Après les pires cancres de la planète bancaire, voici le dernier grand survivant des petites banques indépendantes qui ont fait jadis la réussite de la France : la Banque Martin Maurel.
Son multiple d’endettement (mon µ, leverage en anglais) le concept de référence pour les banques, respecte les règles dites du ratio Core Tier 1 d’origine qui devait être supérieur à 8 % correspondant à un leverage inférieur à 12,5…
Document 1 :
Sommes en millions d’euros.
Ce tableau se lit de la façon suivante : le total des dettes, soit 1,916 milliards d’euros représente 11,5 fois le montant des véritables capitaux propres qui se montent à 166 millions d’euros.
Ce multiple d’endettement est l’inverse du ratio Core Tier 1 réel d’origine : les capitaux propres doivent représenter au moins 8 % du total des dettes, exigence que ce bon vieux Greenspan a relevée à 10 % à la suite des turbulences financières de 2008.
Un leverage (µ) aux alentours de 10, c’est parfait. Aucune Gos banque française ne respecte cette norme.
Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22,5 millions d’euros pour respecter strictement les règles prudentielles de ce bon vieux Greenspan, ou diminuer le total des dettes de 250 millions.
La rentabilité des capitaux propres mesurée par le ROE (Return On Equity, le rapport du résultat net de 15,832 millions d’euros sur les capitaux propres publiés) est de 8,8 % ce qui est encore très satisfaisant car rares sont les banques dans le monde qui peuvent atteindre la norme de 15 % tout en respectant les règles prudentielles d’endettement.
Cette banque, comme les autres, souffre des turbulences financières qui ont fait tomber les taux à des niveaux très bas, ce qui est difficile à gérer pour les banques, comme le relève fort justement son patron, Bernard Maurel.
Document 2 :

Une petite remarque : la banque Banque Martin Maurel respecte les règles comptables internationales et ne triche pas en assimilant des dettes subordonnées aux capitaux propres, ce qui est condamnable mais pas condamné en France.
Document 3 :

Comme je l’ai déjà écrit, Une fois de plus, il est totalement inutile de chercher des solutions aux problèmes des big banks too big to fail : il suffit de les laisser faire !
Les marchés, c’est-à-dire les bons spéculateurs (les investisseurs qui ont une bonne culture économique et financière et qui voient juste et loin) obligent les dirigeants des banques à respecter les ratios d’endettement prudentiels tels qu’ils ont été définis par les Américains, et en particulier par ce bon vieux Greenspan : les cours des bad banks plongent, ceux des bonnes banques sont dans les normes.
Les actionnaires qui jouent leur rôle sont les meilleurs défenseurs de leurs propres intérêts, de ceux de leurs clients et finalement de la nation.
Avec de telles banques, il n’y aurait plus de risques systémiques.
Le capitalisme libéral n’est pas à repenser, mais à restaurer.
Seules les banques de Navarre et surtout d’Helvétie (en dehors des deux monstres !) peuvent faire aussi bien sinon mieux !
Cliquer ici pour accéder au site de cette banque,
| Martin Maurel | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 |
|---|---|---|---|---|
| 1 Assets | 1 818,20 | 2 097,72 | 2 119,03 | 2 082,61 |
| 2 Equity | 163,048 | 171,803 | 188,807 | 180,614 |
| 3 Preferred st | - | - | - | - |
| 4 Goodwill | 13,827 | 13,827 | 14,313 | 14,387 |
| 5 Tangible eq | 149,221 | 157,976 | 174,494 | 166,227 |
| 6 Liabilities | 1 668,98 | 1 939,74 | 1 944,54 | 1 916,38 |
| 7 Leverage (µ) | 11,2 | 12,3 | 11,1 | 11,5 |
| 8 Tier 1 (%) | 8,9 | 8,1 | 9 | 8,7 |