Bénéfices et capitalisme
Les bénéfices des entreprises augmentent de 7,5 % d’une année sur l’autre depuis plus de 60 ans (aux Etats-Unis d’après les statistiques officielles fournies par notre ami Fred de Saint Louis),
Graphique 1 :
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Quand l’augmentation des bénéfices est trop forte (aux alentours de 7,75 %), une correction a lieu : elle revient alors sous une tendance longue de 7,25 %.
Elle a été forte et brutale au dernier trimestre 2008 (c’est le temps des turbulences),
Graphique 2 :
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Si l’augmentation des bénéfices est régulière en tendance longue depuis plus de 60 ans, les variations d’une année sur l’autre sont globalement importantes (l’activité économique n’est jamais stable),
Graphique 3 :
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Les bénéfices augmentent plus rapidement que la croissance du PIB nominal. Leur part augmente donc par rapport au PIB : elle est de l’ordre de 6,5 % actuellement, exactement dans sa tendance haussière longue (la correction récente n’a pas été la pire crise depuis celle de 1929, en pire même, mais un retour dans les normes),
Graphique 4 :
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60 à 70 % des bénéfices sont redistribués aux actionnaires sous forme de dividendes (le reste étant conservé par les entreprises pour investir ou pour renforcer leurs capitaux propres),
Graphique 5 :
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Même au cours de la chute récente de la croissance et des bénéfices, les dividendes représentent globalement 4 % du PIB des Etats-Unis (la tendance haussière longue est bien ancrée depuis la fin des années 80),
Graphique 6 :
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Les bénéfices des entreprises américaines augmentent de plus en plus, elles distribuent de plus en plus de dividendes qui profitent à tous les Américains (en particulier par l’intermédiaire de leurs fonds de pension) et elles investissent de plus en plus : la part de l’investissement se monte à 7,5 % du PIB, deux fois plus qu’à la fin des années 40,
Graphique 7 :
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L’investissement (des capitaux disponibles) en actions est donc le meilleur placement à long terme, c’est à dire le plus avantageux et le plus rentable.
Les épargnants (comme toutes les personnes qui disposent d’un patrimoine important) ont intérêt investir (individuellement ou collectivement par l’intermédiaire de fonds de pension) en actions, ce qui permet de contribuer au financement des entreprises qui créent de la valeur.
L’intérêt individuel rejoint ainsi l’intérêt collectif comme le disait jadis un certain Adam Smith...
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Sur le même thème, cliquer ici pour lire un de mes précédents billets du 31 mai 2009.
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