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Retour de l’inflation des Démocrates

Retour de l’inflation des Démocrates


Comme je l’avais écrit le 24 janvier après les discours de l’investiture d’Obama, cliquer ici pour lire ce billet, les Démocrates ont décidé de mettre fin à la politique d’Alan Greenspan et de W. qui consistait à tirer avantage des synergies entre la Chine et les États-Unis, ce qui provoque le retour très dangereux de l’inflation par les coûts, un peu comme dans les années 60.


En effet, le taux d’inflation sous-jacente mesuré par le PCE:LFE est remonté de 1,7 % à 1,8 % au mois de février, au-dessus du CPI:LFE, mettant fin à la tendance baissière provoquée par la baisse du PIB,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


C’est le premier indicateur majeur qui annonce le début de la reprise de la croissance aux États-Unis (les vendeurs peuvent enfin répercuter dans leurs prix la hausse de leurs coûts).


D’autres indicateurs confirment cette reprise comme l’augmentation des dépenses de consommation (en janvier et février) et l’augmentation du nombre des transactions immobilières.


La crise, la plus grande crise depuis plus d’un siècle, depuis celle de 1929, en pire, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale (au choix), d’après tous les journaleux et tous les bonimenteurs, est déjà finie !


Il est pourtant clair que la chute de la croissance était beaucoup plus importante aux alentours de 1980 qu’au cours de ces derniers mois, d’autant plus que l’inflation croissante culminait alors à 10 %,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’inflation est contenue depuis plusieurs décennies et la croissance du PIB réel peut atteindre son potentiel optimal avec un taux d’inflation sous-jacente supérieur aux normes de la Fed (entre 1,0 et 1,5 %).


Pour contrer la résurgence de l’inflation avec une croissance trop forte, la Fed utilise son arme de destruction massive qu’est l’augmentation de son taux de base,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La Fed sera donc obligée d’augmenter son taux de base dans un avenir proche, ce qui renforcera le dollar US$ et fera baisser l’euro.


Le jeu entre l’inflation, la croissance du PIB réel et la politique monétaire de la Fed depuis une cinquantaine d’années est visible sur ce graphique qui récapitule ces données,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Avec le retour de l’inflation, les placements dans les bons du Trésor sont perdants par rapport aux investissements en actions, comme dans les années 60,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’analyse de l’évolution des agrégats monétaires permet de connaître celle du comportement des consommateurs et donc de l’activité économique, ce qui s’inscrit dans les tendances lourdes des rendements des Treasuries.


Ces indicateurs sont directeurs et précurseurs, les autres marchés suivent par la suite, ce qui alimente la spéculation gagnante.


Le comportement des uns et des autres (consommateurs, investisseurs, cf. le béhaviorisme), détermine toutes les variations de l’activité économique.


La richesse des nations (et de leur population) en dépend.

***

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F
Merci pour votre excellent blog, que j'ai découvert via lupus (lui-même découvert via forcast, et lui par le salon beige).<br /> Vous avancez que la crise est déjà finie. Les arguments sont convaincants, mais vous omettez deux choses :<br /> - d'une part, l'influence du sentiment des hommes. Elle ne doit pas être sous-estimée. Si les individus sont pessimistes, la confiance manquera, la reprise avec. N'oubliez pas que la crise a commencé avec la somme dérisoire de, de mémoire, 200 mds de dollars de subprime.<br /> - d'autre part, vous ne tenez pas compte des effets désastreux que ne manqueront pas d'avoir les politiques de relance d'inspiration keynesienne, surtout aux Etats-Unis, qui restent la locomotive du monde. Le new deal fut un échec pitoyable, la relance d'Obama le sera aussi, en pire, car ce dernier semble avoir lancé une véritable socialisation de l'économie américaine. Lorsque les Etats-Unis seront abonnés à une croissance à la française, nous ne serons pas dans la béchamelle, si vous me passez l'expression. La crise financière est sans doute derrière nous, la crise économique, elle, est bien devant.
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L
Bonjour, votre toujours très pertinente analyse me semble intéressante à mettre en parallèle avec celle de Laker de la FED de Richmond..<br /> <br /> ----------------------------<br /> "On peut dire sans crainte que cette récession sera au moins aussi grave que les récessions de 1973-1975 et 1981-1982", a déclaré M. Lacker, président de la Banque de réserve fédérale de Richmond, l'une des treize antennes régionales de la banque centrale américaine. "Mais on peut espérer un rebond cette année", a-t-il dit.<br /> (afp) – 29/3/09 La récession aux Etats-Unis va être "au moins aussi grave" que celle de 1981-1982, mais on peut espérer un rebond cette année, a déclaré jeudi Jeffrey Lacker, un des dirigeants de la Réserve fédérale.<br /> M. Lacker, connu pour son souci de la stabilité des prix, a également mis en garde contre un retour en force de l'inflation avec la reprise économique.<br /> "On peut dire sans crainte que cette récession sera au moins aussi grave que les récessions de 1973-1975 et 1981-1982", a déclaré M. Lacker, président de la Banque de réserve fédérale de Richmond, l'une des treize antennes régionales de la banque centrale américaine.<br /> "Malgré l'abondance de mauvaises nouvelles, pourtant, des prévisionnistes de premier plan s'attendent à ce que l'économie touche le fond à un moment ou à un autre cette année et reparte graduellement, et je pense que c'est un espoir raisonnable", a-t-il ajouté lors d'un discours à Charleston, en Caroline du Sud (Sud-Est des Etats-Unis).<br /> "Mais en même temps, il n'est pas prématuré de s'inquiéter du comportement de l'inflation lorsque la récession sera terminée et que la reprise aura commencé", ajouté M. Lacker, selon le texte de son discours transmis à la presse.<br /> La lutte contre l'inflation est l'une des marottes de M. Lacker, qui vote cette année aux réunions du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale (Fed).<br /> Les deux récessions mentionnées par M. Lacker ont fait suite aux deux chocs pétroliers de 1973 et 1979.<br /> De par sa violence et sa proximité par rapport à aujourd'hui, la crise de 1981-1982 offre une bonne comparaison pour la situation actuelle, au moins pour ceux qui, comme le dit M. Lacker, sont nés "avant la musique disco".<br /> ----------------------<br /> portez vous très bien
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