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Banque cantonale de Berne 2011

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Banque cantonale de Berne 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Suisse

 

Je reprends ici ce que j’ai écrit précédemment en actualisant les chiffres de cette banque exemplaire et francophone qui annonce ses résultats en page d’accueil, avec son bilan, avec un petit rappel en complément.

La Banque cantonale de Berne est l’une des banques les plus fiables du monde avec un multiple d’endettement, mon µ, leverage en anglais, de 8 : le total des dettes représente 8 fois le montant des capitaux propres, ce qui est parfait, très nettement inférieur au maximum de 10 préconisé par ce bon vieux Greenspan, par la BRI et toute personne normalement constituée…

Document 1 :


ce qui correspond à un ratio Tier 1 de 12 % (c’est l’inverse de ce leverage en pourcentage).

 

La difficulté est de prendre en considération les véritables capitaux propres car beaucoup de dirigeants de banques utilisent divers moyens pour ne pas donner une image fidèle de la triste vérité !
Le problème est que les petits Suisses trichent… à l’envers en quelque sorte : ils ne comptabilisent pas dans les capitaux propres les provisions affectées à certains risques, ici dans le poste Correctifs de valeurs et provisions, ce qui oblige à les réintégrer de façon à faire des comparaisons internationales homogènes et fiables,

Document 2 :

Le montant des véritables capitaux propres est donc le résultat d’une savante addition des chiffres entourés en bleu, le reste du bilan étant constitué par définition de dettes.

***
Le gros avantage des banques helvètes par rapport à leurs consœurs françaises est la parfaite sécurité juridique donnée à leurs clients. En effet, les titres acquis par leurs clients ne peuvent pas être utilisés par les banques pour combler leurs pertes éventuelles en cas de risque de faillite.

 

Ces titres sont en quelque sorte mis à part, dans une entité que les banques ne peuvent pas accaparer pour leurs besoins propres, ce qui n’est pas le cas des banques françaises.

En effet, en France, les clients des banques qui acquièrent des titres, des actions par exemple, le font par l’intermédiaire de leur banque qui les achète. Ces titres sont considérés comme appartenant à la banque et ils sont ensuite enregistrés sur les comptes de ses clients.

En cas de coup dur, la banque peut alors les vendre à l’insu de ses clients qui se retrouvent ainsi démunis. Ils n’ont alors que la possibilité de récupérer la contre valeur de leurs placements aux cours du jour de leur cession dans les limites des garanties légales qui sont illusoires car le fonds de garantie des banques n’a pas de… fonds en garantie !

Les mécanos de la Générale ont déjà montré qu’ils étaient capables du pire, et comme l’avait même compris Jean-Claude Le Tricheur qui a dit que ce qui était inimaginable avant 2008 est maintenant possible.

C’est simple, tout est simple, et amusant.

Cliquer ici pour voir le bilan de la Banque cantonale de Berne et cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

BC Berne 2010 Q4 2011 Q2 2011 Q4
Liabilities 21 642 22 006 22 466
Equity 2 693 2 712 2 753
Leverage (µ) 8 8,1 8,2
Tier 1 (%) 12,4 12,3 12,3
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