Les gens de la Banque de France ne publiaient pas les données des agrégats monétaires (sans donner d’explications) contrairement à ce que faisaient la plupart des pays de la zone euro. Curieusement, ils le font maintenant alors qu’ils ne publient plus les données qui permettaient de les reconstituer…
Et ô surprise pour les adversaires du monétarisme : ces données confirment que tout a basculé à partir du moment où les monnaies de la future zone euro ont commencé à converger, c’est-à-dire lorsque les malheureux Euro-zonards ont décidé d’avoir cette monnaie unique contre nature (après la signature et l’adoption du traité de Maastricht),
Document 1 :

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises (sans avoir ces données), la situation de la France (et certainement celle des autres pays européens) s’améliorait comme le montre le rapport de M1 sur le PIB qui est passé de 30 % en 1980 à 22 % fin 1995, et si cette bonne tendance s’était poursuivie, M1 n’aurait représenté que 15 % du PIB en 2009 comme aux Etats-Unis qui sont la référence en matière de monétarisme,
Document 2 :

M1 représente près de 40 % du PIB en France, ce qui signifie que sur ce montant, de l’ordre de 800 milliards d’euros, M1 ne devrait se monter qu’à 300 milliards seulement. 500 milliards d’argent non gagné sont donc en excédent, résultat de la création monétaire due à l’existence de cette zone euro.
Par ailleurs, les Gos banques franchouillardes bénéficient largement d’une grande partie de ces 500 milliards qui se trouvent en dépôts non rémunérés, ce qui est une situation très avantageuse dont ne peuvent pas profiter les banques américaines.
Lors des turbulences financières qui ont commencé dans les années 2006, les Français ont augmenté leur épargne à partir d’argent non gagné (M2-M1),
Document 3 :

Les entreprises françaises n’ont commencé à augmenter leur trésorerie globalement (M3-M2) qu’à partir de 2004, malheureusement sur la base d’argent non gagné là aussi, ce qui a constitué la partie française de la bulle mondiale des produits financiers que le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a fait éclater avec la faillite symbolique de la banque des frères Lehman,
Document 4 :

Depuis le printemps 2011, les entreprises françaises ont de moins en moins de trésorerie, ce qui signifie qu’elles ont de plus en plus de difficultés pour survivre dans cette zone contre nature,
Document 5 :

Leur trésorerie est tombée globalement à des plus bas historiques de 12 à 13 % du PIB alors qu’elles étaient aussi prospères que les entreprises américaines avant cette convergence monétaire.
Plus grave : depuis 2011, M3 en France n’augmente que de 2 à 4 % d’une année sur l’autre, ce qui signifie que cette faible augmentation qui aurait dû générer une forte croissance du PIB, supérieure à son potentiel optimal, n’est plus possible à cause de l’importance de la création monétaire qui s’est produite depuis cette convergence létale des monnaies de la vieille Europe,
Document 6 :

Comment se fait-il que les Français, comme les autres malheureux Euro-zonards, aient pu tomber dans ce piège grossier tendu par les monétaristes américains qui auront ainsi gagné cette première guerre monétariste mondiale en affaiblissant considérablement et durablement leurs concurrents pour garder leur leadership sur le monde libre ?
Tout est simple.
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