et baisser le potentiel de croissance<br /> Les acrobaties de Greenspan & W. ont eu des effets extraordianirement positifs !<br /> <br /> <br />
L
bon c'est sur que quand Timothy Geithner fait de la politique il est moins doué que quand il fait de l'économie....<br /> <br /> --------------------------<br /> Les tiraillements de Timothy Geithner <br /> Peter Eavis, 11/02/09<br /> THE WALL STREET JOURNAL <br /> <br /> Pendant des années, Wall Street a cru que Timothy Geithner lui prêterait une oreille attentive. Mais la Bourse a désormais découvert qu'elle devait partager l'attention du secrétaire au Trésor avec un concurrent : l'électeur américain. <br /> <br /> Le plan de stabilité financière de Timothy Geithner prévoit des interventions de grande ampleur pour ranimer le système financier et rassemblera d'énormes montants pour doper le crédit. Le fort repli des marchés d'actions américains mardi suggère cependant que les investisseurs n'ont guère été impressionnés. Les critiques estiment que le plan manque de détails, qu'il est trop timide sur certains points essentiels et qu'il sera long à mettre en oeuvre. <br /> <br /> Etant donné que Timothy Geithner était dès novembre pressenti pour le poste de secrétaire au Trésor, les investisseurs ont le droit d'être déçus d'avoir un os aussi décharné à ronger. <br /> <br /> Mais les investisseurs auraient également dû reconnaître les dures réalités politiques auxquelles doit faire face Timothy Geithner, alors que contribuables et politiques se rebellent contre les énormes sommes d'argent public injectées dans les banques de façon apparemment fortuite. <br /> <br /> Le nouveau plan a ses propres spécificités. Il envisage la création d'une société d'investissement public-privé dotée d'au moins 1,000 milliards de dollars pour racheter les actifs toxiques des banques. En outre, le programme de facilités de crédit de la Réserve fédérale pourrait être augmenté de 200 milliards de dollars, pour atteindre 1,000 milliards de dollars disponibles pour des prêts aux investisseurs. <br /> <br /> Mais la politique a joué un grand rôle. Alors que Tim Geithner a appelé à des interventions rapides et à grande échelle, il a également insisté sur le fait que les contribuables devaient être protégés. <br /> <br /> Cela le laisse dans une situation délicate où il risque de ne pas pouvoir concrétiser ses deux promesses. <br /> <br /> C'est la raison pour laquelle il veut attirer des acheteurs privés, plutôt que le gouvernement, pour fixer le prix des actifs toxiques et injecter des fonds supplémentaires. Cela explique également pourquoi son plan est si vague. Par exemple, il ne contient pas de détails sur les primes que le gouvernement pourrait accorder pour attirer des investisseurs privés. Cet élément signale que le Trésor a du mal à trouver une solution qui permettrait de faire participer le marché au plan sans distribuer trop d'argent des contribuables. <br /> <br /> Cette attitude prudente est logique. Si les largesses du gouvernement sont trop importantes, l'opposition des citoyens au plan de renflouement pourrait devenir de plus en plus farouche, ce qui rendrait difficile la mise en oeuvre de la politique économique à venir alors que la crise perdure. <br /> <br /> Et un bon plan réalisé à moitié vaut mieux qu'une série de renflouements erratiques, intervenant en réponse directe aux évolutions des marchés financiers, une critique qui s'appliquait à la politique de l'ancien secrétaire au Trésor. <br /> <br /> Enfin, si M. Geithner voulait un peu de choc et d'effroi, il aurait pu étendre les achats d'actifs de la Fed à de nouveaux segments. Après tout, les récents rachats de titres adossés à des créances hypothécaires et de billets de trésorerie ont apporté un soutien à ces secteurs. Ils ont été réalisés de manière rapide et ont eu des retombées politiques limitées. Si la vitesse est l'essence, Timothy Geithner a encore quelques options. <br /> <br /> ---------------------------
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C
<br /> Il temporise : il attend que les marchés résolvent les problèmes<br /> Il est aussi clair que Greenspan, ce qui est un bon signe<br /> <br /> <br />
L
j'aime bien suivre le marché des cds et depuis la faillite de lehman et la quasi nationalisation d'aig c'est devenu un bon indicateur de ....risque...<br /> bon la question est quand meme qu'a ce rythme DE PROGRESSION DES COUTS la, N.SarkoZy va avoir du mal a la créer sa voiture du peuple <br /> labellisée Peugeot estampillée Carla..<br /> <br /> ----------------------------<br /> Le CDS sur les dettes allemande, irlandaise, belge à des records <br /> <br /> LONDRES, 12 février (Reuters) - Le coût d'assurance contre un défaut des dettes souveraines allemande, irlandaise, belge et slovaque a atteint jeudi un niveau record, selon la société spécialisée CMA DataVision, alors que les investisseurs s'inquiètent de l'ampleur des programmes mis en oeuvre pour faire face à la crise économique et financière. <br /> <br /> Le CDS (credit default swaps) à cinq ans sur la dette publique allemande est monté à un record de 63,9 points de base contre 62,3 points mercredi à la Bourse de New York. <br /> <br /> Pour l'Irlande, le CDS équivalent est passé au-dessus de la barre des 300 points jeudi, pour toucher un record de 308,2 points de base, annonce CMA. <br /> <br /> Le CDS belge à cinq ans a atteint le niveau sans précédent de 134,3 pdb, contre 125,2 mercredi à New York. Celui de la Slovaquie est passé de 233,5 à 237,5. <br /> <br /> Cela signifie qu'il en coûte 63.900 euros pour assurer 10 millions d'euros d'obligations allemandes et 308.200 euros pour protéger 10 millions d'euros d'obligations irlandaises. <br /> <br /> Le risque de défaut de l'Allemagne sur les cinq prochaines années a donc un peu hmonté avec le niveau du CDS, ce qui débouche sur une Probabilité de défaut cumulée (CPD) de 5,3%, contre 5,2% mercredi. <br /> <br /> La probabilité pour l'Irlande est la plus élevée : 22,8%, contre 21,1% mercredi. Le CPD de la Belgique est de 10,7%, contre 9,3% et celui de la Slovaquie de 18,7%, contre 17,8%. <br /> <br /> "Aujourd'hui, la séance va être très, très chargée sur les marchés de la dette souveraine. Nous constatons de grosses fluctuations et une volatilité élevée un peu partout", commente un trader à Londres. <br /> <br /> reuters<br /> 12/2/09
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C
<br /> Oui, j'avais vu cette dépêche,<br /> L'avantage de se baser sur les rendements des bons des Trésors est qu'ils sont le résultat d'achats effectivement réalisés par de grosses pointures et qu'ils sont plus clairs que les CDS, et on a<br /> des séries qui remontent sur plusieurs décennies<br /> <br /> <br />