Les bijoux des heureux euro-zonards
Les heureux euro-zonards sont en train de vendre dérisoirement quelques bijoux de famille pour récupérer un peu de sous…
Une dépêche AFP a annoncé que la BCE avait vendu 35,5 tonnes d’or le 1° avril (ce n’était pas un poisson !) et les cours de l’or ont baissé anormalement depuis cette date.
Par ailleurs, une dépêche Reuters a rappelé hier que les banques centrales s’étaient engagées en 1999 à ne pas vendre plus de 500 tonnes d’or par an pour éviter une baisse très importante du cours de l’or comme ce fut le cas à la fin des années 90 car ce marché dépend beaucoup de l’offre des banques centrales.
Les plans dits de relance de la zone euro augmentent les dépenses des États qui sont ainsi obligés d’augmenter leurs dettes, et donc d’émettre des bons de leur Trésor (ils ne peuvent pas compter sur leurs réserves d’or qui sont très faibles).
Les manifestations violentes qui se sont produites en Grèce ont permis aux journaleux, aux bonimenteurs et… aux gens de la BCE (!) de se rendre compte qu’il y avait quelque chose qui n’allait vraiment pas bien dans la zone euro…
Ils se sont alors aperçu que les écarts des rendements des bons des Trésors augmentaient, ce qui révèle la perte de productivité des pays du Club Med par rapport au meilleur élève de la classe euro-zonarde que sont les Allemands.
Au lieu de résoudre ce problème en s’attaquant à ses causes (cette maudite monnaie unique !), les gens de la BCE préfèrent en gommer ses effets en agissant sur les taux des bons des Trésors euro-zonards de façon à les égaliser.
Pour cela, des organismes financiers (banques et assureurs) rachètent des bons de leur Trésor respectif.
Les écarts des rendements entre les bons à 10 ans des Trésors français et allemands étaient sur une tendance haussière depuis juin 2007 comme je l’avais écrit depuis le 28 novembre 2007, cliquer ici pour lire ce billet,
Graphique 1 :
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Les interventions récentes tentent de renverser plus ou moins adroitement cette tendance haussière (il est difficile d’aller contre les marchés !).
En effet, les écarts entre les rendements des bons français et allemands varient beaucoup depuis ces dernières semaines,
Graphique 2 :
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Il en est de même en Italie,
Graphique 3 :
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L’évolution des écarts des rendements des bons des Trésors montre l’importance des différences de niveau de productivité globale entre ces États,
Graphique 4 :
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Les rendements des bons euro-zonards et américains continuent à diverger,
Graphique 5 :
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Les interventions des organismes financiers français ont lieu pendant les heures d’ouverture des bourses européennes : les écarts en fin de séance par rapport à ceux de la fin de séance américaine du même jour restent élevés (1,2 % hier 6 avril).
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À la suite du G20, le FMI doit vendre une partie de son stock d’or qui était de 3 217 tonnes fin mars, ce qui explique aussi la baisse du cours de l’or.
Les États-Unis détiennent 8 133 tonnes d’or, l’Allemagne 3 412 tonnes, la France 2 487 tonnes qui ne produisent aucune richesse…
À un peu moins de 900 dollars USD l’once actuellement, la tonne d’or vaut environ 30 millions de dollars USD, les réserves de la France ne correspondant qu’à 75 milliards de dollars USD, ce qui est peu compte tenu de l’importance des dettes et des déficits publics.
Il n’est de richesse que d’hommes (qui produisent des richesses) a dit un jour l’un d’eux…
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