Bank of America : 10 / 10 (bis)
Depuis 5 trimestres, les ratios d’endettement de Bank of America sont nettement meilleurs que les normes exigées par la Fed, avec même depuis ces deux derniers trimestres un ratio Tier d’origine réel à 10,0 % (il doit être supérieur à 8,0 %) soit un µ réel de 10,0 (il doit être inférieur à 12,5),
| Bank of America | 2009Q2 | 2009Q3 | 2009Q4 | 2010Q1 | 2010Q2 |
| actions préférence | 58,7 | 58,8 | 37,2 | 18,0 | 18,0 |
| total dettes réelles | 2 057,9 | 2 052,2 | 2 029,1 | 2 121,3 | 2 148,7 |
| capitaux propres réels | 196,5 | 198,8 | 194,2 | 211,9 | 215,2 |
| µ réel | 10,5 | 10,3 | 10,4 | 10,0 | 10,0 |
| Tier d'origine réel | 9,5 | 9,7 | 9,6 | 10,0 | 10,0 |
Bank of America dépassait encore (en mal) les normes au 1° trimestre 2009 mais les dirigeants ont pris les bonnes décisions pour ramener les ratios d’endettement dans les normes officielles, et presque dans celles de ce bon vieux Greenspan pour lequel µ doit être inférieur à 10.
La gestion de cette banque est millimétrique : le µ est strictement égal à 10 depuis ces deux derniers trimestres ! … ce qui montre bien une fois de plus que ce ratio µ (leverage) est bien le problème le plus important à résoudre pour les dirigeants d’une big bank.
Mieux encore : Bank of America fait de nouveau des bénéfices importants ($3,8 milliards avant impôts) avec une marge nette de… 16 %, ce qui est considérable !
Par contre, la rentabilité des capitaux investis (ROE) dans Bank of America est encore et toujours très faible, ce qui montre une fois de plus que ce bon vieux Greenspan a raison en défendant que la seule règle à imposer aux banques est celle d’un ratio d’endettement (leverage, mon µ) inférieur à 10 car les banques too big to fail ne sont pas rentables (sauf une exception !).
Les actionnaires doivent les démanteler eux-mêmes pour que leur investissement redevienne rentable.
Ce n’est pas à l’Etat de le faire et les autorités ne doivent pas imposer des réglementations complexes inapplicables.
Ce bon vieux Greenspan donne une fois de plus une bonne leçon de capitalisme libéral.
Tout est simple. Ces problèmes bancaires sont simples à comprendre, les chiffres sont facilement accessibles par Internet, les informations sont publiées (cf. les déclarations de ce bon vieux Greenspan et les travaux de la Banque des Règlements Internationaux).
Cliquer ici pour lire mon billet du 15 octobre sur les résultats du 3° trimestre, cliquer ici pour lire celui du 26 janvier sur les résultats du 4° trimestre 2009 et cliquer ici pour celui du 18 avril sur les résultats du 1° trimestre 2010.
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