Banque Pouyanne 2009
La Banque Pouyanne vient (enfin !) de publier ses résultats de 2009 qui montrent qu’elle a encore et toujours un excellent ratio d’endettement, mon µ (leverage),
| Pouyanne | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 |
| Total dettes | 175,766 | 187,176 | 199,976 | 190,995 |
| Capitaux propres | 15,953 | 17,656 | 19,772 | 21,058 |
| µ | 11,0 | 10,6 | 10,1 | 9,1 |
| Tier | 9,1 | 9,4 | 9,9 | 11,0 |
| Résultat net | 1,652 | 2,067 | 2,566 | 2,206 |
| ROE | 10,4 | 11,7 | 13,0 | 10,5 |
Fin 2009, le total des dettes se montait à 190,995 millions d’euros pour 21,058 millions de capitaux propres compte tenu de la distribution de 475 000 euros de dividendes, soit 9,1 fois (mon µ), ce qui correspond à un véritable ratio Tier d’origine de 11,0 % (de capitaux propres par rapport aux dettes).
Un ratio d’endettement inférieur à 10, c’est parfait pour ce bon vieux Greenspan.
Les capitaux propres augmentent, les dettes baissent, la rentabilité nette est de 18 % avec une rentabilité des capitaux investis de 10,5 % !
Une fois de plus, quand une banque a un bon ratio d’endettement mesuré selon la méthode utilisée par les gens de la Fed et ce bon vieux Greenspan en particulier, tout va bien, sinon, quelque chose ne va pas quelque part, et les dirigeants des banques ont les moyens de camoufler plus ou moins adroitement leurs erreurs…
La seule règle qu’il faudrait imposer aux banques devrait être la publication de leurs résultats trimestriels complets dans le mois suivant leur clôture. Le problème serait alors de faire comprendre aux lecteurs la signification de ce ratio critique…
Cliquer ici pour lire mon billet du 11 juin 2009 sur les résultats 2008 de la Banque Pouyanne et cliquer ici pour lire le rapport annuel 2009.
Et encore merci à l’honorable lecteur de mon blog de m’avoir averti de la publication de ces résultats.
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