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Banques : France / Etats-Unis 2010

 

Banques : France / Etats-Unis 2010

 

Fin 2010, le total des dettes des 3 big banks des Etats-Unis était de 5 751 milliards de dollars soit 39 % du PIB (14 870 milliards de dollars) des 310 millions d’Américains,

Tableau 1 :

2010 Q4

Bk of America

JPMorgan

Citigroup

Totaux

actions de préf.

16,6

7,8

0,3

         24,7  

total dettes

2 053,2

1 949,3

1 749,0

     5 751,6  

capitaux propres

211,7

168,3

165,5

545,5

µ réel (leverage)

9,7

11,6

10,6

         10,5  

Tier  réel (%)

10,3

8,6

9,5

           9,5  

Les sommes sont en milliards de dollars

Beaucoup d’Américains estiment que ces big banks sont too big to fail alors que les nôtres sont considérablement plus dangereuses : le total des dettes de nos 4 Gos banques était de 5 679 milliards d’euros, soit presque 3 fois le PIB annuel (1 964 milliards d’euros) pour 64 millions d’habitants,

Tableau 2 :

2010

BNP

Cdt Ag Grp

Soc Gen

BPCE

Totaux

Total des dettes

1 933,4

1 659,3

1 085,7

1 001,1

5 679,5

Capitaux propres

64,7

71,5

22,4

47,4

206,0

µ (leverage)

29,9

23,2

48,5

21,1

27,57

Tier réel (%)

3,3

4,3

2,1

4,7

3,6

Les sommes sont en milliards d’euros

La défaillance d’une de nos Gos banques (avec des ratios d’endettement hors normes) serait irrattrapable et elles sont capables du pire comme elles l’ont déjà montré… alors que les 3 dernières banques indépendantes ont des ratios parfaitement dans les normes : Banque Michel Inchauspé (Bami), Banque Pouyanne et la Banque Martin-Maurel.

***

 

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R
<br /> les français sont les meilleurs épicétou,la preuve:<br /> <br /> <br /> Les banques françaises d'une santé insolente relèguent la crise au passé :<br /> <br /> <br /> Les grandes banques privées françaises ont réalisé plus de 21 milliards d'euros de bénéfices en 2010, portées par la reprise, et ont mis résolument la crise derrière elles, ce qui les place en<br /> bonne position dans un paysage européen encore marqué par trois années noires.<br /> <br /> Les banques françaises sont également quitte des dettes contractées auprès de l'Etat, contrairement à leurs voisines européennes comme la deuxième banque allemande Commerzbank, sortie de la crise<br /> financière en 2010 mais qui peine à rembourser l'aide que l'Etat fédéral lui a versé en 2009.<br /> <br /> L'Etat français avait prêté au total 19,8 milliards d'euros aux grands groupes bancaires (hors Dexia) pour les aider à traverser la crise et à continuer à prêter aux entreprises et aux<br /> particuliers.<br /> <br /> Le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole, BNP Paribas et la Société Générale avaient accéléré le rythme de remboursement des aides de l'Etat dès l'automne 2009.<br /> <br /> Dernière annonce en date : le groupe BPCE, grâce à une importante hausse de son bénéfice net, a indiqué mercredi qu'il achèverait de rembourser les 2,2 milliards encore dus à l'Etat avant la fin du<br /> premier trimestre sur les 7,1 milliards prêtés.<br /> <br /> Le groupe s'était initialement fixé fin 2012 pour s'acquitter de sa dette.<br /> <br /> BPCE a si bien repris du poil de la bête que le groupe a réservé une enveloppe d'un milliard d'euros en vue de satisfaire sa convoitise d'actifs en Asie et en Afrique, tout en relevant assez<br /> nettement ses objectifs en matière de solidité financière à l'horizon 2013, date d'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire (Bâle III).<br /> <br /> Cette nouvelle réglementation leur impose de renforcer nettement leurs fonds propres.<br /> <br /> La Société Générale, qui a publié la semaine dernière un bénéfice annuel quasiment sextuplé à 3,9 milliards d'euros, a confirmé qu'elle visait bien un bénéfice net de 6 milliards d'euros en 2012,<br /> conformément à son plan stratégique, présenté en juin et l'objectif d'une rentabilité de 14 à 15% en 2012.<br /> <br /> Pour atteindre ses objectifs, Société Générale entend en revanche donner "priorité à l'organique" et écarte des acquisitions significatives.<br /> <br /> BNP Paribas, lui, a affiché des niveaux de rentabilité insolents avec un bénéfice net de 7,8 milliards d'euros en 2010 (plus 34%), soit un résultat identique à celui atteint en 2007, un record.<br /> <br /> Et dans la perspective de Bâle III, BNP Paribas, qui se dit désormais dans "une situation confortable", compte réinvestir les deux tiers de ses bénéfices pour renforcer ses fonds propres, qui ont<br /> déjà doublé entre 2007 et 2010.<br /> <br /> Le groupe CM-CIC a publié jeudi un bénéfice net de 2,34 milliards d'euros, en hausse de 60,4% sur an, conforte ses fonds propres et renforce son réseau en France et à l'étranger.<br /> <br /> En revanche, le Crédit Agricole a trébuché en raison de dépréciations à l'étranger. Toutefois, la banque n'aura pas besoin de lever de fonds pour respecter les normes de Bâle III.<br /> <br /> Sur les trois derniers mois de l'année, la banque verte a vu ses comptes plombés de 1,4 milliard d'euros par une dépréciation sur sa participation dans l'italienne Intesa Sanpaolo, clôturant la<br /> période sur une perte de 328 millions d'euros.<br /> <br /> Elle reste néanmoins largement bénéficiaire sur l'année, avec des profits en hausse de 12% pour l'entité cotée Crédit Agricole SA et de 31% pour le groupe tout entier, à 3,6 milliards d'euros.<br /> <br /> En somme, "le secteur bancaire français a globalement bien résisté", s'est félicité jeudi l'entourage du ministre de l'Economie, Christine Lagarde, soulignant que non seulement les banques avaient<br /> "remboursé rapidement" mais que l'Etat avait "gagné de l'argent au passage". Quelque 2,4 milliards d'euros.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Bonjour Mr Chevallier,<br /> Vous dite que la solution est de détenir des titres dans une banque hors de la zone Euro.Ne faut il pas etre résidents us pour pouvoir y ouvrir un compte?La même question est valable pour la suisse<br /> et le royaume uni, si vous considérez ces pays faisant partie de la zone euro bien sur.<br /> Salutations<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Un article trouvé sur le blog alupus : Les mouches ont elles changé d'ane ? "Les plus grandes banques continuent de représenter «le plus grand risque qui soit» pour l’économie américaine et doivent<br /> par conséquent être démantelées, a déclaré un des dirigeants de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Thomas Hoenig<br /> <br /> «Nous devons casser les plus grandes banques [...] et réduire considérablement l’envergure de ces institutions qui sont aujourd’hui plus puissantes et présentent une menace plus forte pour notre<br /> système capitaliste qu’avant la crise», a déclaré M. Hoenig.<br /> <br /> «L’existence d’institutions financières jugées trop grosses pour pouvoir être laissées faire faillite représente le plus grand risque qui soit pour l’économie des Etats-Unis», a ajouté M.<br /> Hoenig.<br /> <br /> «Les incitations à prendre des risques n’ont pas changé après la crise, et, du point de vue de la réglementation, les facteurs de déclenchement de la crise sont toujours là», a-t-il ajouté,<br /> appelant comme il l’avait déjà fait par le passé à «rendre les plus grandes institutions financières plus gérables, plus concurrentielles et plus responsables».<br /> <br /> M. Hoenig faisait là référence aux plus grands établissements financiers américains, qui ont presque tous pris des risques insensés pendant la bulle immobilière avant d’être renfloués à coups de<br /> dizaines de milliards de dollars d’argent public lors de la panique financière de 2008."<br /> <br /> EN LIEN : http://auxinfosdunain.blogspot.com/2011/02/les-faucons-se-rebellent-de-peur-de.html<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Cette information a été reprise par un certain nombre de médias. Comme je l'ai déjà écrit, je suis d'accord avec les déclarations d'Hoenig qui est contre la politique menée par B-2.<br /> Ce bon vieux Grenspan ne demande pas le démantèlement des big banks car il pense que trop grosses, elles ne sont plus rentables, ce qui est juste, donc il n'est pas nécessaire de les<br /> démanteler, mais certaines commencent à l'être !<br /> <br /> <br /> Donc, il est justifié de limiter la taille des big banks, avec un total des dettes devant être < à 5 % du PIB, ou mieux, à 2 à 3 % du PIB, mais elles ont une grande influence sur les<br /> hommes politiques pour qu'une telle réglementation ne soit pas appliquée !<br /> <br /> <br /> Bien entendu, il faudrait le faire en France !!!<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Je suis bien content d'avoir résumé vos idées... Mais du coup, la conséquence est qu'avoir ses sous à la BAMI ne changerait probablement pas grand-chose en cas de tsunami !<br /> <br /> Quant aux US, je suis d'accord, mais encore faut-il détenir ses USD et ses titres en dehors de la zone euro pour que ce soit pleinement efficace...<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> En cas de tsunami, "votre" DAB continuera pendant un certain temps à "donner" des billets à ses seuls clients, ce qui ne sera pas votre cas car votre banque aura alors bloqué toutes<br /> les transactions de ses clients !<br /> <br /> <br /> Par la suite, les clients de la BAMI pourront encore accéder aux guichets de leur banque, ce qui ne sera pas votre cas (tout sera fermé), ce qui sera ennuyeux...<br /> <br /> <br /> La solution est de détenir des titres US, de préférence dans une banque hors de la zone €<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> M CHEVALLIER, certes les dettes sont importantes mais sont t-elles quantifiées à leur valeur réelle ou au risque qu'elles représentent. Gérant d'une société, il y a dans le bilan les dettes<br /> clients, les bonnes, les douteuses et les irrecouvrables (déclarées comme telles au fisc et sur lesquelles on fait une croix), y a-t-il le même classement dans les banques, l'important étant de<br /> connaître les dernières (si le montant de ces dernières dépasse le bénef = faillite). Si j'ai bien compris vos analyses, les banques ne communiquent que sur le bénef, pourquoi faire du + quand on<br /> peut provisionner des - et par la même diminuer son impôt pour augnmenter ses fonds propres? Pour moi c'est de la mauvaise gestion ? merci de nous faire partager vos analyses pertinantes.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Les dettes des banques n'ont pas la même signification que celles des (autres) entreprises !<br /> <br /> <br /> Les dirigeants des banques françaises montrent en exergue leurs bénéfices et ils essaient maladroitement de cacher le fait qu'elles ne respectent pas les règles prudentielles,<br /> mais ça marche auprès du bon peuple ignare !  <br /> <br /> <br /> <br />