Un Trésor de spéculation gagnante
Vendre des bons à 10 ans du Trésor français en fin de séance européenne et les acheter le même jour en fin de séance américaine rapportait 2 % en moyenne au cours de ces derniers jours…
Tableau
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| Europe
| USA
| USA - Eur
| %
|
| 31/03/2009
| 3,548
| 3,625
| 0,077
| 2,170
|
| 01/04/2009
| 3,546
| 3,610
| 0,064
| 1,805
|
| 02/04/2009
| 3,679
| 3,739
| 0,060
| 1,631
|
| 03/04/2009
| 3,696
| 3,790
| 0,094
| 2,543
|
En effet, en fin de séance européenne, à 18 heures françaises, le rendement des bons du Trésor était de 3,548 % le mardi 31 mars (données AFP) et de 3,625 % en fin de séance américaine à 21 heures françaises (données Reuters), l’écart de 7,7 points de base est de 2,17 % par rapport au rendement à 18 heures (3,548 %) dixit mon tableur.
Gagner 2 % de son investissement en 3 heures, c’est nettement plus rémunérateur qu’un placement chez Madoff et sans risque : les écarts sont toujours dans le même sens.
Les banques françaises doivent leur salut à l’État car on (SarkoTax, Bécassine & Co.) leur demande d’intervenir pour acheter des bons de ce cher Trésor (un ascenseur descend aussi), ce qu’elles font pendant les heures syndicales mais pas au-delà, d’où les écarts dodo couché tôt.
Les banques françaises se retrouvent avec plein de bons du Trésor dont elles ne peuvent pas se débarrasser car leurs prix s’effondreraient alors et elles perdraient encore de l’argent dans cette aventure.
La solution (comme je l’ai déjà écrit précédemment) est de refiler ces bons à leurs clients directement en leur disant (dans leur bureau ou dans des conférences) : les bons du Trésor, c’est une bonne affaire car avec l’effondrement des actions, y vaut mieux prêter à l’État.
Autre solution encore plus efficace : remplir à ras bord de bons les poubelles que sont les Sicav et fonds divers.
C’est nettement plus efficace, plus massif et personne n’y voit rien.
Rares, très rares, exceptionnels rares même sont les investisseurs français avisés qui contestent les recommandations de leurs banquiers…
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