La guerre coute cher, très cher, même la guerre économique qui précède un conflit qui n’aura jamais atteint le niveau de haute intensité, c’est-à-dire celui d’une véritable guerre avec un feu massif et des morts.
Ainsi par exemple, dans les années 80, les Reaganomics ont eu la bonne idée d’augmenter les dépenses militaires des Etats-Unis contre un éventuel conflit contre l’URSS, mais elles ne sont passées que de 6 à 8 % du PIB,
Document 1 :

En fait, ce sont surtout les investissements dans la défense qui ont beaucoup augmenté : ils ont presque doublé (en valeur relative) en passant de 1,25 % à 2,38 % du PIB en 1986,
Document 2 :

(données de notre ami Fred de Saint Louis)
Les dirigeants de l’URSS ont voulu suivre cette augmentation des dépenses militaires, mais comme le PIB de leur pays était trop faible (par rapport à celui des Etats-Unis), cet effort a été fatal au communisme dur qui s’est écroulé sans que la guerre n’atteigne le niveau de haute intensité.
Dans ces conditions, la guerre est vraiment jolie mais chère… sans l’être vraiment !
Les communistes actuels au pouvoir dans ce qui reste de l’URSS ont la nostalgie de leur puissance passée. Ils veulent reconstituer une Grande Russie en menant une guerre de conquête comme dans les temps anciens, sans tenir compte des réalités économiques et financières actuelles.
Cette erreur leur a déjà coûté très cher en fuite des capitaux. Elle leur coûte cher en baisse du PIB.
Elle risque de leur être fatale.
Cerise sur le gâteau des Etats-Unis : les Américains poussent les Européens surendettés et en crise à augmenter leurs dépenses militaires, ce qui aura pour conséquence de les affaiblir davantage encore.
Ah Dieu ! que la guerre est jolie et amusante !
Pour information, cet extrait d’une dépêche de L’AFP : En 2013, seuls quatre pays de l’Otan (Etats-Unis, Estonie, Grèce et Royaume-Uni) atteignaient ou dépassaient le seuil des 2% de PIB consacré à la défense requis par l’Alliance atlantique. Le budget militaire des Etats-Unis s’établissait alors à 735 milliards de dollars, contre un total de 288 milliards pour les 27 autres membres de l’Otan, selon les statistiques de l’Alliance.